Le code Chastenay

En rappel

Diffusion :
jours et heures variés
Rediffusion :
aucune rediffusion
Durée :
30 minutes

Du 14 avril au 7 septembre 2013


Sciences naturelles

(botanique, agronomie, foresterie, vie animale)

Espèces en voie de disparition, crise alimentaire, exploitation des ressources forestières, pollution agricole : les sciences naturelles font régulièrement les manchettes de l'actualité. Pour mieux comprendre ces enjeux qui touchent le monde animal et végétal, et suivre les percées scientifiques québécoises en sciences naturelles, l'équipe du code Chastenay vous propose une sélection de reportages archivés, disponibles pour visionnement en ligne, ainsi que les résumés de tous nos reportages, chroniques et entrevues sur les sciences naturelles.

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Espèces en voie d'apparition.

Capsule de Pierre Chastenay:
Espèces en voie d'apparition.

Émission 132

Combien y a-t-il d’espèces vivantes sur Terre? À l’heure actuelle, on connaît environ 1,8 million d’espèces de plantes et d’animaux, la Terre pourrait en compter beaucoup plus. Une nouvelle méthode de calcul mise au point par des chercheurs canadiens prétend que le chiffre réel serait plus près de 9 millions!

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Reportage 1:<br>
Des canyons d'une profondeur de 200 mètres dans le Saint-Laurent.

Reportage 1:
Des canyons d'une profondeur de 200 mètres dans le Saint-Laurent.

Émission 128

On croit bien connaître le fleuve Saint-Laurent, mais qui savait qu'un relief escarpé se cachait sous sa surface? À bord du navire de recherche le Coriolis II, Guillaume St-Onge, de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), balaye les fonds marins avec des sondeurs multifaisceaux. Les splendides images obtenues révèlent des canyons d'une profondeur de 200 mètres! Mais ce n'est pas tout : le géologue marin a découvert qu'ils étaient en partie responsables de l'érosion des berges du Saint-Laurent, un phénomène inquiétant entre autres autour de Sept-Îles, tout près de là où le Coriolis II a pris ses mesures. Les sédiments arrachés à la rive par les vagues se retrouvent emprisonnés au fond des canyons et ne reviennent jamais remeubler les côtes...

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Les moeurs sexuelles étranges des animaux.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Les moeurs sexuelles étranges des animaux.

Émission 128

Oubliez la position du missionnaire : certaines pratiques sexuelles animales défient l'imaginaire. Dans la catégorie « les déchaînés », le premier prix va à la femelle serpent qui, en période de rut, forme une boule d'accouplement avec 50 à 100 mâles. En seconde position : les infatigables papillons, capables de copuler pendant 24 heures d'affilée. Dans le registre plus troublant du sadomasochisme, mentionnons le poisson Gambusia quadruncus qui s'agrippe à la femelle réticente grâce à un pénis à quatre crochets. Et que dire de la patineuse mâle, cet insecte qui glisse à la surface des cours d'eau, dont l'antenne s'accroche à l'oeil de la femelle? Des pratiques qui donnent presque envie de s'abstenir! Mais dans cette catégorie, difficile de battre le bdélloïde, dont la dernière relation sexuelle remonte à 80 millions d'années....

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Reportage 1:<br>
Porc heureux, côtelette tendre.

Reportage 1:
Porc heureux, côtelette tendre.

Émission 126

Les éleveurs de porcs ont intérêt à ne pas rudoyer leurs bêtes : celles qui subissent un stress continu produiraient une viande de moins bonne qualité. C'est ce que démontrent les travaux de chercheurs d'Agriculture et d'agroalimentaire Canada. Nicolas Devillers étudie l'effet sur les porcelets de différents comportements humains, plus ou moins hostiles. Selon lui, plus les éleveurs agissent de façon douce avec les animaux, moins ces derniers seront stressés au moment de leur dernier voyage : celui qui les mènera à l'abattoir. Un stress aigu produirait une viande pâle, molle et exsudée alors qu'un stress continu, une viande dure et foncée, a démontré Luigi Faucitano. Le bien-être des porcs ferait donc aussi celui des consommateurs!

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Cervelle d'oiseau.

Capsule de Pierre Chastenay:
Cervelle d'oiseau.

Émission 125

Quel est l’animal le plus intelligent de la planète? Selon une étude canado-écossaise, ce ne serait ni un mammifère marin, ni un primate, mais bien le corbeau! Une série de tests complexes a révélé que cet oiseau est tellement futé qu’il prévoit le résultat de ses actions avant même d’agir, et ce, sans faire d’erreur!

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
L'avenir de l'eau potable sur notre planète.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
L'avenir de l'eau potable sur notre planète.

Émission 125

On entend parfois dire que l’eau douce sera le pétrole du 21e siècle, c’est-à-dire une ressource de plus en plus rare, qui sera même à l’origine de conflits entre différents pays. Est-ce que ces prédictions sont alarmistes? Comment éviter le désastre? Nos journalistes présentent des solutions avant-gardistes pour préserver l'eau potable, comme des techniques d'osmose pour en produire à partir d'un mélange d'eau de mer et d'eaux usées. Puisque 60 % de l'eau potable est utilisée pour l'agriculture, Pascal Forget nous parle de micro-irrigation et d'une technique qui permettrait d'utiliser des eaux usées pour arroser des laitues qu'on pourrait consommer sans trop de danger.

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Coups de soleil chez les poissons.

Capsule de Pierre Chastenay:
Coups de soleil chez les poissons.

Émission 124

Les humains ne sont pas les seuls à être menacés par une trop longue exposition au Soleil. Les poissons aussi. Des lésions cancéreuses ont en effet été découvertes chez près de 15% de la population des mérous léopards de la Grande barrière de corail, au large de l’Australie. Pas étonnant : ce continent se situe en dessous du plus grand trou de la couche d’ozone de la planète!

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Reportage 1:<br>
Des arbres qui s'entraident par leurs racines.

Reportage 1:
Des arbres qui s'entraident par leurs racines.

Émission 122

On a toujours cru que, dans les forêts, les arbres étaient des individus distincts, qui se menaient une compétition sans merci pour la lumière, l'eau et les nutriments. Bref, que c'était chacun pour soi. Et si c'était faux? Annie Desrochers, chercheuse à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et son étudiante au doctorat, Émilie Tarroux, ont découvert que les arbres sont interreliés par leurs racines, ce qui influencerait toute l'écologie de la forêt. En se servant de pompes à eau à haute pression, elles ont excavé les racines de centaines d'arbres et ont observé des greffes racinaires à peu près partout. Cette découverte expliquerait peut-être les rendements décevants de certaines pratiques forestières, comme les éclaircies commerciales, qui consistent à couper les plus gros arbres pour favoriser les petits. Selon les chercheuses, les arbres restants ne grossiraient pas comme prévu, car ils continueraient à nourrir les racines des arbres abattus.

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Reportage 2:<br>
Un minilaboratoire sous l'eau pour prédire la santé de la flore sous-marine.

Reportage 2:
Un minilaboratoire sous l'eau pour prédire la santé de la flore sous-marine.

Émission 120

Depuis la révolution industrielle, la quantité de CO2 dans l'atmosphère augmente sans arrêt. Cette surcharge en CO2 affecte tous les organismes vivants, en particulier les arbres et les plantes. Mais elle a aussi un impact sur les végétaux microscopiques qui peuplent nos lacs et océans : le phytoplancton. Quel sera l'effet de tout ce CO2 sur les écosystèmes des cours d'eau? Quelles espèces seront favorisées? Ce sont les questions que se pose l'équipe du biologiste Gregor Fussmann, de l'Université McGill. Pour avoir une meilleure idée de ce qui se passe dans la nature, les chercheurs utilisent les spectaculaires installations du lac Hertel, au mont Saint-Hilaire, soit des quais modulaires à travers desquels sont immergés d'immenses sacs — l'intermédiaire parfait entre l'éprouvette de laboratoire, et le milieu naturel, imprévisible.

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Reportage 2:<br>
Des super-bactéries pour guérir la patate.

Reportage 2:
Des super-bactéries pour guérir la patate.

Émission 119

La Gale de la pomme de terre, c'est cette maladie qui produit des taches brunes sur le tubercule. Elle prend parfois tellement d’ampleur dans les champs qu’elle peut détruire des récoltes entières. Heureusement, la Gale, causée par la bactérie Streptomyces scabies, a des ennemis: d'autres bactéries qui vivent dans le sol. Carole Beaulieu, une chercheuse en biologie végétale de l’Université de Sherbrooke compte les utiliser pour combattre la Gale. Grâce à une technique de recombinaison génétique, son équipe mélange les génomes de ces bactéries dans le but de former une ou plusieurs super-bactéries. De quoi mettre K.O. la Gale et d'éliminer ces fâcheuses taches sur la patate!

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Reportage 1:<br>
Une moulée pour rendre les truites d'élevage moins polluantes.

Reportage 1:
Une moulée pour rendre les truites d'élevage moins polluantes.

Émission 118

Les filets de truite qu'on achète au supermarché sont majoritairement issus de l'aquaculture, c'est-à-dire qu'elles sont élevées dans de grands bassins d'eau et nourries de moulée. Le problème, c'est que leurs excréments contiennent beaucoup de phosphate, ce qui peut contaminer les cours d'eau. En réponse à ce fléau, le Québec a établi des normes strictes sur l’émission de phosphate par l’aquaculture. Grant Vandenberg professeur à la Faculté de sciences de l’agriculture et de l’alimentation à l’Université Laval, a décidé d’attaquer le problème à la source. Il a mis au point une moulée qui utilise des sources de phosphate facilement assimilables par les poissons, ce qui minimise les rejets de phosphate dans l’environnement. Aurons-nous un jour dans nos épiceries des truites "faibles en phosphate", comme les détergents à vaisselle?

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Reportage 2:<br>
Disparition des abeilles: un nouveau coupable pointé du doigt.

Reportage 2:
Disparition des abeilles: un nouveau coupable pointé du doigt.

Émission 117

Ça va mal pour les abeilles. Depuis plus de dix ans, les valeureuses ouvrières meurent en grand nombre, de façon inexpliquée. On a évoqué toutes sortes de causes : parasites, champignons, stress causé par le transport des ruches d'un champ à un autre, sans oublier les monocultures qui nuisent à leur diversité alimentaire. Mais de plus en plus, ce sont les pesticides qui sont pointés du doigt. Tout particulièrement une nouvelle classe d'insecticides, les néonicotinoïdes dont on enrobe les semences de maïs, de canola et de soya. Grâce à des mesures dans les ruches et en laboratoire, l'entomologiste Madeleine Chagnon et l'écotoxicologue Monique Boily, de l'UQAM, ont observé l'effet précis des néonicotinoïdes dans le corps des abeilles.

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Le plus grand recensement jamais réalisé: celui de tous les microbes de la planète.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Le plus grand recensement jamais réalisé: celui de tous les microbes de la planète.

Émission 117

Le plus grand projet d’inventaire jamais vu a été lancé récemment : le catalogage des millions d’espèces de microbes qui peuplent la Terre. Un projet complètement fou! Le but du projet du Microbiome terrestre, c’est de prélever 200 000 échantillons un peu partout sur la planète, dans les sols, les eaux, à différentes latitudes, etc. Pour chaque échantillon, on veut connaître le nombre d’espèces différentes de bactéries, le nombre par espèce et les gènes que portent ces bactéries. Selon le microbiologiste américain Jack Gilbert, fondateur du projet du Microbiome terrestre, 300 000 nouvelles espèces ont déjà été identifiées dans 25 écosystèmes. Ces bactéries jouent un rôle essentiel dans le maintien de la vie sur Terre ainsi que dans les changements climatiques. D'où l'importance de faire ce recensement...

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Reportage 1:<br>
Un remède naturel pour les terrains contaminés.

Reportage 1:
Un remède naturel pour les terrains contaminés.

Émission 116

Un sol contaminé à l'extrême, saturé de polluants pétroliers... Ici à Varennes, une cinquantaine de scientifiques et techniciens sont à l'œuvre pour nettoyer ce site, mais avec une méthode toute naturelle — soit avec des champignons, des plantes et des bactéries. Ces organismes sont utilisés depuis quelques années pour décontaminer des terrains, mais cette fois, la science mise sur leur action en synergie. Mohamed Hijri, chercheur à l'institut de recherche en biologie végétale de l'Université de Montréal, travaille sur des super-champignons et bactéries capables de dégrader les hydrocarbures en un temps record. D'autres chercheurs ont aussi planté 25 000 saules de 11 variétés différentes. Pourquoi des saules? Parce qu'ils sont très résistants et qu'ils n'ont pas d'égal pour absorber les métaux lourds. L’objectif de ce méga-projet : développer un produit commercialisable naturel. Il suffirait ensuite de laisser la Nature faire son œuvre....

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Reportage 1:<br>
Comment les souris transportent la maladie de Lyme.

Reportage 1:
Comment les souris transportent la maladie de Lyme.

Émission 115

C'est une petite bête à l'air innocent. Pourtant, la souris à pattes blanches mobilise toute une équipe de chercheurs, qui traquent ses moindres déplacements à l'aide de colliers émetteurs et analysent son bagage génétique. Pourquoi intéresse-t-elle autant l'équipe de Virginie Millien, chercheuse en paléoécologie et conservatrice au Musée Redpath, de l'Université McGill? Parce que suivre ce petit mammifère permet de prévoir efficacement la progression de la maladie de Lyme, transportée par les tiques qui piquent ces souris. Depuis 2008, on sait que cette infection — qui peut devenir grave chez l'humain — est bel et bien établie au Québec. En quelques années, elle a gagné énormément de terrain chez les animaux, ce qui fait craindre le pire.

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Reportage 2:<br>
Le retour des fourmis géantes

Reportage 2:
Le retour des fourmis géantes

Émission 109

Des serpents avec des pattes, des oiseaux avec des dents, des êtres humains avec des queues : ces anomalies appelées atavismes sont parfois des réapparitions soudaines de traits génétiques ancestraux, dormant depuis des millions d'années. Ehab Abouheif, professeur au département de biologie à l'Université McGill, s'intéresse aux atavismes chez une des plus importantes familles de fourmis : les Pheidoles. En 2006, il a trouvé dans l’état de New York des fourmis gigantesques avec des têtes immenses : des supersoldates. Son équipe a ensuite réussi à reproduire ces supersoldates en laboratoire. Pour réveiller ces gènes endormis depuis 30 à 60 millions d’années, les chercheurs ont imbibé les larves d’hormones juvéniles, à un moment précis de leur développement. Ce matériel génétique dormant peut être réactivé au besoin pour permettre à une espèce de s'adapter rapidement si le climat, le sol, les prédateurs, ou tout élément de l'environnement change soudainement.

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Reportage 2:<br>
Les molécules qui donnent son goût au sirop d'érable.

Reportage 2:
Les molécules qui donnent son goût au sirop d'érable.

Émission 107

Pour l’instant, il n’existe que deux catégories de sirop d’érable dans les supermarchés : clair ou foncé. Mais choisir le sirop selon sa couleur ne rend pas justice à la grande variété de goûts qu’il recèle. « Le sirop d’érable comprend plus de 200 arômes volatils », affirme Jacinthe Fortin, analyste en évaluation sensorielle au Centre de recherche et de développement sur les aliments (CRDA). Elle veut identifier les molécules qui lui donnent ses arômes particuliers : boisés, vanillés, de confiserie, de café, etc.

Grâce à un chromatographe en phase gazeuse, un appareil qui sépare les molécules de vapeurs de sirop et qui les achemine simultanément à un être humain et à des détecteurs électroniques, la chimiste Nathalie Martin du centre ACER a pu déceler que le goût boisé du sirop est causé par des molécules appelées pyrazines. On pourra peut-être un jour — qui sait — produire des sirops aux arômes particuliers grâce à la chimie?

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
La bave de chauve-souris comme anticoagulant.

Capsule de Pierre Chastenay:
La bave de chauve-souris comme anticoagulant.

Émission 107

Les chauves-souris vampires se nourrissent du sang des animaux. Mais ces bêtes dignes d’un film d’horreur pourraient aussi nous sauver la vie. Les scientifiques ont trouvé dans leur gueule l’ingrédient d’un puissant traitement contre les caillots sanguins.

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Pourquoi les feuilles d'ici rougissent l'automne ?

Capsule de Pierre Chastenay:
Pourquoi les feuilles d'ici rougissent l'automne ?

Émission 103

De plus en plus d’Européens viennent chez nous l’automne pour profiter du festival des couleurs. Pas étonnant, car ce spectacle est plus rare en Europe : là-bas, les feuilles jaunissent plutôt que rougir. Pourquoi? Ce serait à cause d’un pigment rouge, présent en Amérique du Nord, mais pas en Europe. Ce pigment est un puissant insecticide que les arbres d’ici auraient développé au cours de leur évolution pour se protéger des ravageurs.

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Reportage 1:<br>
La surpopulation d'orignaux menace les forêts en Gaspésie.

Reportage 1:
La surpopulation d'orignaux menace les forêts en Gaspésie.

Émission 102

Dans la réserve faunique de Matane, en Gaspésie, une surpopulation d’orignaux menace la régénération des forêts. Normalement, faute de nourriture, ces grands cervidés devraient diminuer en nombre. Ce n’est pas le cas. Avec la collaboration des chasseurs, Jean-Pierre Tremblay, professeur de biologie à l'Université Laval, effectue différentes mesures sur les orignaux abattus. Les résultats préliminaires portent à croire qu’ils sont beaucoup plus résilients qu’on pourrait le croire.

Grâce à un réseau d'exclos — des enclos visant à exclure l'orignal —, les chercheurs tentent de mieux comprendre l'impact du broutement des bêtes sur les forêts. Cette étude, effectuée en collaboration avec le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, permettra d'éventuelles prises de décisions en matière d'aménagement forestier durable.

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Au pas, camarade !

Capsule de Pierre Chastenay:
Au pas, camarade !

Émission 101

Combien de pattes le centipède possède-t-il ? Si vous avez répondu cent, vous avez tort. En réalité, la majorité des quelques 3000 espèces de centipèdes identifiées jusqu’à présent possèdent entre 15 et 17 paires de pattes tout au plus. Voilà un arthropode qui n’a pas les 30 pieds dans la même bottine !

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Reportage 1:<br>
Une ancienne mine transformée en paradis pour oiseaux.

Reportage 1:
Une ancienne mine transformée en paradis pour oiseaux.

Émission 98

Les anciens sites miniers ressemblent malheureusement trop souvent à de véritables déserts biologiques. Ce fut le cas du site de l’ancienne mine de zinc et de cuivre East-Sullivan en Abitibi. Mais grâce à un projet de restauration innovateur mené par des chercheurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, cet endroit a été transformé en véritable sanctuaire ornithologique. L’utilisation de résidus forestiers et la création de bassins d’eau ont permis à la végétation de reprendre ses droits, en bloquant l’oxydation des déchets miniers et en diminuant l’acidité du sol.

Le succès de cette restauration est tel que plus de 190 espèces d’oiseaux transigent aujourd’hui par ce site idyllique. Des scientifiques s’inquiètent toutefois de l’envers de la médaille de cette réussite. Les oiseaux risquent-ils d’être contaminés par les métaux lourds toujours présents sur le site? Les autorités devraient-elles remblayer les bassins et sacrifier ce lieu d’observation pour mieux protéger les oiseaux? Une équipe de recherche du ministère du Développement durable, de l’Environnement, des Parcs et de la Faune se penche actuellement sur cette très délicate question.

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Voyages au centre de la Terre.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Voyages au centre de la Terre.

Émission 98

Le roman de Jules Verne Voyage au centre de la Terre a fait rêver des générations d’enfants. Certains d’entre eux sont aujourd’hui devenus géologues et cherchent maintenant à comprendre ce qui se cache sous nos pieds. Car malgré tous les progrès de la science, on sait encore peu de choses sur ce qui compose les profondeurs de la Terre. Pierre Chastenay discute de ce sujet scientifique méconnu avec notre équipe de journalistes scientifiques : Véronique Morin, Pascal Forget et Binh An Vu Van.

Dans les années 1960, les Américains ont tenté d’avoir une meilleure idée de la composition de la croûte terrestre en creusant le trou le plus profond du monde. Le trou du projet Mohole, finalement, ne dépassa pas 200 mètres. Quelques années plus tard, les Russes ont tenté de récidiver l’expérience dans la péninsule de Kola. En 19 ans, ils réussiront à creuser plus de douze kilomètres! Mais c’est peu quand on pense que pour atteindre le centre de la Terre, il faudrait creuser 6371 kilomètres. Les scientifiques ont donc encore du pain sur la planche! Des chercheurs s’apprêtent toutefois à franchir une nouvelle étape et prévoient transpercer la croûte terrestre pour la toute première fois. Date prévue de l’expédition : 2020. C’est donc une histoire à suivre…

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Voir la vie en ultraviolet.

Capsule de Pierre Chastenay:
Voir la vie en ultraviolet.

Émission 97

Qui l’aurait cru? Contrairement aux êtres humains, les caribous de l’Arctique perçoivent la lumière ultraviolette, ce qui leur permet notamment de trouver facilement le lichen dont ils se nourrissent et de ne pas être aveuglés par la neige. Chez l’humain, au contraire, les rayons ultraviolets peuvent être néfastes pour les yeux. Les yeux des caribous aideront-ils les scientifiques à comprendre et surtout, mieux traiter ceux des êtres humains? C’est bien possible!

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Reportage 1:<br>
En Gaspésie, un embâcle gigantesque sous la loupe des géographes.

Reportage 1:
En Gaspésie, un embâcle gigantesque sous la loupe des géographes.

Émission 96

La rivière Saint-Jean, en Gaspésie, est une des plus belles rivières à saumon du Québec. Mais sur une distance d’un kilomètre, la rivière est envahie par une montagne de troncs et de branches. Une scène apocalyptique! Thomas Buffin-Bélanger, de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), veut comprendre comment cet embâcle s’est formé et l’effet qu’il a sur la rivière. Avec son étudiant Maxime Boivin, il sonde l’embâcle sous tous ses angles, à l’aide de photographies aériennes, de mesures GPS et de tests sur le terrain. Il faut faire vite : avec les pluies de plus en plus abondantes qui accélèrent l’érosion des berges, un plus grand nombre d’arbres pourraient tomber dans la rivière et faire grossir l’embâcle. Le but des chercheurs : empêcher ce scénario à tout prix!

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Reportage 2:<br>
Le métabolisme des chiens lié à leur personnalité.

Reportage 2:
Le métabolisme des chiens lié à leur personnalité.

Émission 96

Par équivalent de poids, pourquoi un petit chien comme le Teckel avale-t-il quotidiennement plus de moulée que l’imposant Danois? Les différentes espèces de chien ont des besoins énergétiques très variables, nonobstant leur taille – un mystère que les vétérinaires cherchent à éclaircir. Dans le cadre de son doctorat en biologie de l’Université de Sherbrooke, Vincent Careau a voulu savoir si la personnalité des chiens était un facteur qui entrait dans la balance. En réalisant des croisements statistiques à partir de plusieurs banques de données, il a démontré que les chiens plus agressifs dépensaient plus d’énergie. Une partie du mystère serait donc éclaircie… Selon ses calculs, les chiens plus obéissants vivraient également plus longtemps.

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Reportage 1:<br>
Les barrages hydroélectriques mis à l'épreuve par les changements climatiques.

Reportage 1:
Les barrages hydroélectriques mis à l'épreuve par les changements climatiques.

Émission 94

À l’heure où tous doivent s’adapter au réchauffement climatique, une éventuelle augmentation des pluies et précipitations extrêmes suscite de nombreuses inquiétudes. La conception des barrages hydroélectriques est notamment remise en question, puisque ceux-ci ont été construits à une époque — pourtant pas si lointaine — où on ne s’inquiétait pas encore des changements climatiques. Les risques de crues dans les bassins étaient alors calculés en supposant que le climat resterait le même dans les décennies à venir, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Pour y voir plus clair, des chercheurs du Centre d’expertise hydrique du Québec et de l’Institut national de recherche scientifique tentent de calculer les risques de crues maximales probables – c’est-à-dire les crues sous les pires conditions météorologiques possibles – à l’aide de simulations informatiques et de modèles mathématiques. Un véritable casse-tête, compte tenu de la quantité de données à prendre en compte (précipitations saisonnières, température, humidité, vents, pression, débits des cours d’eau, etc.), mais pourtant essentiel à la sécurité des populations avoisinant les barrages.

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Reportage 2:<br>
De savoureux légumes cultivés sur le toit d'un gratte-ciel.

Reportage 2:
De savoureux légumes cultivés sur le toit d'un gratte-ciel.

Émission 94

La ferme montréalaise Lufa s’est fait connaître cette année pour sa première serre de culture maraîchère située sur le toit d’un édifice commercial en plein cœur de Montréal. Un nouveau type de culture particulièrement intéressant, quand on pense à toute la pollution épargnée, notamment en raison de la réduction du transport des végétaux.

Moins de transport dit également moins de contraintes, car les cultivars n’ont pas à être sélectionnés en fonction de leur résistance aux longues heures de camionnage. Président et fondateur de cette ferme nouveau genre, Mohammed Hage a profité de cette opportunité pour sélectionner des cultivars ancestraux, tout spécialement ceux qui présentent un maximum de goût et de valeur nutritive. Et pour s’assurer de faire les meilleurs choix possible, il a fait appel à une équipe de scientifiques de l’Université McGill. Lyophilisation, chromatographie, spectrographie : l’analyse chimique des aliments est effectuée avec une grande rigueur scientifique, tandis que l’analyse sensorielle est réalisée par un panel de juges formés sur mesure. L’objectif de cette opération est pour le moins alléchant : recréer le bon goût des légumes d’antan…

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Reportage 1:<br>
L'homme qui plantait des arbres... en ville !

Reportage 1:
L'homme qui plantait des arbres... en ville !

Émission 93

On l’oublie souvent : la forêt urbaine est un miracle scientifique. Chaque arbre qui pousse en ville au milieu du béton est un véritable guerrier. Parmi les nombreux obstacles à sa croissance et sa survie, l’arbre urbain doit notamment composer avec un minuscule carré de terre, coincé entre les trottoirs. Quand on pense que c’est dans ce carré que l’arbre développe son système racinaire, essentiel à sa survie, on comprend que l’espérance de vie des arbres urbains est de très loin inférieure à celle de leurs congénères ruraux: à peine 5 ou 10 ans, comparativement à 100 ou 200 ans pour de nombreuses espèces d’arbres qui poussent en milieu naturel.

Chercheur en agronomie, Pierre Jutras refuse de baisser les bras devant le triste sort des arbres des villes. Au contraire, il a développé un étonnant projet de recherche pour offrir à ces arbres un terreau plus fertile à leur croissance. Après plus de dix ans d’efforts acharnés, le fruit de ses recherches est désormais presque mûr, comme en témoigne la surprenante « rue Jutras » de la pépinière de la Ville de Montréal…

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Reportage 2: <br>
Pourquoi sommes-nous envahis par le roseau exotique?

Reportage 2:
Pourquoi sommes-nous envahis par le roseau exotique?

Émission 92

Sur le bord des autoroutes, il est partout : le roseau exotique ou phragmite australis a envahi le sud du Québec via le réseau routier! « Le problème, c’est qu’il prend la place de toutes les autres plantes », explique Sylvie de Blois, chercheuse et membre du groupe interuniversitaire Phragmite. Jusqu’à maintenant, personne ne comprenait comment cette graminée venue d’Europe avait pu se propager si vite chez nous. Normalement, ses graines ne seraient pas viables dans un climat froid comme le nôtre. Pour éclaircir le mystère, l’équipe a mené une véritable enquête génétique sur les bords de routes, entre Montréal et Rivière-du-Loup. La grande diversité des gènes observée a renversé les chercheurs. Pour eux, pas de doute : le roseau exotique se reproduit de façon sexuée ici, c’est-à-dire par graines. Serait-ce à cause de nos étés plus longs et des changements climatiques? C’est du moins ce que croient les chercheurs…

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
La mouche à fruits : reine des laboratoires de génétique.

Capsule de Pierre Chastenay:
La mouche à fruits : reine des laboratoires de génétique.

Émission 91

La mouche à fruits, ou drosophile, est un insecte étonnant. Parce qu’elle se reproduit vite et que ses caractéristiques physiques sont visibles à l’œil nu, on peut facilement étudier leur transmission d'une génération à l'autre. Ces qualités ont fait de la drosophile la reine des laboratoires de génétique. Grâce à elle, nous comprenons mieux aujourd’hui comment les traits génétiques et les mutations sont transmis chez l’humain de parents à enfants.

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Reportage 1 :<br>
Les habitudes alimentaires du goéland des villes.

Reportage 1 :
Les habitudes alimentaires du goéland des villes.

Émission 89

Il traîne autour des poubelles ou des restaurants de fast-food : rien pour susciter la sympathie des citadins… Mais même si le goéland est très présent dans les zones urbaines, il est mal connu par les biologistes. Pour en savoir plus, Jean-François Giroux de l'UQAM, étudie la plus grosse colonie de goélands du fleuve Saint-Laurent, soit 50 000 couples d'oiseaux qui nichent sur l'Île Deslauriers, au large de Varennes. L’équipe du chercheur analyse la nutrition, la reproduction et la migration de ce volatil mal-aimé. Le but de l’étude : mieux connaître l’espèce pour apprendre à gérer sa surpopulation.

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Reportage 2 :<br>
Les lumières DEL révolutionnent la culture en serre.

Reportage 2 :
Les lumières DEL révolutionnent la culture en serre.

Émission 89

Les fruits et légumes de serre sont habituellement éclairés par des lampes au sodium, semblables à celles que l'on retrouve dans les garages et les entrepôts. Depuis quelques années, une nouvelle technologie a fait son apparition : les ampoules à diodes électroluminescentes (DEL). Leur capacité à briller d'une couleur très précise leur permet de contrôler avec précision la croissance des plantes. Mark Lefsrud, professeur au département d'ingénierie biovégétale à l’Université McGill, tente de caractériser les fréquences particulières qui encouragent la floraison ou activent la croissance des plants de tomate.

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs :<br>
Pourquoi y a-t-il autant de diamants dans le sol québécois ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Pourquoi y a-t-il autant de diamants dans le sol québécois ?

Émission 89

On pourrait trouver beaucoup de diamants dans le sol québécois, si le projet de développer une mine dans le Nord du Québec se concrétise. Mais pourquoi ici plutôt qu’ailleurs? Quel est le potentiel minier en diamants du sous-sol québécois? Nos journalistes nous donnent les réponses de la science à ces questions.

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Reportage 2:<br>
Un réseau de forêts miniatures reproduit en laboratoire.

Reportage 2:
Un réseau de forêts miniatures reproduit en laboratoire.

Épisode 87

Partout sur la planète, les régions urbaines sont de plus en plus déboisées, entraînant une chute de la biodiversité végétale et animale. Une façon de lutter contre ce phénomène consiste à établir des corridors fauniques entre les fragments de forêt restants. Mais ces corridors ont-ils l’effet escompté? Pour répondre à cette question, Andrew Gonzalez, directeur du Centre de la science de la biodiversité au Québec a eu une idée originale : utiliser de la mousse de sphaigne pour modéliser les forêts. Dans son laboratoire, il relie des tapis de mousse entre eux par des passages étroits. Selon ses observations, ces corridors ont bel et bien un effet tonique sur les populations d’insectes qui y vivent. Andrew Gonzalez travaille maintenant à modéliser les réseaux de corridors qui permettraient aux animaux de la région montréalaise de survivre aux changements climatiques en montant vers le nord…

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Crocosaures : les crocodiles au temps des dinosaures,

Crocosaures : les crocodiles au temps des dinosaures,

Épisode 81

Il y a 100 millions d’années, les dinosaures régnaient en maître sur tous les continents. Cependant, l’un d’eux demeurait inexploré ou presque : l’Afrique. Le paléontologue de l’Université McGill, Hans Larsson, et son collègue de l’Université de Chicago, Paul Sereno, ont été parmi les premiers à fouiller le sable du désert du Sahara à la recherche d’ossements. Ils y ont fait une découverte majeure : à l’époque, le nord de l’Afrique était majoritairement peuplé de crocodiles!

Parmi ces ancêtres insoupçonnés, il y a le super-croco (125 mètres de long) et une panoplie d’espèces plus petites comme le croco-chien, le croco-canard, le croco-sanglier, le croco-crêpe, etc. Dans son laboratoire, Hans Larsson utilise les crânes déterrés de ces étranges bêtes pour reconstruire leurs cerveaux en 3D par modélisation numérique. Surprise : leur noble organe était plus gros que celui des crocodiles d’aujourd’hui. Pas étonnant : les ancêtres avaient des activités beaucoup plus diversifiées que leurs apathiques descendants!

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Dresser l'inventaire des eaux souterraines québécoises.

Dresser l'inventaire des eaux souterraines québécoises.

Épisode 81

Au Québec, on connaît nos lacs et rivières, mais beaucoup moins les eaux qui circulent sous nos pieds. Marie Larocque, professeure au département des sciences de la Terre et de l’atmosphère à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), s’est donné pour but d’en faire l’inventaire. Son équipe sonde présentement les abords de la rivière Bécancour, près de Trois-Rivières.

Pour connaître la quantité et la qualité de l’eau contenue dans les formations aquifères sous-terraines, les chercheurs effectuent des essais de pompages, ainsi que des analysent géologiques et géophysiques de la roche. À long terme, Marie Larocque rêve de colliger toutes les données rassemblées par différentes équipes de recherche dans un grand répertoire des eaux souterraines du Québec – une ressource qui serait pourtant fort utile pour certaines municipalités aux prises avec des problèmes reliés au partage des eaux souterraines.

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
La science contre les punaises de lit.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
La science contre les punaises de lit.

Épisode 81

Elle ne mesure que quelques millimètres, mais cause bien des problèmes économiques et sociaux un peu partout sur la planète : la punaise de lit. Pour freiner son expansion, la science s’attaque à Cimex lectularius - c’est son nom latin. Mais d’abord, présente-t-elle des risques pour la santé humaine? Non, répond notre journaliste Marie-Pier Élie. À part les allergies et l’asthme qu’elle peut provoquer, des expériences en laboratoire ont démontré qu’elles ne transmettaient ni le virus du sida, ni celui de l’hépatite C, ni la plupart des maladies courantes.

Côté éradication, puisque la petite bête finit par développer des résistances aux insecticides, d’autres moyens sont étudiés : exposition au froid, à la chaleur, fumigation, etc. Des chercheurs ont même synthétisé la phéromone d’alarme des punaises de lit, ce signal chimique qu’elles s’envoient en cas de danger. Leur but : faire fuir les insectes vers un « lieu sûr » qui est en fait un piège mortel…

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Faut-il oui ou non ensemencer le Lac St-Jean?

Faut-il oui ou non ensemencer le Lac St-Jean?

Épisode 78

La ouananiche est le fleuron du Lac St-Jean. Dans les années 90, pour mousser la pêche sportive dans la région, les autorités ont ensemencé le lac de ces saumons d’eau douce. Mais ces derniers ont pratiquement vidé les stocks d’éperlans dont ils se nourrissent, provoquant un effondrement de l’écosystème du lac.

Le premier réflexe des décideurs fut de vouloir ensemencer le lac avec de l’éperlan, mais des chercheurs s’y sont opposés. Pascal Sirois, titulaire de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), a plutôt proposé de faire au préalable une analyse exhaustive de la chaîne alimentaire de la ouananiche. Pour y arriver, son équipe a sondé le lac pendant quatre ans à bord un bateau de recherche, le BOREALIS. L’équipe de l’UQAC émettra bientôt des recommandations pour répondre à la question : faut-il oui ou non ensemencer le Lac St-Jean?

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
Le plus important recensement de la vie marine jamais réalisé.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Le plus important recensement de la vie marine jamais réalisé.

Épisode 74

Le plus ambitieux recensement marin jamais fait vient de se terminer. Il a mobilisé 3000 chercheurs pendant dix ans. Leur but : répertorier tous les êtres vivants qui vivent dans nos océans. Binh An Vu Van nous parle d'une carte géographique qui dresse un bilan de ce gigantesque effort de recherche. On y découvre, entre autres, de véritables « autoroutes marines » empruntées par le thon du Pacifique et d'autres espèces, d'un océan à l'autre.

Véronique Morin, quant à elle, a été bouleversée par le sort des grands prédateurs marins – comme les thons, baleines, requins, saumons, etc. Depuis dix ans, leur population aurait diminué de... 90 p. cent! Un inquiétant effondrement démographique.

Le recensement a quand même apporté une bonne nouvelle : la découverte de 6000 nouvelles espèces. Pascal Forget a été impressionné par le Kiwa Hirsuta, un crustacé décapode doté de dix pattes couvert de poils. Et que dire du Bathykorus bouilloni, une nouvelle espèce de méduse qui vit à des profondeurs abyssales dans l’Arctique?

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Où sont passés les bélugas du Saint-Laurent ?

Où sont passés les bélugas du Saint-Laurent ?

Émission 67

Cibles d'une chasse intensive pendant des années, les bélugas n’étaient plus que 700 dans le fleuve Saint-Laurent en 1979. Trente ans plus tard, malgré l'adoption d'une foule de mesures de protection, leur population ne se rétablit pas. Pour élucider ce mystère, toutes les carcasses de bélugas échouées sur les berges du Saint-Laurent sont soumises à une nécropsie (autopsie) complète. « Nous tentons de déterminer les causes de la mort de la bête », précise Stéphane Lair, biologiste à l’École vétérinaire de l’Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe.
Grâce à ces nécropsies, les chercheurs obtiennent un premier indice : 30 % des bélugas semblent mourir de cancer, 37 % d’infections parasitaires et bactériennes, et 30 % de causes inconnues. Pour en savoir plus, une véritable équipe d’enquêteurs scientifiques s’est formée à l’Institut de recherche Maurice-Lamontagne à Mont-Joli. Mais l’enquête ne fait que commencer.

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Un arthropode séché à froid.

Un arthropode séché à froid.

Épisode 65

Les animaux ont plusieurs moyens de s’adapter au froid. L’hibernation, la fourrure plus abondante et même la production d’antigel dans le sang en sont des exemples… Mais des chercheurs anglais et serbes ont découvert une adaptation inusitée au froid chez un petit arthropode, un cousin du homard et du mille-pattes. Le minuscule Megaphorura arctica commence par se dessécher complètement avant de se laisser geler à des températures plongeant sous les moins 15 degrés Celsius pendant de longs mois. Le printemps venu, l’animal dégèle, se réhydrate et reprend vie comme si de rien n’était. L’étude des gènes de cet arthropode intéresse non seulement les biologistes, mais aussi les spécialistes de la cryoconservation, une technique qui utilise le froid pour conserver les tissus vivants. La science du froid est définitivement un sujet chaud.

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Capsules scientifique : <br>L'atlas de la mer de Patagonie dressé par la faune locale.

Capsules scientifique :
L'atlas de la mer de Patagonie dressé par la faune locale.

Émission 60

Des chercheurs viennent de publier le premier atlas complet de la mer située au large de la Patagonie, à la pointe de l’Amérique du sud. En fait, ce ne sont pas eux qui l’ont dressé, mais plutôt des centaines de manchots, d’albatros, de phoques et d’autres mammifères marins à qui on avait installé un émetteur GPS pour suivre en direct leurs déplacements. Grâce à ces signaux, les scientifiques ont été en mesure de relever les routes migratoires de 16 espèces animales. Ces données serviront à mieux protéger ces êtres vivants et peut-être à créer une éventuelle réserve faunique dans la mer!

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La clé de l'harmonie sociale des fourmis découverte dans le code génétique de la reine.

La clé de l'harmonie sociale des fourmis découverte dans le code génétique de la reine.

Émission 57

On connaît la hiérarchie très stricte qui prévaut chez les fourmis, avec les soldats et les ouvrières qui travaillent sans relâche et la reine, qui est seule à pouvoir se reproduire. Ehab Abouheif et Abderrahman Khila, de l’Université McGill, ont démontré qu’il existe des différences génétiques entre les reines et les ouvrières, dès le stade embryonnaire. Chez les ouvrières, des gènes mutés rendent leurs organes reproducteurs inopérants. Les chercheurs estiment que cette mutation est apparue avec l’évolution des fourmis et qu’elle leur permet d’atteindre une harmonie sociale, en éliminant la compétition liée à la reproduction.

Selon le paradigme classique, seul le comportement des fourmis, comme le contrôle policier, pouvait imposer l’harmonie au sein de leurs sociétés. La découverte des chercheurs de McGill change notre compréhension de l’organisation sociale des colonies de fourmis.

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Des chercheurs du Saguenay au secours de nos saumons des rivières.

Des chercheurs du Saguenay au secours de nos saumons des rivières.

Émission 54

Ça va mal pour le saumon atlantique! Ces dernières décennies, les populations ont chuté. Au Centre interuniversitaire de recherche sur le saumon atlantique (CIRSA), situé au Saguenay, on tente de comprendre pourquoi. Bien sûr, il y a les périls du grand voyage océanique : surpêche, espèces concurrentes, réchauffement climatique, etc. Mais les populations sont également affectées dans les rivières.

Normand Bergeron étudie la dégradation des habitats du saumon dans la rivière Sainte-Marguerite. Il tente, entre autres, d’évaluer dans quelle mesure les salmonidés parviennent à franchir les ponceaux, ces gros tuyaux qui permettent aux routes et aux chemins d’enjamber les cours d’eau. Ces ponceaux contribuent-ils à fragmenter l’habitat des saumons? Pour répondre à cette question, son équipe a implanté des transpondeurs dans les poissons pour suivre leurs déplacements. Ce projet de recherche a réservé bien des surprises aux scientifiques…

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br> Faire revivre les animaux disparus

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Faire revivre les animaux disparus

Émission 51

Durant les prochaines décennies, des milliers d’espèces animales pourraient disparaître. Mais les scientifiques organisent la résistance, en mettant sur pied des arches de Noé contemporaines qui pourraient, peut-être, sauver ces espèces menacées de l’oubli. Pierre Chastenay en discute avec notre équipe de journalistes scientifques.

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Les propriétés étonnantes de la peau des requins

Les propriétés étonnantes de la peau des requins

Émission 46

La peau des requins est couverte d’écailles très particulières appelées denticules dermiques, qui ressemblent à des dents minuscules. Cette structure particulière a, entre autres, des propriétés anti-adhésives qui pourraient être fort utiles sur plusieurs surfaces. Grâce à la peau de requin, on pourrait économiser des millions de dollars et même sauver des vies. De quoi rendre ces féroces animaux presque sympathiques !

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Le son, nouvelle arme contre les cyanobactéries.

Le son, nouvelle arme contre les cyanobactéries.

Émission 43

Dans les laboratoires de Musilab, un laboratoire spécialisé en technologies du son au CEGEP de Drummondville, des chercheurs cultivent les différents types d’algues bleues, ces cyanobactéries qui, depuis quelques années, sont devenues les plus grandes ennemies des plans d’eau du Québec. Leur idée : éliminer ces algues en les bombardant d’ultrasons, des sons si aigus qu’ils sont inaudibles à l’oreille humaine. De la même manière que la voix d’une chanteuse d’opéra peut faire voler en éclat un verre de vin, ces ultrasons pourraient faire éclater les organes essentiels à la survie des algues bleues.

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
l'étoile de mer, une espèce fascinante qui résiste aux contaminants

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
l'étoile de mer, une espèce fascinante qui résiste aux contaminants

Émission 39

De retour du Bas Saint-Laurent et de la Gaspésie, notre journaliste Marie-Pier Élie nous parle de l’étoile de mer et des recherches du biologiste Émilien Pelletier de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

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Concilier faucons et humains sur les ponts du fleuve Saint-Laurent

Concilier faucons et humains sur les ponts du fleuve Saint-Laurent

Émission 38

Des familles de faucons sont installées sur certains ponts du fleuve Saint-Laurent, mais repoussent les ouvriers responsables de l'entretien qui viennent travailler près de leurs nids. L'entreprise Services environnementaux Faucons s'est penchée sur la question et propose une solution originale.

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Un pomiculteur lutte contre des insectes grâce à... d'autres insectes !

Un pomiculteur lutte contre des insectes grâce à... d'autres insectes !

Émission 29

Marc Chiasson, un pomiculteur de l’Estrie ne voulait plus utiliser de pesticides, des produits nocifs pour l’environnement et pour la santé de sa famille. Son idée était de faire la guerre à ces petits ravageurs par l’entremise d’autres insectes. Avec l’aide d’un entomologiste, il a donc attiré une armée de « bons insectes » dans son verger, puis a mesuré scientifiquement sa victoire sur ces ravageurs. Résultat : une nouvelle méthode de contrôle des insectes innovatrice et non polluante!

Reportage science citoyenne : <br>
Un entomologiste amateur surveille l’avancée des insectes exotiques chez nous

Reportage science citoyenne :
Un entomologiste amateur surveille l’avancée des insectes exotiques chez nous

Émission 26

Pierre de Tonnancour se passionne pour les insectes depuis son plus jeune âge et sa collection personnelle compte des milliers de spécimens. Notre équipe l’a suivi lors d’une de ses expéditions visant à trouver des espèces rares. Lors de ces promenades, notre entomologiste amateur garde aussi l’œil ouvert au cas où il croiserait un insecte exotique, comme l’agrile du frêne, qui a le potentiel de créer des dommages irréparables aux arbres. Sa contribution est appréciée par les autorités canadiennes qui tentent d’empêcher ces visiteurs indésirables de gagner du terrain…

Aménager les forêts en s'inspirant de la nature.

Aménager les forêts en s'inspirant de la nature.

Émission 25

Il existe encore en Abitibi quelques rares forêts vierges, intouchées par l’homme. Mais ces forêts sont quand même sujettes à différents cataclysmes : incendies, inondations, infestations d’insectes, etc. La coupe forestière est aussi une perturbation pour la forêt. Le biologiste Yves Bergeron, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, tente de faire en sorte qu’il y ait le moins de difference possible entre ces deux types de chocs pour la forêt. “Plus l’écart entre les deux est petit, plus l’impact sur l’écosystème le sera”, affirme-t-il. Cette méthode d’aménagement forestier s’appelle aménagement écosystémique.

La maladie de Lyme menace-t-elle le Québec ?

La maladie de Lyme menace-t-elle le Québec ?

Émission 24

La maladie de Lyme, qui sévit aux États-Unis, aurait déjà traversé nos frontières. Puisque cette maladie est transmise par un insecte - la tique du chevreuil – l’équipe du docteur François Milord, de l’Institut de la santé publique du Québec, tente d’étudier sa progression sur notre territoire pour identifier les zones les plus touchées et évaluer le risque de contracter la maladie. Notre équipe a suivi une opération scientifique sur le terrain, pour constater que la tique du chevreuil serait bel et bien installée chez nous, à cause du réchauffement climatique.

Science citoyenne : <br>
Un répertoire des oiseaux du Québec réalisé grâce aux ornithologues amateurs.

Science citoyenne :
Un répertoire des oiseaux du Québec réalisé grâce aux ornithologues amateurs.

Émission 22

Au Québec, il y a environ 6 000 ornithologues amateurs répartis dans 31 clubs. À l’aide de jumelles, d’appareils photo et d’ordinateurs portables, ces passionnés d’oiseaux rendent de grands services aux biologistes. Ils ont entre autres mis sur pied une banque de données informatiques de nos espèces locales, en particulier celles qui sont menacées ou vulnérables et ce, afin que leur chant continue à nous émerveiller!

Un laboratoire à ciel ouvert pour mesurer scientifiquement l’effet des monocultures sur la faune et la flore

Un laboratoire à ciel ouvert pour mesurer scientifiquement l’effet des monocultures sur la faune et la flore

Émission 21

La plaine du Saint Laurent compte parmi les terres les plus fertiles du Québec. On y trouve des champs de maïs et de soya à perte de vue. Mais les monocultures modernes avec leur lot de pesticides bouleversent les écosystèmes et leur biodiversité. Pour mesurer avec précision cet effet négatif, des chercheurs de l’Université de Sherbrooke ont mis sur pied un gigantesque laboratoire à ciel ouvert qui s’étend sur 10 200 kilomètres carrés. Il s’agit du plus vaste réseau d’observation de la faune en milieu agricole au monde. Bien que la collecte de données n’en soit qu’à ses débuts, les résultats obtenus sont déjà inquiétants…

Des chercheurs d’ici utilisent le satellite Radarsat 2 pour dresser un bilan de santé de nos milieux humides.

Des chercheurs d’ici utilisent le satellite Radarsat 2 pour dresser un bilan de santé de nos milieux humides.

Émission 20

Les milieux humides sont les écosystèmes les plus riches mais aussi les plus fragiles au Canada. Leur état de santé est donc un bon indicateur de la santé de tout notre territoire, bouleversé par les changements climatiques et la pollution. Ce diagnostic, c’est grâce au satellite Radarsat2 qu’on tente présentement de l’établir. Radarsat2, lancé en décembre 2007, est parmi les satellites de télédétection commerciale les plus avancés au monde. Son antenne ultra perfectionnée a été construite ici même à Montréal, dans les ateliers de la compagnie MDA. Ridha Touzi, chercheur au centre canadien de télédétection, nous explique comment il utilise Radarsat2 afin d’évaluer l’état des milieux humides.

Des scientifiques tentent  de freiner l’épidémie de rage des ratons laveurs au Québec.

Des scientifiques tentent de freiner l’épidémie de rage des ratons laveurs au Québec.

Émission 18

Une nouvelle souche de la rage a franchi la frontière du Québec : cette souche, c’est la rage du raton laveur. Le phénomène inquiète. Ce rongeur, contrairement aux autres animaux sauvages, vit à proximité des humains et de leurs animaux domestiques. L’équipe du Code Chastenay a accompagné des scientifiques sur le terrain au cours de ce qu’il est convenu d’appeler l’ « Opération raton ». Leur but : ériger un « mur » contre cette souche de la rage. Ce barrage autour de la région métropolitaine est en fait constitué d’animaux vaccinés. L’ « Opération raton » : une course contre la montre pour les scientifiques d’ici !

Science citoyenne : <br>
Cartographier les cavernes grâce à l’invention d’un spéléologue amateur

Science citoyenne :
Cartographier les cavernes grâce à l’invention d’un spéléologue amateur

Émission 18

Certains font de l’escalade, d’autres collectionnent des insectes. Mais voici un hobby moins connu : la spéléologie, c’est-à-dire l’exploration des grottes et cavernes. Les amateurs y découvrent un monde silencieux aux paysages souvent féeriques. Une fois sous terre, plusieurs tentent de dresser une carte détaillée de la caverne pour pouvoir mieux s’y orienter, mais la tâche est difficile à réaliser. Un Montréalais a grandement simplifié le processus en créant un logiciel qui est aujourd’hui très populaire auprès des nombreux spéléologues du monde entier.

Des citoyens à la défense de l’ail des bois.

Des citoyens à la défense de l’ail des bois.

Émission 17

L’ail des bois est une plante indigène du Québec qui a été cueillie de façon abusive. Aujourd’hui, l’ail des bois est une espèce vulnérable et menacée. En collaboration avec le Biodôme de Montréal, un groupe d’agriculteurs et d’acériculteurs ont uni leurs efforts pour protéger et réimplanter le précieux bulbe sur notre territoire. Sauvegarder le patrimoine végétal que représente l’ail des bois : voilà une des missions du programme Sem’ail !

Science citoyenne: <br>
Les minéralogistes amateurs, des passionnés de science qui font parler les pierres

Science citoyenne:
Les minéralogistes amateurs, des passionnés de science qui font parler les pierres

Émission 16

La ruée vers l’or : on se souvient de la frénésie des chercheurs d’or américains au début du vingtième siècle. C’est un peu cette fièvre qui habite les passionnés de minéralogie. Pour eux, un morceau de roc est beaucoup plus qu’un caillou grisâtre. C’est la pierre précieuse qui manquait à leur collection ou encore, ce fragment de l’histoire d’un territoire. C’est pourquoi à chaque semaine, pour des membres du Club de minéralogie de Montréal, partir à la recherche de minéraux n’est rien de moins… qu’une grande aventure!

Science citoyenne : <br>
Le fer à cheval du 21e siècle

Science citoyenne :
Le fer à cheval du 21e siècle

Émission 15

Installer des fers à cheval est essentiel pour la santé des chevaux. Mais cette pratique comporte quelques risques pour l'animal, car le fer doit être cloué dans le sabot de la bête. Une étudiante québécoise de 14 ans vient de révolutionner le fer à cheval. Celui qu’elle a créé est fait de kevlar et d’autres matériaux composites. Le 21ième siècle vient d’entrer dans l’écurie !

Lire dans les arbres pour évaluer les risques de catastrophes naturelles :
un reportage sur la dendrochronologie

Lire dans les arbres pour évaluer les risques de catastrophes naturelles : un reportage sur la dendrochronologie

Émission 14

À cause des changements climatiques, les chercheurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à l’évolution du climat à travers les années. Bonne nouvelle : ils disposent maintenant d’un outil tout simple pour documenter les catastrophes naturelles qui ont eu lieu dans le passé : les arbres ! Dans les cernes des arbres sont imprimées les traces des traumatismes qu’ils ont subis au cours des ans. Cette discipline en pleine émergence au Québec s’appelle la dendrochronologie. Par l’étude minutieuse des cernes des arbres, les chercheurs sont aujourd’hui en mesure de déterminer, sur un territoire donné, la fréquence des catastrophes naturelles et, ultimement, les risques que de nouveaux cataclysmes y surviennent.

Des gènes de dinosaures réactivés dans un laboratoire montréalais

Des gènes de dinosaures réactivés dans un laboratoire montréalais

Émission 13

Le film « Le parc jurassique » a marqué notre imaginaire collectif, en nous faisant miroiter la possibilité de ressusciter les dinosaures à partir de fragments d’ADN. Même si cette logique relève davantage de la science-fiction que de la réalité, des chercheurs montréalais réalisent des percées surprenantes en recréant certains traits des dinosaures chez des embryons de poulet ! Tout aussi surprenant : ces chercheurs nous apprennent que nous partageons une fraction du bagage génétique des dinosaures. Bienvenue dans le monde de « l’évolution-développement » - ou « evo-devo » - une nouvelle discipline scientifique des plus passionnantes !

La culture chez les animaux : <br>
Une entrevue en studio avec Étienne Danchin

La culture chez les animaux :
Une entrevue en studio avec Étienne Danchin

Émission 11

On a longtemps pensé que les animaux étaient uniquement contrôlés par leurs gènes et leurs instincts. Mais que ce soit chez les poissons, les oiseaux ou les mammifères, voilà que les biologistes constatent que des enseignements sont transmis d’un individu à l’autre. Comment chasser une proie, chanter ou crier, ou quel partenaire sexuel choisir: beaucoup de comportements seraient acquis par imitation. C’est l’ensemble de ces comportements que les biologistes appellent « culture » chez les animaux, par opposition à leur héritage génétique.

L'exploitation et l'abus dans les relations animales: la relation exploiteurs / exploités ne serait pas le propre de l'homme

L'exploitation et l'abus dans les relations animales: la relation exploiteurs / exploités ne serait pas le propre de l'homme

Émission 10

Dans les films et les livres d’enfant, les animaux sont souvent dépeints de façon naïve et idéalisée. Mais l’exploitation et l’abus existent aussi dans les sociétés animales. Des biologistes d’ici ont observé ces comportements chez les pigeons qui vivent dans nos parcs et sur nos trottoirs. Les interactions entre ces oiseaux ne sont pas sans rappeler celles qui prévalent parfois du côté des humains…

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Science citoyenne : <br>
Sur les traces du requin du Groenland

Science citoyenne :
Sur les traces du requin du Groenland

Émission 9

Enfant, Jeffrey Gallant pataugeait déjà dans la rivière Saint-François, derrière chez lui à Drummondville. En grandissant, la rivière l’a amené au fleuve, puis le fleuve au golfe jusqu’à l’océan. Dans ses temps libres, ce professeur au Cégep de Drummondville mène un véritable projet de recherche sur le requin du Groenland, présent dans le golfe du Saint-Laurent et dans le fjord du Saguenay. Il dresse aussi l’inventaire de la faune aquatique de la rivière Saint-François. Nous le rencontrerons pendant l’une de ses expéditions dans la rivière, alors qu’il tentera de filmer une famille de castor.

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Science citoyenne : <br>
Paléontologue amateur

Science citoyenne :
Paléontologue amateur

Émission 8

François Quintal est technicien en aéronautique. Mais dans ses temps libres, il voyage dans le temps. Il vogue du quaternaire au précambrien en passant par le jurassique, et cela grâce aux fossiles qu’il trouve lors de ses promenades. François est un autodidacte membre de la Société de paléontologie du Québec depuis 1989. Ses pérégrinations lui ont permis de déterrer un spécimen vieux de 445 millions d’années !

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Science citoyenne: <br>
Les champignons du Québec sous la loupe des mycologues amateurs

Science citoyenne:
Les champignons du Québec sous la loupe des mycologues amateurs

Émission 7

Toute la semaine, Renée Lebeuf cherche des mots. Des mots anglais ou français car elle est traductrice pour le gouvernement fédéral. Mais la fin de semaine, Renée parle plutôt le latin. Le triclorome argenteum, le polyporus radicatus ou encore le fuscoboletinus paluster n’ont plus de secret pour elle. Sauf peut-être qu’ils sont parfois difficiles à trouver... Renée est mycologue amateur et passe tous ses week-ends dans la forêt à débusquer les champignons. C’est une championne : des 1800 espèces que l’on retrouve au Québec, elle sait en identifier au moins 1000 ! Le Cercle des mycologues de Montréal, dont elle est membre, s’affaire d’ailleurs à compléter un herbier des champignons du Québec. Une autre grande contribution à la science réalisée par des citoyens!

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Chronique fausses-vérités : prévenir les catastrophes naturelles grâce au sixième sens des animaux

Chronique fausses-vérités : prévenir les catastrophes naturelles grâce au sixième sens des animaux

Émission 7

Après des désastres naturels, on entend parfois parler d’animaux qui auraient réagi bizarrement juste avant l’événement. Les animaux peuvent-ils vraiment pressentir les séismes, éruptions volcaniques, raz-de-marée, etc. Qu’est-ce que la science en dit? Notre chroniqueuse Noémi Mercier fait le point.

Les druides de la forêt boréale

Les druides de la forêt boréale

Émission 6

Les molécules thérapeutiques d'origine biologique connaissent un véritable essor ces temps-ci. Pour en trouver, les chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi explorent la forêt boréale.
Avec les techniques de la science moderne, ils redécouvrent le potentiel guérisseur des sapins, des peupliers et de centaines d’autres plantes, s’inspirant ainsi du savoir ancestral des Amérindiens.

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La disparition de la perchaude dans le lac St-Pierre

La disparition de la perchaude dans le lac St-Pierre

Émission 5

Quand on parle de problèmes reliés à la pêche commerciale, on pense immédiatement à la Gaspésie ou aux provinces maritimes. Mais en plein cœur du Québec, des pêcheurs attendent eux aussi le retour des beaux jours de la pêche. Et c’est le cas au lac St-Pierre. Situé entre Sorel et Trois-Rivières, le lac St-Pierre est une étendue d’eau cruciale pour le Québec. Cruciale à cause de son abondance en poissons, entre autres de perchaudes. Or, depuis une dizaine d’années, on dirait que cette espèce s’est volatilisée... ou presque! En tout cas, on en pêche beaucoup moins qu’avant. C’est un mystère que les scientifiques tentent d’éclaircir.

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Du bioplastique fait à partir de sirop d’érable

Du bioplastique fait à partir de sirop d’érable

Émission 4

En termes de rendement dans la production de bioplastique, un produit « bien de chez nous » pourrait pour certaines application, surclasser tous les autres: C’est la sève d’érable! Pour les acériculteurs, qui finissent parfois la saison avec d’importants surplus, les bioplastiques pourraient devenir un marché lucratif. C’est un chercheur de l’Institut de recherche en biotechnologies (IRB), à Montréal, qui a eu cette idée de génie. On savait qu’on pouvait produire du bioplastique à partir de n’importe quelle plante riche en sucre… mais personne n’avait pensé à la sève d’érable!

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Science citoyenne : <br>
Le ruisseau des Aulnages

Science citoyenne :
Le ruisseau des Aulnages

Émission 4

Pierre et Luc sont voisins, ils vivent sur le même rang en bordure du ruisseau des Aulnages près de Saint-Hyacinthe. Tous deux sont propriétaires d’une ferme où ils font pousser du maïs et du soja. Ils élèvent aussi des cochons. Avec le temps, ils ont vu leur environnement se dégrader, le ruisseau se polluer et l’air devenir irrespirable. À qui la faute ? Beaucoup répondent : aux agriculteurs. Qu’à cela ne tienne ! Avec l’aide d’une biologiste et d’un agronome, Pierre et Luc ont donc décidé de prendre les choses en main et de corriger la situation. En se basant sur les données géomatiques et les analyses de l’agronome, ils ont effectué des plantations de haies qui coupent les odeurs de leur porcherie, implanté des bandes riveraines le long du ruisseau, empierré et stabilisé les berges, réduit l’herbicide utilisé et mieux dosé les engrais. Ce sont des initiatives qu’ils ont prises afin d’améliorer leur environnement et mettre en valeur la biodiversité de leur ruisseau.

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La génomique des épinettes

La génomique des épinettes

Émission 2

L’industrie du bois d’œuvre est au cœur de l’économie de plusieurs régions du Québec. Mais l’industrie en arrache, la compétition est forte et la matière première - les arbres - se raréfie.
Chez nous, le bois d’œuvre est surtout constitué d’épinette blanche. Pour obtenir un « 2 par 4 » beau, bon et fort, avec une bonne valeur marchande, ça prend des épinettes bien droites et sans nœuds. Des épinettes comme ça, notre forêt en compte mais pas assez pour répondre à la demande. La science propose une solution : la génomique, autrement dit, l’étude des gènes des épinettes blanches. Des travaux qui ouvrent la porte à la production de forêts « améliorées », plus performantes… Des forêts du futur? C’est ce type de défi que tentent de relever des chercheurs de l’Université Laval à Québec.

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Science citoyenne : <br>
La rivière des enfants

Science citoyenne :
La rivière des enfants

Émission 2

Des jeunes du secondaire 1 participent à un programme aussi original que formateur : J’adopte un cours d’eau. Ce faisant, ces scientifiques en herbe contribuent à l’avancement des connaissances et fournissent aux biologistes des données inédites.

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Science citoyenne : <br>
Le roseau envahissant

Science citoyenne :
Le roseau envahissant

Émission 1

Depuis une dizaine d’années, Environnement Canada sollicite l’aide des citoyens pour lutter contre les plantes envahissantes aux abords des cours d’eau. Des citoyens du Haut St-Laurent ont répondu présents à l’appel. Ils font partie de ces nouvelles brigades de bénévoles prêts à travailler pour préserver l’environnement et du même coup faire avancer la science.
C’est dans cette collaboration citoyen/scientifique que réside le concept même de ce que l’on appelle aujourd’hui la science citoyenne.

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