Le code Chastenay


Sciences de la santé

(médecine, nutrition, pharmacologie, biologie, microbiologie, génétique)

Au cours du dernier siècle, l'explosion des percées scientifiques et technologiques a fait avancer la médecine à pas de géant. Ce qui relevait autrefois de la science-fiction fait aujourd'hui partie du quotidien des spécialistes de la santé, toutes catégories confondues. Mais les progrès entraînent souvent des débats éthiques et des débats de société. L'équipe du code Chastenay est là pour vous aider à y voir plus clair. Vous trouverez ici tous nos résumés de reportage, chroniques et entrevues sur les sciences de la santé, ainsi qu'une sélection de reportages archivés disponibles pour visionnement en ligne.

Une nouvelle technique pour dépister les acouphènes

Une nouvelle technique pour dépister les acouphènes

Émission 205

700?000 Québécois entendent des bruits en permanence, des bruits qu’ils sont les seuls à entendre : des acouphènes. Jusqu’à maintenant, ils étaient difficiles à dépister. Mais une nouvelle technique développée à l’Université de Montréal y arrive beaucoup mieux, en identifiant avec précision les fréquences et intensités de ces sons fantômes.

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Accélérer la guérison des grands brûlés

Accélérer la guérison des grands brûlés

Émission 202

Quand un grand brûlé arrive à l’urgence, son système immunitaire réagit de façon exagérée. Après quelques jours, il est épuisé et ne combat plus les infections, ce qui peut tuer le patient. Un immunologue de l’INRS-Institut-Armand-Frappier veut empêcher le système immunitaire de passer d’un extrême à l’autre, ce qui pourrait aider les victimes à guérir.

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Capsule de Pierre Chastenay :<br>
Les légumes verts améliorent la vision

Capsule de Pierre Chastenay :
Les légumes verts améliorent la vision

Émission 202

On dit souvent que manger des carottes, c’est bon pour la vue. C’est vrai, mais une étude américaine montre qu’une diète riche en chou frisé, épinards et brocoli serait encore meilleure pour la santé des yeux. Ces aliments sont riches en lutéine et en zéaxanthine, deux pigments qui filtrent les rayons ultraviolets et protège ainsi la rétine des dommages qu’ils peuvent causer.

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Capsule de Pierre Chastenay :<br>
Décoller un pansement : la douleur est dans la lenteur

Capsule de Pierre Chastenay :
Décoller un pansement : la douleur est dans la lenteur

Émission 198

Devrait-on décoller un pansement lentement ou d’un coup sec? Pour répondre à cette question de manière scientifique, des chercheurs ont testé les deux options sur trois parties du corps de volontaires. Ils prenaient en compte la pilosité, l’âge et l’origine ethnique des sujets. Résultat : il serait moins douloureux d’arracher un pansement vite que lentement. La science a parlé!

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs :<br>
Le retour du beurre dans nos assiettes.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Le retour du beurre dans nos assiettes.

Émission 197

Il n’y a pas si longtemps, la Fondation des maladies du cœur recommandait de limiter notre consommation en gras saturé (beurre, huile de palme, etc.) à 10 % des calories quotidiennement ingérées. Mais une méta-analyse récente combinant les résultats de 80 études n’a pas démontré de lien clair entre maladies cardiovasculaires et gras saturé. Un dogme vient de se briser!

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Un traitement mécanique contre les AVC.

Un traitement mécanique contre les AVC.

Émission 196

L’AVC ischémique survient lorsqu’un caillot bloque les vaisseaux sanguins du cerveau, ce qui peut entraîner une paralysie, une perte cognitive, etc. Alexandre Poppe, neurologue vasculaire au CHUM, teste une technique prometteuse qui consiste à retirer le caillot de façon mécanique grâce à un cathéter inséré dans une artère, de l’aine jusqu’au cerveau! La plus grande percée dans le domaine depuis 20 ans!

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs :<br>
Quoi penser du «Viagra» pour femmes?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Quoi penser du «Viagra» pour femmes?

Émission 196

L’Addyi est ce nouveau médicament surnommé "Viagra au féminin". Mais la comparaison s'arrête là! Loin de l'effet mécanique du Viagra, l’Addyi agit plutôt sur le cerveau et réduit l'anxiété pouvant inhiber le désir sexuel. Mais à cause d'un taux de succès limité et de ses risques pour la santé, l'Addyi ne fait pas l'unanimité.

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La fin des allergies saisonnières grâce à un vaccin?

La fin des allergies saisonnières grâce à un vaccin?

Émission 194

Pollen, poils d’animaux, acariens : ce sont tous des ennemis à combattre pour le corps des personnes allergiques. Mais c’est une fausse perception de leur système immunitaire et Christine McCusker, allergologue à l’hôpital de Montréal pour enfants (CUSM), a peut-être trouvé une manière de la corriger grâce à un vaccin en aérosol. À la base du vaccin : un peptide qui s’est montré efficace lorsque vaporisé dans le nez de jeunes souris. Un début encourageant!

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Casques de hockey anti-commotion

Casques de hockey anti-commotion

Émission 191

Le mot hockey rime souvent avec commotions cérébrales. À Bauer Hockey, les ingénieurs développent une nouvelle génération de casques qui seront conçus pour en réduire les risques. Pour y arriver, ils ont conçu une tête de mannequin qui reproduit la dureté du crâne et la flexibilité du cou. Puis, ils y propulsent une rondelle à toute vitesse pour mesurer le choc produit sur le cerveau à travers le casque. Ils espèrent ainsi perfectionner les matériaux et la conception des casques et augmenter la sécurité des joueurs sur la glace.

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Recouvrer la vue: un chantier neuronal

Recouvrer la vue: un chantier neuronal

Émission 190

Qu’arrive-t-il si une personne presque non voyante de naissance retrouve la vue à la suite d’une chirurgie de la cornée? Sa vision sera moins bonne qu’on l’aurait cru, a découvert l’ophtalmologiste Mona Harissi-Dagher, du Centre hospitalier de l’Université de Montréal. En effet, ce n’est pas parce qu’on répare les yeux que le cerveau suit. Chez les non-voyants, la partie visuelle du cerveau est souvent réquisitionnée par l’audition et peut prendre plusieurs mois avant de se réorganiser!

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Capsule de Pierre Chastenay : <br>
Un goût qui gène

Capsule de Pierre Chastenay :
Un goût qui gène

Émission 187

Les capricieux de l’assiette ont enfin une bonne excuse pour lever le nez sur certains aliments. L’aversion ou l’affection qu’on éprouve pour certaines saveurs aurait une origine génétique plutôt que culturelle. Par exemple, le gène TASR38 ferait apprécier les aliments amers (chocolat noir, pamplemousse) à ceux qui le portent, alors que ceux qui ne l’ont pas détestent ces aliments. Une étude menée sur des jumeaux identiques a aussi montré qu’ils aimaient ou détestaient en chœur la coriandre. Tous les goûts sont dans la Nature, c’est bien connu!

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Adieu<em> E. coli </em> et salmonelle!

Adieu E. coli et salmonelle!

Émission 186

Finie la peur du « poisson pas frais »! À l’École Polytechnique de Montréal, des chercheurs développent des emballages alimentaires dits actifs car ils sont munis de nanoparticules qui réagissent au contact de l’aliment. Lorsqu’on laisse par exemple un poisson à la température de la pièce pendant trois jours, les nanoparticules insérées dans la pellicule de plastique virent au bleu. En changeant de couleur, les emballages actifs pourraient signaler au consommateur à l’épicerie, ou devant son réfrigérateur, si un produit est frais, un peu moins frais ou carrément toxique. Abdellah Ajji, professeur au département de génie chimique, teste présentement l’intégration sécuritaire de différents types de nanoparticules aux emballages de plastique. Une bonne nouvelle pour les angoissés du « périmé »!

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Le bon traitement pour le bon patient

Le bon traitement pour le bon patient

Émission 186

Une petite molécule vient de faire son apparition sur les radars des psychiatres. La miR-1202, qui fait partie du groupe des micro-ARNs, pourrait prédire l’efficacité des traitements contre la dépression. Gustavo Turecki, chercheur et psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal, et Juan Pablo Lopez, doctorant, l'ont identifiée en comparant les cerveaux d'hommes dépressifs à ceux d'hommes non dépressifs. Cette molécule, qui est aussi présente dans le sang, pourrait servir de biomarqueur pour départager les gens qui répondront ou pas, à un antidépresseur spécifique. Une simple goutte de sang pourrait donc peut-être suffire pour une guérison plus rapide.

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Capsule de Pierre Chastenay: <br>
Dodo placebo

Capsule de Pierre Chastenay:
Dodo placebo

Émission 186

Une bonne nuit de sommeil, c’est important. Mais être convaincu qu’on a bien dormi, même si ce n’est pas le cas, le serait encore plus! Cet effet placebo a été mis en évidence par des chercheurs qui ont fait croire à des cobayes qu’ils pouvaient déterminer la qualité du sommeil dont ils avaient bénéficié la nuit précédente. À tous, ils ont fait passer des tests d’attention et de calcul mental le lendemain. Ceux à qui on avait dit que leur sommeil paradoxal — le plus réparateur pour le cerveau — avait été plus long ont obtenu de meilleurs résultats aux tests, indépendamment de leur véritable temps de sommeil. Voilà la preuve que l’effet placebo n’est pas qu’une histoire à dormir debout!

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Des commotions, non merci !

Des commotions, non merci !

Émission 185

On sait que les commotions cérébrales affectent la mémoire et la concentration des enfants atteints, mais des chercheurs ont découvert qu’elles nuisent aussi à leurs habiletés sociales, c’est-à-dire leur capacité à entrer en relation avec les autres. La neuropsychologue Miriam Beauchamp, directrice du Laboratoire ABC de l’Université de Montréal, met présentement au point un outil interactif pour identifier les enfants à risque. Ces derniers sont placés dans des situations mettant à l’épreuve leurs capacités sociales, pendant qu’un logiciel analyse les expressions de leur visage. Tout ça pour aider les jeunes victimes d’un choc à la tête à ne pas s’isoler socialement...

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br >
Les bébés OGM

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Les bébés OGM

Émission 184

L’année 2015 marque une nouvelle ère en procréation assistée : on y verra naître des bébés génétiquement modifiés. En effet, la Grande-Bretagne a récemment donné le feu vert à la conception de bébés à trois parents — tout ça pour prévenir des défauts génétiques dans les mitochondries des bébés, une structure qui fournit l’énergie aux cellules. Rassurons-nous : le bébé à naître ne ressemblera pas à sa deuxième mère, car l’apport génétique de cette dernière ne représente que 0,01 p. cent de son ADN total. En Chine, d’autres généticiens aimeraient pouvoir corriger chez l’embryon toutes les maladies génétiques possibles, et pas seulement celles liées aux mitochondries. Ils ont testé une technique controversée et très puissante, appelée CRISPR, qui permet de remplacer un gène défectueux par un gène sain. Cet essai soulève beaucoup d’inquiétudes, entre autres pour les dérives d’eugénisme qu’elle laisse entrevoir.

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Infections d’hôpital: la résistance s’organise.

Infections d’hôpital: la résistance s’organise.

Émission 183

Au 21e siècle, on ne peut plus construire un hôpital sans tenir compte des infections nosocomiales et résistantes aux antibiotiques, comme le C. difficile ou le staphylocoque doré. Au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), cette question est au cœur des préoccupations du docteur Charles Frénette, directeur de la prévention des infections, dès les tous débuts de la conception de l’hôpital. Zones de l’hôpital séparées pour les patients, chambres individuelles, abondance de lavabos pour le lavage des mains, filtres haute-performance dans le système de ventilation : tout a été mis en œuvre pour réduire à zéro le risque d’infection.

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Pascal Forget met son dos à l'épreuve.

Pascal Forget met son dos à l'épreuve.

Émission 183

Les maux de dos et les troubles musculo-squelettiques affectent non seulement beaucoup de gens, ils coutent aussi très cher à l’État. À l’Université de Sherbrooke, le professeur Alain Delisle et son équipe développent un système qui permettra d’identifier les mouvements à risque chez les travailleurs manuels et, ultimement, de prévenir les blessures. Aujourd’hui, notre reporter Pascal Forget teste leur système. Couvert de capteurs visant à mesurer ses efforts musculaires, il déplacera plus de 70 boîtes pour un total de 900 kilos!

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Prévenir et traiter les séquelles de la chimiothérapie.

Prévenir et traiter les séquelles de la chimiothérapie.

Émission 180

Chaque année au Québec, 300 enfants reçoivent un diagnostic de cancer. Même si le pronostic est généralement bon – on sauve maintenant environ 75 % des patients – l’épreuve est rude à traverser et laisse des traces. Trois enfants sur quatre devront vivre avec les séquelles de ces médicaments. Aujourd’hui, au centre de recherche du CHU Sainte-Justine, une jeune survivante du cancer subit son « parcours du combattant » : une série de tests visant à identifier les séquelles physiques laissées par ses traitements. Daniel Sinnett, généticien en hémato-oncologie veut améliorer la qualité de vie de ces jeunes. Son but : être capable de prévoir quel type de séquelles un enfant va développer en se basant sur certains marqueurs génétiques. Les médecins pourraient alors prévenir l’apparition de ces problèmes avec des traitements spécifiques ou un régime alimentaire adapté. Parce qu’après un cancer, la vie continue.

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Des banques de sang pour sauver la vie de Pitou ou Minou.

Des banques de sang pour sauver la vie de Pitou ou Minou.

Émission 179

Don de sang, don de vie : c’est aussi vrai pour nos compagnons à quatre pattes... Au Centre hospitalier universitaire vétérinaire de Saint-Hyacinthe, il existe une banque de sang pour chiens et une pour chats. Ces réserves liquides s’avèrent précieuses lorsqu’une transfusion s’impose. Comme chez l’humain, il existe différents groupes sanguins chez ces animaux. Chez le chien, on en a découvert une douzaine jusqu’à maintenant et Marie-Claude Blais, professeur adjointe à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, en a même identifié un nouveau chez une femelle dalmatienne : le groupe sanguin DAL. La médecine de transfusion animale en est à ses premiers balbutiements. Il faudra donc compter sur ces valeureux toutous et minous « donneurs » pour donner de leur sang à leurs semblables, mais aussi à la science!

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Des patients-robots pour former les professionnels de la santé

Des patients-robots pour former les professionnels de la santé

Émission 177

Une femme enceinte arrive à l’urgence en difficulté respiratoire. Tout à coup, elle perd connaissance et son cœur s’arrête. Dans la vraie vie, cette situation serait dramatique, mais pas au centre de simulation mère-enfant du CHU Sainte-Justine... car ce n'est pas une vraie personne qui est couchée dans le lit, mais plutôt un simulateur de patient! Ce genre de robot est de plus en plus utilisé pour entraîner les médecins résidents et les infirmières à poser les bons gestes dans des situations cliniques rares et complexes. Aujourd'hui, depuis la salle de contrôle, la gynécologue-obstétricienne Andrée Sansregret analyse les faits et gestes de l'équipe. Dans la formation médicale, les exercices de simulation sont devenus incontournables. Mais quels sont les meilleurs scénarios d'urgence à adopter pour maximiser l'apprentissage? Quel degré de réalisme faut-il donner aux simulations? Des questions auxquelles veut maintenant répondre l'équipe du centre de simulation.

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Tatouer des médicaments pour guérir des maladies de la peau

Tatouer des médicaments pour guérir des maladies de la peau

Émission 175

Partout sur la planète, un petit parasite, la leishmania, infecte 1,5 million de personnes chaque année. Retrouvé principalement en Afrique et en Asie, ce parasite crée une quantité d’ulcères et de nodules sur la peau des victimes. Pour pallier le problème, un chercheur au département de médecine, de microbiologie et d’immunologie de l’Université McGill, Martin Olivier propose un nouveau traitement. En plus de miser sur un médicament novateur, l’approche propose un mode d’administration original : le tatouage. L’assistante de recherche Caroline Martel a effectué les tests sur des dizaines de souris infectées par la leishmaniose et les résultats sont spectaculaires. Cette approche pourrait non seulement contribuer à guérir des millions de patients infectés par ce parasite, mais aussi offrir une nouvelle voie d’administration des médicaments pour d’autres problèmes de la peau.

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Fabriquer une cornée en laboratoire.

Fabriquer une cornée en laboratoire.

Émission 172

L’œil est un organe complexe et fragile. Particulièrement la cornée, qui peut être endommagée par des chocs ou des brûlures, entraînant parfois la cécité. Pour aider les victimes d’accident à retrouver la vue, des chercheurs de Québec ont réussi à concevoir des cornées fabriquées en laboratoire. Lorsque la cornée est endommagée dans un seul œil, il est possible de prélever des cellules souches dans l’autre œil pour réparer le dommage. L’ennui est que le chirurgien doit prélever le tiers des cellules présentent dans l’œil sain, risquant ainsi de nuire à la vision. Lucie Germain, chercheuse en génie cellulaire au laboratoire d’organogénèse expérimentale (LOEX), a développé une méthode qui contourne ce problème : elle peut recréer une cornée entière à partir d’un petit nombre de cellules souches. Elle veut maintenant raffiner sa technique pour pouvoir construire une cornée à partir des cellules souches d’un autre donneur.

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Un gel futuriste pour colmater les artères qui fuient.

Un gel futuriste pour colmater les artères qui fuient.

Émission 170

Une section de la plus grosse artère du cœur, l’aorte, se dilate comme un ballon et risque d’éclater. On appelle ce phénomène anévrisme. Pour traiter ce problème, les radiologues d’intervention déploient dans le vaisseau sanguin une prothèse en polymère. Dans la majorité des cas, celle-ci détourne le flux sanguin de l’anévrisme, réglant le problème une fois pour toutes. Cependant, il arrive que la prothèse fuie. Sophie Lerouge, professeure au département de génie mécanique à l'École de technologie supérieure et chercheuse au centre de recherche du CHUM, a créé un gel injectable étonnant : il peut se solidifier à la température du corps, rester en place malgré la pression du flux sanguin et être visible à la radiographie. Tout un exploit! Un produit qui enthousiasme les praticiens et qui devrait bientôt être utilisé à grande échelle.

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Alzheimer : poser le bon diagnostic.

Alzheimer : poser le bon diagnostic.

Émission 169

La maladie d’Alzheimer représente le type de démence le plus fréquent. Le problème, c’est que l’Alzheimer est parfois confondue avec des démences dites atypiques — qui touchent la mémoire, mais aussi le comportement et le langage. Or, donner le mauvais médicament à un patient peut aggraver ses symptômes. Robert Laforce, neurologue au CHU de Québec, veut à tout prix éviter ces erreurs de diagnostic. Avec un collègue spécialiste en médecine nucléaire, il teste un scanneur (le TEP) avec un nouveau radiotraceur capable de rendre visibles dans le cerveau des patients des plaques d’amyloïdes, la signature de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs espèrent que cette technique, pour l’instant à l’essai sur un petit nombre de patients, permettra d’améliorer la précision des diagnostics de démence à plus grande échelle.

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Rejets inexpliqués.

Rejets inexpliqués.

Émission 169

Quelque temps après une greffe d’organe, le corps de près d’un patient sur dix subit un rejet. L’explication classique : une mauvaise compatibilité entre l’organe transplanté et le système immunitaire du receveur. Mais, mystérieusement, des rejets surviennent même lorsque la compatibilité est bonne. Marie-Josée Hébert, codirectrice du Programme national de recherche en transplantation du Canada, vient de faire une découverte qui éclaircit une partie du mystère. C’est que lors de leur transport, les organes sont inévitablement endommagés. À la surface de l’organe, des cellules meurent en émettant un signal de détresse qui incite le système immunitaire du receveur au rejet. La chercheuse a identifié une protéine libérée par ces cellules, la LG3, dans le sang des personnes ayant subi un rejet inexpliqué. Elle veut maintenant traiter l’organe et le patient pour éviter ces cas de rejets particuliers.

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Sculpture techno:<br>
un système pour reproduire parfaitement en 3D le corps des patients en attente de prothèses.

Sculpture techno:
un système pour reproduire parfaitement en 3D le corps des patients en attente de prothèses.

Émission 168

Chaque jour, des ingénieurs dans le domaine de l’automobile ou de l’aéronautique utilisent des scanners pour numériser des pièces sur lesquelles ils travaillent. Jusqu’ici, ce type d’appareil n’avait jamais été utilisé pour numériser le corps humain parce que la respiration ou des micromouvements empêchaient une prise de donnée solide. TechMed 3D, une compagnie québécoise, a conçu une trousse de logiciels pour contourner ces problèmes. Notre reporter, Pascal Forget, a testé leur solution. En prenant quelque 24 000 points de mesure 15 fois par seconde, leur scanner crée en temps réel une reproduction exacte de son torse en 3D. Le fichier numérique est envoyé à une fraiseuse qui, en 20 minutes, grave une réplique dans un bloc de polyuréthane. La technique a un fort potentiel médical : en trois heures seulement, à partir de cette réplique, on peut créer des prothèses ou des orthèses sur mesure pour un patient.

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Les suppléments de testostérone.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Les suppléments de testostérone.

Émission 168

Entre 2000 et 2011, la quantité de testostérone prescrite dans le monde a augmenté 40 fois. Le Canada est dans la tendance : les Canadiens ont le plus haut taux de prescription de l’hormone par habitant. Surtout associée au culturisme, on parle de plus en plus de la testostérone pour des personnes voulant simplement améliorer leur qualité de vie. Les promesses de l’hormone sont grandes : plus d’énergie, plus de libido, meilleure concentration, etc. Même les femmes pourraient en bénéficier : les symptômes de la ménopause seraient tout autant liés à une baisse de la testostérone que de l’estrogène. Mais attention : Santé Canada associe aux suppléments de testostérone des risques accrus de crise cardiaque, d’arythmie et de caillots sanguins. Le jeu en vaut-il la chandelle?

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Sonder les frontières.

Sonder les frontières.

Émission 163

L’ablation d’une tumeur au cerveau est un gros défi pour un neurochirurgien, car ses frontières sont souvent floues. S’il n’enlève pas assez de cellules cancéreuses pendant l’opération, les risques de récidive augmentent. Si par contre, il en retire trop, le patient peut avoir des séquelles neurologiques. Frédéric Leblond, professeur de génie physique à l’École Polytechnique de Montréal, a développé deux outils optiques pour assister le chirurgien en temps réel pendant une opération au cerveau. Le premier permet par phosphorescence de mettre en relief le cœur de la tumeur. Le second analyse les propriétés optiques des différents tissus et réussit à distinguer avec une précision de 90 p. cent les cellules saines des cellules cancéreuses. Deux outils qui, on l’espère, amélioreront les taux de survie des patients.

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Déjouer la grippe

Déjouer la grippe

Émission 162

Chaque année, un demi-million de personnes meurent des complications liées à la grippe. Maya Saleh, immunologue et biochimiste à l’Université McGill, s’est demandé pourquoi. Pour tenter de répondre à cette question, son équipe a transmis la grippe à deux groupes de souris : des souris normales et des souris transgéniques dépourvues d’une enzyme du corps appelée CIAP2. Résultat : après huit jours, les souris normales reprenaient du mieux alors que l’état des souris sans la CIAP2 se détériorait. Cette expérience a démontré le rôle-clé que joue cette enzyme dans la résistance à la grippe. L’absence de CIAP2 entraînerait une nécrose du tissu pulmonaire, ce qui peut mener à la détresse respiratoire et ultimement, la mort. Reste à voir si ce même phénomène s’observe chez l’humain. Si c’est le cas, cette recherche pourrait déboucher sur un test de dépistage pour identifier les personnes à risque de complications. Ces dernières pourraient alors se voir offrir en priorité le vaccin de la grippe automnal.

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Des capteurs pour aider les enfants atteints d’un déficit moteur.

Des capteurs pour aider les enfants atteints d’un déficit moteur.

Émission 160

Marcher, courir, attraper une balle : des gestes simples, mais qui peuvent être difficiles à accomplir pour les 4000 enfants québécois atteints de déficit moteur cérébral. Chez ces jeunes, des spasmes ou contractions non volontaires nuisent à la fluidité du mouvement. Maxime Raison, titulaire de la Chaire en génie de la réadaptation pédiatrique, aimerait améliorer la mobilité de ces enfants. Dans son laboratoire, il utilise des capteurs et des électrodes pour décortiquer le mouvement de chacun de leurs muscles. Cet outil pourrait aider les ergothérapeutes à mieux intervenir auprès de ces jeunes, en ciblant avec précision les muscles qui doivent être renforcis.

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Greffe et compatibilité : nouvel espoir.

Greffe et compatibilité : nouvel espoir.

Émission 159

Pour les gens atteints de cancers du sang, les traitements usuels sont la chimiothérapie et la radiothérapie. Mais ces puissantes armes détruisent tout sur leur passage, y compris les cellules du système immunitaire. Il faut alors rebâtir l’immunité du patient grâce à une greffe de moelle osseuse. Le hic, c’est que les donneurs de moelle compatibles sont rares. Mais un nouvel espoir vient d’apparaître du côté de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal : des hématologues-oncologues ont trouvé une façon de traiter le greffon d’un donneur partiellement compatible pour empêcher les réactions de rejet. Leur prochain but : « dresser » les cellules immunitaires du patient pour qu’elles s’attaquent au cancer!

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Les effets sur le coeur du surentraînement.

Les effets sur le coeur du surentraînement.

Émission 156

L’exercice, c’est la santé! Mais y a-t-il un risque à trop s’entraîner? Stanley Nattel, chercheur et cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal, s'est posé la question en constatant que plusieurs de ses patients, pourtant très sportifs, avaient développé de l'arythmie cardiaque. Pour en savoir plus, le docteur Nattel a fait subir une heure d'entraînement intensif par jour à des rats. À la fin de l'étude, il a examiné leur coeur et pour y découvrir plusieurs cicatrices, un facteur qui prédispose à l'arythmie. Selon le cardiologue, se sont les hommes, âgés entre 40 et 55 ans, qui sont le plus à risque. Pourquoi plus d’hommes que de femmes? Peut-être parce que ces derniers sont plus friands de sports intensifs. Mais attention : pas question d'accrocher ses baskets en vieillissant! Il faut simplement y aller plus mollo...

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Alerte à la super bactérie.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Alerte à la super bactérie.

Émission 156

Plusieurs d’entre nous prennent des antibiotiques à la moindre infection. Mais le problème, c’est que les bactéries s'habituent à ce traitement et développent une résistance. Résultat: il existe aujourd’hui des super-bactéries pour lesquelles plus aucun traitement n’est efficace. Si rien n'est fait, affirme le Center for Disease Control, aux États-Unis, on pourrait entrer dans une ère post-antibiotique. Une simple égratignure pourrait alors tuer, comme au siècle dernier! Pour éviter le pire, plusieurs mesures sont envisagées: mettre au point des tests diagnostics plus rapides pour éviter de prescrire des antibiotiques inutilement; remplacer les antibiotiques par des phages, des virus mangeurs de bactéries, et mettre en place une batterie de mesures en santé publique pour réduire notre consommation globale d'antibiotiques. La sécurité de la population humaine en dépend...

Une maladie rare et mortelle chez les bébés enfin dépistée par la recherche en génétique.

Une maladie rare et mortelle chez les bébés enfin dépistée par la recherche en génétique.

Émission 147

L’atrésie intestinale multiple (MIA) est un trouble héréditaire rare et mortel qui affecte les nouveau-nés. Ces derniers viennent au monde avec des intestins troués ou incomplets et ne survivent que quelques semaines, voire quelques jours. Bien que la maladie soit très rare, elle semble toucher davantage la population canadienne-française au Québec. Le docteur Bruno Maranda, médecin généticien au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke, a identifié le gène responsable de cette malformation. Pour qu’un enfant naisse avec ce trouble héréditaire, ses deux parents doivent porter la même mutation sur un de leur gène TTC7A. Avec ce savoir, les médecins sont maintenant capables de dépister les parents porteurs de ce gène défectueux et éviter qu’ils ne transmettent à leur futur enfant la terrible maladie

Les mouvements miroirs: <br>
quand la gauche mime la droite.

Les mouvements miroirs:
quand la gauche mime la droite.

Émission 146

Andrée Marion et les membres de sa famille touchés par une mutation génétique ont une particularité commune : les mouvements qu’ils effectuent avec la main gauche sont mimés par la droite, et vice-versa. C’est le syndrome des mouvements en miroir congénitaux, une condition qui intéresse grandement la docteure Myriam Srour, neurologue associée à l’Hôpital de Montréal pour enfants et Frédéric Charron, chercheur associé à l’Institut de recherche clinique de Montréal (IRCM). Ces scientifiques ont respectivement isolé le gène responsable du syndrome et induit une mutation similaire chez des souris transgéniques. Ces recherches ne permettront pas de guérir la famille Marion, mais sont une fenêtre ouverte sur le fonctionnement et le développement du système nerveux.

Dépister le cancer du sein dans une petite goutte de sang.

Dépister le cancer du sein dans une petite goutte de sang.

Émission 145

Chaque année, au Québec seulement, 5500 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein. La mammographie demeure encore à ce jour le meilleur moyen pour le dépister. Mais trop souvent les tumeurs ne sont visibles que des mois, voire des années après l’apparition des premières cellules cancéreuses. Dans son laboratoire de l’Université McGill, le chercheur en génie biomédical, David Juncker tente d’établir le portrait moléculaire du cancer du sein en mesurant la présence et la concentration de différentes protéines dans le sang. Pour les identifier, l’équipe a développé une biopuce, capable de lire de façon simultanée des centaines de protéines présentes dans le sang. Après avoir prélevé le sang d’une trentaine de femmes, ils ont réussi à identifier six protéines qui différencient les femmes atteintes de cancer du sein de celles en santé. Voilà un premier pas qui fait naître un grand espoir : celui de pouvoir un jour détecter les tumeurs dès leur apparition grâce à une biopuce.

Mieux comprendre les tremblements essentiels pour un jour les guérir.

Mieux comprendre les tremblements essentiels pour un jour les guérir.

Émission 144

On les dit essentiels, mais ils sont absolument superflus. Les tremblements essentiels sont des tremblements qui s’accentuent avec l’âge et qui rendent difficile l’accomplissement de gestes tout simples du quotidien. Dans son laboratoire de l’Université Laval, le professeur de la Faculté de pharmacie Frédéric Calon sonde les racines de ce mystérieux mal là où il se cache : dans le noyau dentelé du cerveau. En comparant des tranches de cervelet de personnes décédées atteintes de Parkinson, de personnes souffrant de tremblements essentiels et de personnes ne souffrant d’aucun trouble neurologique, il a découvert avec son équipe que le noyau dentelé des personnes souffrant de tremblements essentiels avait 30 p. cent de moins de neurotransmetteurs GABA. Le GABA est un neurotransmetteur qui entrave l’action des neurones voisins. Ce faisant, le noyau dentelé remplirait moins bien son rôle de gardien, en laissant passer des influx nerveux qui ne devraient normalement pas se rendre vers le reste du cerveau, et ultimement, les parties du corps qui tremblent. Espérons que cette piste de recherche permettra un jour de venir en aide aux gens qui souffrent de tremblements essentiels, et ils sont nombreux : 70 000 personnes seulement au Québec!

La migration des neurones.

La migration des neurones.

Émission 141

Quatre semaines après la conception, les premiers neurones se forment chez le futur bébé. Neuf mois plus tard, ces neurones seront 100 milliards. Puis, contrairement aux autres cellules du corps, quand un neurone meurt, il n’est pas remplacé. Du moins, c'est ce qu'on a longtemps cru. Morgane Lemasson et Martin Beaulieu de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec , ont participé à faire tomber ce vieux dogme, en observant que, même à l'âge adulte, certaines zones du cerveau des souris sont en perpétuel chantier. De nouveaux neurones sont en effet produits au sein de leur hippocampe et de leur bulbe olfactif.

Mieux encore, une équipe conduite par M. Armen Saghatelyan avec laquelle Mme Lemasson a travaillé a réussi à modifier la trajectoire de ces nouveaux neurones pour les amener exactement là où elle le souhaitait, ailleurs dans le cerveau, ouvrant ainsi la porte à de formidables applications thérapeutiques. Pourra-t-on un jour traiter des maladies neurodégénératives comme le Parkinson et l’Alzheimer avec des neurones tout neufs?

De l'or et de la lumière contre le cancer.

De l'or et de la lumière contre le cancer.

Émission 139

Encore cette année 600 Québécois recevront un diagnostic de mélanome, un cancer de la peau particulièrement virulent. Michel Meunier, chercheur à l’École Polytechnique et Jean-Jacques Lebrun, professeur de médecine à l’Université McGill, tentent de développer une méthode non invasive pour traiter ce cancer. Leur idée? Éliminer la tumeur cancéreuse… à l’échelle de la cellule! Pour y parvenir, les chercheurs utilisent des petites particules d’or qu’ils déposent à la surface de cellules cancéreuses cultivées en laboratoire. Un laser est alors activé, ce qui perfore ces cellules juste assez pour qu’on puisse y faire pénétrer des médicaments ou des brins d’ADN! Le prochain objectif : être encore plus précis, en discriminant les cellules cancéreuses des cellules saines à l’aide d’anticorps directement attachés aux particules d’or, afin de s’assurer que seules les cellules cancéreuses seront détruites. Cette nanochirurgie au laser ravive l'espoir dans la lutte contre le mélanome, mais elle pourrait aussi éventuellement servir contre le cancer du sein.

Dépister les AVC avec un simple trait de crayon.

Dépister les AVC avec un simple trait de crayon.

Émission 138

Notre signature en révèle bien plus sur notre santé qu’on le croit. Elle pourrait même devenir un outil de dépistage précoce des accidents vasculaires cérébraux (AVC)! Réjean Plamondon, professeur à l’École Polytechnique, analyse depuis des années de simples traits de crayon sur une tablette numérique. Il a réussi à établir que lorsqu’un individu sain écrit, le patron de vitesse et d’accélération de son bras est toujours le même. Toute modification de ce profil peut indiquer une dégradation de la santé de nos muscles et de leur capacité à répondre aux commandes du cerveau – des signes pouvant apparaître avant un AVC. En collaboration avec la neurologue Louise-Hélène Lebrun du CHUM, Réjean Plamondon tente de faire le lien entre plusieurs facteurs reliés au risque de subir un AVC (âge, obésité, hypertension, etc.) et une modification de la signature. Les chercheurs espèrent ainsi mettre au point un outil de dépistage simple et rapide que l’on pourrait utiliser de chez soi.

Virus du rhume et sclérose en plaques.

Virus du rhume et sclérose en plaques.

Émission 136

Et si la sclérose en plaques était entre autres déclenchée par un virus du rhume? L’hypothèse semble farfelue, mais certains chercheurs, dont Pierre Talbot de l’INRS-Institut Armand Frappier, la considèrent sérieusement. M. Talbot a en effet analysé le cerveau de 2000 patients pour y faire une découverte surprenante : les coronavirus, une famille de virus affectant les voies respiratoires, font naturellement partie de la flore de notre cerveau! En laboratoire, le chercheur a également constaté que ces virus, lorsque placés en contact avec les neurones, les infectent. Habituellement, notre système immunitaire nous permet de résister à ce type d’agression; mais des raisons génétiques pourraient rendre certaines personnes vulnérables, les plaçant à risque de développer la sclérose en plaques. Une recherche encore exploratoire, mais qui ouvre de nouvelles pistes de traitement pour cette maladie neurodégénérative.

Reportage 1:<br>
La réalité virtuelle pour dépister les commotions cérébrales.

Reportage 1:
La réalité virtuelle pour dépister les commotions cérébrales.

Émission 132

Un choc sur la tête et c'est la commotion cérébrale. Chez les adolescents, dont le cerveau est en plein développement, même les commotions légères peuvent avoir des séquelles : pertes de mémoire, difficultés de concentration, etc. Pour les détecter, le neuropsychologue Pierre Nolin de l'Université du Québec à Trois-Rivières a utilisé une méthode qui plaît aux jeunes : la réalité virtuelle. Ces derniers n'ont qu'à enfiler une paire d'écouteurs et un casque muni d'une visière pour se retrouver plongés dans un environnement virtuel qui reproduit une salle de classe. Alors que les tests offerts en cabinet de médecin ne permettent pas de dépister les commotions légères, la réalité virtuelle, elle, y parvient. Ce nouvel outil pourrait aider à déterminer le moment du retour au jeu de l'adolescent. Pierre Nolin espère que le milieu scolaire l'adoptera.

Reportage 2:<br>
Un outil informatique pour aider les déficients intellectuels dans leur quotidien.

Reportage 2:
Un outil informatique pour aider les déficients intellectuels dans leur quotidien.

Émission 132

Francis, 22 ans, est déficient intellectuel. Il aimerait vivre seul en appartement, mais n'est pas assez autonome pour y arriver. Une nouvelle application pour tablettes ou téléphones intelligents pourrait l'aider : il s'agit de Marti, acronyme de Mon Assistant à la Réalisation de Tâches informatisé. Développée par Yves Lachapelle, titulaire de la Chaire de recherche sur les technologies de soutien à l'autodétermination, de l'UQTR, cette application permet de séquencer une tâche en plusieurs sous-tâches simples : par exemple, faire une recette à la mijoteuse. Chaque sous-tâche est bien décrite grâce à des photos, des vidéos et des extraits sonores. « Marti est comme un assistant personnel qui serait présent en tout temps pour la personne », explique Yves Lachapelle. Cette application peut aussi servir pour des personnes atteintes de schizophrénie ou d'autisme.

Reportage 2:<br>
Éliminer les contaminants du fleuve qui affectent nos hormones.

Reportage 2:
Éliminer les contaminants du fleuve qui affectent nos hormones.

Émission 131

Anovulants, antibiotiques, antidépresseurs : tous ces médicaments dissous dans nos urines se retrouvent dans le fleuve chaque fois qu'on tire la chasse d'eau. Tout comme certains insecticides et plastiques, ils font partie de cette classe de substances appelées perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire qui affectent le système reproducteur des mâles et des femelles de différentes espèces. Viviane Yargeau, chercheuse en génie chimique à l'Université McGill, travaille sur une façon d'éliminer les perturbateurs endocriniens directement à l'usine de traitement des eaux usées. Son équipe teste l'ozonation, une méthode qui neutralise les contaminants. En testant différentes doses d'ozone, les chercheurs ont découvert qu'à faible dose, l'ozone rend les contaminants encore plus nocifs. Surprise! L'ozonation est donc une arme à double tranchant qu'il faut utiliser avec prudence.

Reportage 1:<br>
La dépendance a un sexe.

Reportage 1:
La dépendance a un sexe.

Émission 130

Toute dépendance est profondément incrustée dans le cerveau de celui qui en souffre. Et peut-être plus encore dans le cerveau de celle qui en souffre. La professeure au département de psychologie de l'Université Bishop Adrianna Mendrek est l'une des rares neuropsychologues à s'intéresser aux différences sexuelles dans le fonctionnement du cerveau. Pour explorer ces différences, elle a choisi de s’intéresser à la dépendance à la nicotine. Elle sonde l’état de manque associé à cette dépendance en soumettant trente volontaires, quinze hommes et quinze femmes, à l'inquisition du scanneur. Elle mesure leurs réactions cérébrales à des images liées à la cigarette. Résultat : les femmes ressentiraient plus fortement le manque et cette sensibilité accrue serait attribuable aux hormones. Peu de neuropsychologues osent affirment qu'il pourrait exister de subtiles différences cérébrales entre hommes et femmes, tant le risque de se faire accuser de sexisme est grand. Pourtant, cela pourrait faire toute la différence quand vient le temps d’aider les gens à décrocher d'une dépendance.

Reportage 2:<br>
Du cardio sous l'eau.

Reportage 2:
Du cardio sous l'eau.

Émission 130

L’aquavélo est un vélo submersible fixé au fond d’une piscine. À l'Institut de cardiologie de Montréal, le docteur Martin Juneau et son équipe cherchent à savoir si ce sport offrirait aux patients coronariens autant de bienfaits que le vélo terrestre. Les avantages : l’aquavélo est plus agréable, surtout pour les gens arthritiques ou en surpoids. L’équipe a d’abord fait ses mesures sur une trentaine de sujets sains et notre reporter Pascal Forget s'est prêté au jeu. La première partie du test se déroule sur un vélo stationnaire, en gymnase. Pascal est branché à une foule d'appareils qui mesurent entre autres sa fréquence cardiaque ainsi que le flux de sang qui se rend à son cœur. L'expérience recommence ensuite sur l'aquavélo. Chez la plupart des sujets, le débit cardiaque est plus important dans l’eau que sur la terre ferme. C’est donc un meilleur exercice pour le cœur, affirme le docteur Juneau. Prochaine étape : voir comment les cardiaques réagiront à l'effort sur le vélo submersible, une étude qui devrait se faire prochainement.

Reportage 2:<br>
Des ingénieurs au secours de nos cordes vocales.

Reportage 2:
Des ingénieurs au secours de nos cordes vocales.

Émission 128

Lorsqu'elles sont utilisées de façon abusive, les cordes vocales peuvent s'endommager, ce qui modifie la voix. Pour les gens qui utilisent leur voix dans leur travail — chanteurs, comédiens, journalistes —, c'est une catastrophe. Or, les méthodes de diagnostic et de traitement actuelles peuvent créer des lésions sur les cordes vocales, ce qui change aussi le timbre et la sonorité de l'appareil vocal. Luc Mongeau, du département de génie mécanique à l'Université McGill, veut mettre au point des techniques moins invasives. Pour dépister un cancer par exemple, au lieu de faire une biopsie, il veut utiliser un rayon laser. Il teste aussi un gel qui serait capable de faire disparaître les cicatrices qui se forment après l'ablation d'un kyste ou d'une tumeur. Qui aurait cru que des ingénieurs viendraient au secours des oto-rhino-laryngologistes?

Reportage 1 :<br>
La graisse brune : une nouvelle arme contre l'obésité.

Reportage 1 :
La graisse brune : une nouvelle arme contre l'obésité.

Émission 127

Dans un laboratoire de l'Université de Sherbrooke, un homme revêt une combinaison froide qui fera baisser sa température cutanée de trois degrés Celsius. Le but : stimuler sa graisse brune, un tissu qui brûle les lipides pour garder le corps au chaud; le contraire de la graisse ordinaire qui, elle les stocke! La graisse brune est la nouvelle vedette de la science de l'obésité. « On savait qu'elle existait chez les bébés et les animaux, dit Denis Richard de la Chaire de recherche sur l'obésité, de l'Université Laval. On vient maintenant d'en trouver chez l'adulte. » Avec André Carpentier, chercheur en endocrinologie de l'Université Sherbrooke, il a découvert que la graisse brune était moins présente chez les gens âgés ou en surpoids et qu'elle était absente chez les diabétiques. Reste maintenant à voir si elle fait fondre la graisse blanche, ce qui ouvrirait la voie à des traitements amaigrissants...

Reportage 2:<br>
Comprendre le mécanisme qui permet de retrouver son équilibre.

Reportage 2:
Comprendre le mécanisme qui permet de retrouver son équilibre.

Émission 125

Pourquoi les personnes âgées ont-elles plus de difficulté à retrouver leur équilibre quand elles glissent ou trébuchent? se demande Theodore Milner, de l'Université McGill. Dans son laboratoire, ce professeur au département de kinésiologie et d'éducation physique fait perdre l'équilibre à des sujets jeunes et en santé pour comprendre comment l'information sensorielle voyage du cerveau aux jambes et vice-versa. Notre reporter Pascal Forget s'est prêté au jeu : son corps a d'abord été recouvert par une dizaine de capteurs, question d'enregistrer ses mouvements à la caméra, Puis, il a été déstabilisé 48 fois de suite par une manette qu'il avait empoignée et qui lui donnait des coups brusques de façon inattendue. Une fois que les chercheurs auront bien compris le mécanisme qui permet de retrouver son équilibre, ils aimeraient concevoir des exercices qui préviendraient la perte de cette capacité et des chutes parfois fatales chez les personnes âgées.

Reportage 1:<br>
Dépister la schizophrénie.

Reportage 1:
Dépister la schizophrénie.

Émission 124

Guérir la schizophrénie : le pédopsychiatre Michel Maziade, de l'Institut Robert-Giffard de l'Université Laval, est convaincu que nous y arriverons un jour. Pour atteindre ce but, il met au point des méthodes de dépistage précoce qui permettent déjà d’identifier les enfants les plus à risque dès l’âge de quatre ou cinq ans. Son équipe a repéré plusieurs gènes de prédisposition à la schizophrénie, mais pour que la maladie apparaisse, il faut que certains facteurs environnementaux soient également présents — par exemple, des abus répétés sur une longue période ou la consommation de marijuana. Parmi la batterie de tests de dépistage, une méthode avant-gardiste : l’observation de la rétine, qui réagit de façon anormale à la lumière chez les enfants à risque. Un dépistage précoce pourrait permettre de prévenir l’apparition de la maladie par des exercices cognitifs, des médicaments ou par stimulation magnétique transcrânienne. Ou alors en s’assurant que l’enfant n’est pas victime d’abus.

Reportage 1:<br>
Une main robotisée dotée du sens du toucher.

Reportage 1:
Une main robotisée dotée du sens du toucher.

Émission 123

Il est léger, polyvalent et simple d’utilisation. Il s’appelle JACO. Créé par deux étudiants de l’École de technologie supérieure, fondateurs de l’entreprise Kinova, il rend de précieux services au quotidien à de nombreuses personnes privées de l’usage de leurs bras. Ce bras robotisé est muni d’une main à trois doigts et deux phalanges qui permettent de manipuler avec délicatesse des objets de toutes les formes et dimensions. JACO peut même ramasser un œuf sans briser sa coquille! Mais cette technologie a des limites. Par exemple, sans l’œil attentif de l’utilisateur, comment savoir si la main touche bel et bien à l’objet qu’il veut saisir? Pour y remédier, Kinova collabore avec un professeur de l’ÉTS, Vincent Duchaine, qui travaille à la création de capteurs sensoriels capables d’indiquer à l’ordinateur que la “peau” du robot est bel et bien en contact avec une surface. Chacune des phalanges des doigts de Jaco sera recouverte de tels capteurs. Prochaine étape : se rapprocher encore un peu plus de la peau humaine en développant des capteurs microstructurés sensibles à la chaleur et à la vibration.

Reportage 2:<br>
Pourquoi les mouvements répétitifs mènent à des blessures.

Reportage 2:
Pourquoi les mouvements répétitifs mènent à des blessures.

Émission 122

Dans le cadre de leurs fonctions, beaucoup de travailleurs font des mouvements répétitifs. Les sportifs aussi. Or, le corps humain n'est pas fait pour répéter des milliers de fois le même geste. La répétition engendre la douleur, qui elle, peut mener à des blessures. Julie Côté, chercheuse en kinésiologie à l'Université McGill, veut comprendre ce qui se passe dans le muscle entre la fatigue et la blessure. Dans son laboratoire, elle fait des tests sur des sujets normaux et notre reporter, Pascal Forget, s'est prêté au jeu. Il doit effectuer un mouvement du bras — toujours le même — jusqu'à ce que la douleur soit presque insoutenable. Avant et après cet exercice, Julie Côté teste le seuil de sensibilité de la peau et des muscles de Pascal. Selon ses mesures, la fatigue diminuerait la sensibilité. La personne serait donc moins en mesure de percevoir le signal d'alarme indiquant qu'il faut s'arrêter. Résultat : la personne se blesse. À long terme, la chercheuse espère que ses travaux mèneront à des tests simples pouvant être utilisés par les professionnels de la santé pour dépister la fatigue des patients avant que les risques de blessure apparaissent.

Reportage 2:<br>
Percée dans le domaine de la maladie d'Alzheimer.

Reportage 2:
Percée dans le domaine de la maladie d'Alzheimer.

Émission 121

Après des années de recherche, il n’existe toujours pas de traitement efficace contre la maladie d’Alzheimer. L'équipe de Claudio Cuello, de la Faculté de médecine de l'Université McGill, vient de faire une découverte qui ravive l'espoir d'un éventuel traitement. Ces chercheurs ont découvert un nouveau suspect responsable en partie de la dégénérescence qui se produit au début de la maladie : le facteur de croissance nerveux, une protéine qui nourrit les neurones. Lorsqu'il est mature, il favorise la communication entre les neurones dans les parties du cerveau responsables de la mémoire. Mais que se passe-t-il quand il ne parvient pas à maturité? Des rats chez qui l'équipe a empêché le facteur de croissance d'arriver à maturité n'arrivaient plus à retrouver leur chemin vers une plate-forme immergée — ce qui indique que leur mémoire spatiale serait affectée, un symptôme important dans la maladie d'Alzheimer...

Reportage 1:<br>
Dépister des maladies avec un simple fil.

Reportage 1:
Dépister des maladies avec un simple fil.

Émission 120

Dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique du Sud, des milliers de personnes sont atteintes de maladies graves après avoir été piquées par des insectes. Ces maladies pourraient être traitées si elles étaient diagnostiquées à temps. David Juncker et Momar N’Dao, deux chercheurs de l'Université McGill, ont mis au point un outil diagnostic qui ne coûte que quelques sous : il s'agit d'un simple fil de coton. Cet outil se base sur un principe physique simple et intéressant : la capillarité, soit la capacité qu'ont certains matériaux à aspirer des fluides par des pores microscopiques. Les tests de grossesse qu'on achète en pharmacie, par exemple, fonctionnent par capillarité. Les fils de coton mis au point par l'équipe de McGill permettraient de diagnostiquer des maladies parasitaires comme la leishmaniose ou la malaria.

Reportage 2:<br>
L'effet sur les artères d'un seul repas de malbouffe.

Reportage 2:
L'effet sur les artères d'un seul repas de malbouffe.

Émission 116

Un muffin anglais aux oeufs-saucisse-fromage accompagné de patates hachées et frites : c'est le déjeuner-vedette dans la restauration rapide. Les effets néfastes à long terme de la malbouffe sur le système cardio-vasculaire ne sont plus à démontrer. Mais le docteur Anil Nigam, de l’Institut de Cardiologie de Montréal, a voulu mesurer les effets immédiats qu’un seul repas riche en gras saturé a sur les artères. Ce jour-là, les artères examinées sont celles de notre reporter-cobaye, Pascal Forget. On verra que quatre heures après ce repas, les artères de la plupart des sujets — et particulièrement celles de notre reporter — se dilatent moins bien que lorsqu'ils sont à jeun. L'étude, plus large, se penche aussi sur les effets immédiats d'un repas de type méditerranéen, soit une portion de saumon arrosée d'huile d'olive et accompagnée de légumes verts. Un menu qui cause beaucoup moins de torts à nos artères!

Reportage 1:<br>
Comment les souris transportent la maladie de Lyme.

Reportage 1:
Comment les souris transportent la maladie de Lyme.

Émission 115

C'est une petite bête à l'air innocent. Pourtant, la souris à pattes blanches mobilise toute une équipe de chercheurs, qui traquent ses moindres déplacements à l'aide de colliers émetteurs et analysent son bagage génétique. Pourquoi intéresse-t-elle autant l'équipe de Virginie Millien, chercheuse en paléoécologie et conservatrice au Musée Redpath, de l'Université McGill? Parce que suivre ce petit mammifère permet de prévoir efficacement la progression de la maladie de Lyme, transportée par les tiques qui piquent ces souris. Depuis 2008, on sait que cette infection — qui peut devenir grave chez l'humain — est bel et bien établie au Québec. En quelques années, elle a gagné énormément de terrain chez les animaux, ce qui fait craindre le pire.

Reportage 1:<br>
Guérir le mal de dos grâce à des traitements cérébraux ?

Reportage 1:
Guérir le mal de dos grâce à des traitements cérébraux ?

Émission 114

La douleur lombaire chronique s'incruste dans tous les aspects de la vie de celui qui la subit... jusque dans son cerveau. Car il est prouvé qu'avec le temps, la matière grise s'amincit, parfois jusqu'au point d'entraîner des troubles cognitifs. Mais Laura Stone de l'Université McGill a démontré que ces troubles ne sont pas irréversibles : en traitant la douleur, soit par chirurgie ou par injection de médicaments, on observe une augmentation de l'épaisseur du cortex et un retour à la normale de l'activité cérébrale. On croyait que le cerveau cessait de se développer à l'âge adulte, mais cette découverte montre qu'il reste capable de se reconstruire à tout âge. Maintenant, Laura Stone veut voir s'il serait un jour possible d'intervenir directement dans le cerveau pour soigner le dos. Heal the pain, heal the brain, comme elle dit dans sa langue...

Reportage 1:<br>
Comment la surdité affecte la vision.

Reportage 1:
Comment la surdité affecte la vision.

Émission 113

L’ouïe des aveugles est souvent plus fine que la normale. Mais qu’en est-il de la vision des personnes sourdes? Pour répondre à cette question, Christine Turgeon, audiologiste clinicienne et chercheuse à l’UQAM, s’est associée à Dave Ellemberg, spécialiste des systèmes sensoriels à l’Université de Montréal. Mais la réponse n’est pas simple : si certains aspects de la vision des personnes sourdes sont supérieurs à la moyenne — par exemple leur vision périphérique —, leur vision primaire serait par contre moins bonne. Ce type de vision de bas niveau permet de percevoir des stimuli bruts sans analyse contextuelle, par exemple différencier deux lignes de largeurs différentes. Selon les chercheurs, la vision primaire se développerait chez le fœtus en même temps que l’audition, ce qui expliquerait leur interdépendance. Christine Turgeon veut maintenant savoir si l’installation d’un implant cochléaire très tôt chez l’enfant pourrait corriger ce déficit visuel.

Reportage 1:<br> Voir le cerveau se transformer, un neurone à la fois.

Reportage 1:
Voir le cerveau se transformer, un neurone à la fois.

Émission 112

Pendant la petite enfance, toutes les images et tous les sons auxquels nous sommes exposés transforment l'anatomie de notre cerveau. Voir son développement en bas âge : c'est le but d'Edward Ruthazer, chercheur à l'Institut et hôpital neurologique de l'Université McGill. Mais comme il est impossible de regarder à travers le crâne d'un bébé, le chercheur observe plutôt le cerveau de... têtards transparents! Son outil : la photographie d’accéléré, une technique de vidéastes qui permet de voir en quelques secondes un lever de soleil ou l'éclosion d'une fleur. Mais ce sont plutôt les cellules du cerveau qu'Edward Ruthazer photographie à intervalles réguliers. En observant le renforcement des bonnes connexions neuronales et l'élagage de celles qui sont inutiles, il espère mieux comprendre, entre autres, comment se développent les maladies mentales, dans leurs tout premiers stades.

Reportage 2:<br>
Dépister le cancer avec un matériau précieux : l'or.

Reportage 2:
Dépister le cancer avec un matériau précieux : l'or.

Émission 111

Tout ce qui brille n'est pas or. Mais dans le laboratoire de Jean-François Masson, professeur au Département de chimie de l'Université de Montréal, l'or brille davantage que le plus scintillant des bijoux. Il brille par ses propriétés toutes particulières qui lui permettent, à l'échelle nanoscopique, de dépister plusieurs maladies, dont le cancer. Par exemple, des molécules caractéristiques du cancer du sein peuvent être détectées en moins de 15 minutes — comparativement à plusieurs heures pour les tests standard – à la surface d'un nanofilm d'or. Cette nouvelle technologie peut aussi servir à détecter des médicaments dans le sang, comme les antibiotiques et les agents de chimiothérapie, et ajuster les doses en conséquence. Une technologie tellement prometteuse qu'elle est présentement utilisée dans le cadre d'un essai clinique à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont!

Reportage 1:<br>
Guérir plus d'enfants malades grâce à une meilleure conservation du sang de cordon.

Reportage 1:
Guérir plus d'enfants malades grâce à une meilleure conservation du sang de cordon.

Émission 110

Les cellules souches ont acquis une grande notoriété à cause de leur formidable potentiel thérapeutique. Par exemple, elles sont capables de reconstituer un système immunitaire affaibli par la chimiothérapie et la radiothérapie. On en retrouve, entre autres, dans le sang de cordon ombilical. Seule ombre au tableau : la greffe de sang de cordon ne prend pas chez tous les patients. Isabelle Louis, directrice scientifique de la banque de sang de cordon de l'hôpital Sainte-Justine, cherche à augmenter le taux de succès de ces greffes. Une partie de la réponse se trouve dans les méthodes d'entreposage du sang de cordon avant que celui-ci ne soit acheminé vers les banques pour y être congelé. Ses recherches ont démontré qu'un échantillon laissé sur le comptoir pendant 72 heures après le prélèvement s'avère inefficace. Selon ses résultats, l'échantillon doit être congelé ou réfrigéré tout de suite après le prélèvement. Ces travaux permettront de mieux définir les protocoles d'entreposage du sang de cordon.

Reportage 1 :<br>
Une nouvelle méthode pour évaluer la fertilité masculine.

Reportage 1 :
Une nouvelle méthode pour évaluer la fertilité masculine.

Émission 108

On a longtemps cru que plus on comptait de spermatozoïdes dans un échantillon de sperme, plus l’homme en question était fertile. Or, certains hommes n’arrivent pas à procréer même si ce nombre est très élevé. Bernard Robaire, chercheur spécialisé en infertilité masculine à l’Université McGill, plonge au cœur des spermatozoïdes, dans leur ADN, pour comprendre pourquoi certains d’entre eux sont parfaits en apparence, mais défectueux. Géraldine Delbès, associée de recherche au Centre universitaire de santé McGill, analyse les cassures présentes dans l’ADN de chaque spermatozoïde. Puisque chaque échantillon de sperme en contient des millions, elle utilise un technique qui permet d’en analyser un très grand nombre à la fois : la cytométrie en flux. Avec ces données, les scientifiques tentent d’identifier les marqueurs génétiques de l’infertilité masculine.

Reportage 2 :<br>
Les routes secondaires du cerveau

Reportage 2 :
Les routes secondaires du cerveau

Émission 108

On connaît la matière grise du cerveau, composée par les neurones. La matière blanche, elle, c’est une autoroute intracérébrale qui connecte les différentes régions du cerveau entre elles. Maxime Descoteaux, professeur à l'Université de Sherbrooke (UdeS) et chercheur au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), a perfectionné une nouvelle technique d’imagerie permettant de photographier la matière blanche. Dans une étude clinique qu’il mène en collaboration avec Kevin Whittingstall, chercheur au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et professeur à l'Université de Sherbrooke (UdeS), il cherche à mieux comprendre l’Alzheimer en cartographiant le « réseau routier » de l’hippocampe. Cette région du cerveau, qui joue un rôle-clé dans la mémoire et la navigation spatiale, est une des premières touchées dans cette pathologie. Mais pour mener à bien leur étude, les deux chercheurs ont besoin d’étudier des cerveaux en santé. Notre reporter Pascal Forget a accepté de prêter son cerveau à la science, en immortalisant sur « pellicule » une partie de son corps jamais photographié auparavant : son hippocampe.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Pourquoi y a-t-il plus d'enfants autistes qu'avant ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Pourquoi y a-t-il plus d'enfants autistes qu'avant ?

Émission 106

Le nombre d’enfants atteints d’autisme a connu une augmentation fulgurante dans les dernières années. Alors qu’on en comptait un sur 2500 en 1985, la proportion atteindrait un sur 110 aujourd’hui. Pierre Chastenay explore cette problématique avec notre équipe de journalistes scientifiques.

Reportage 1:<br>
Un traitement pour les tendons blessés développé par... des ingénieurs !

Reportage 1:
Un traitement pour les tendons blessés développé par... des ingénieurs !

Émission 105

Les violonistes et les joueurs de tennis le savent bien : une tendinose, c’est douloureux. Et ces microdéchirures du tendon prennent du temps à guérir. Mais des ingénieurs – oui, oui, des ingénieurs et non des médecins! – tentent de mettre au point de meilleurs traitements. Ève Langelier, professeure de génie à l'Université de Sherbrooke, a créé de toutes pièces un bioréacteur capable d’étirer et de relâcher des tendons à répétition jusqu’à l’apparition d’une tendinose. Elle étudie les propriétés mécaniques du tendon comme s’il s’agissait d’un matériau de construction.

La chercheuse a simulé deux scénarios de guérison : l’un quand la personne reste au repos; l’autre, quand elle fait des exercices de réhabilitation modérés. Dans son bioréacteur, elle applique donc sur le tendon soit aucune force, soit des forces modérées de manière cyclique. Les résultats sont surprenants : alors qu’on pourrait croire qu’il vaut mieux rester immobile pour protéger un tendon blessé, c’est au contraire des mouvements doux qui accélèrent sa guérison.

Capsule de Pierre Chatenay:<br>
Boire modérément favorise une meilleure immunité.

Capsule de Pierre Chatenay:
Boire modérément favorise une meilleure immunité.

Émission 105

Boire beaucoup d’alcool sur une base régulière affecterait notre système immunitaire. Des chercheurs américains ont démontré que l’activité des globules blancs, qui sont notre première ligne de défense immunitaire contre une infection, diminuait de plus de moitié après l’ingestion de quatre à cinq consommations d’alcool par jour pendant une semaine! Un verre par jour d’accord, mais cinq?

Reportage 2:<br>
Des lasers pour voir les neurones individuellement.

Reportage 2:
Des lasers pour voir les neurones individuellement.

Émission 105

La technique d’imagerie cérébrale la plus précise qui soit est peut-être en train de voir le jour dans un laboratoire de Québec. Cette technique permet de voir les neurones individuellement en se servant de lasers infrarouges. Pour utiliser une analogie géographique, la technique au laser permettrait de voir les rues d’une ville plutôt que le continent en entier, comme le fait l’imagerie par résonance magnétique (IRM) utilisée dans nos hôpitaux. Cette technique pourrait devenir un outil diagnostic précoce pour observer la dégradation des neurones dans certaines maladies, bien avant que les symptômes n’apparaissent.

Daniel Coté et Yves De Koninck, chercheurs au Centre de recherche de l'institut universitaire en santé mentale de Québec, s’intéressent particulièrement à la myéline, la gaine protectrice des neurones qui se dégrade chez les gens atteints de sclérose en plaques. Les chercheurs ont réussi à mesurer l’épaisseur de la myéline de neurones dans la moelle épinière de souris, à travers un minuscule hublot de trois millimètres de diamètre! Mais pour explorer le cerveau humain avec des lasers, il faudrait introduire une fibre optique dans le crâne…

Reportage 2 :<br>
Pascal Forget, cobaye d'une expérience sur la douleur.

Reportage 2 :
Pascal Forget, cobaye d'une expérience sur la douleur.

Émission 104

Nous ne sommes pas tous égaux devant la souffrance physique; c’est un des constats de Serge Marchand, chercheur en neurophysiologie de la douleur, au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke (CHUS). Pour comprendre comment la perception de la douleur varie d’une personne à l’autre, il teste la résistance à la douleur chez des sujets sains. Aujourd’hui, il a un cobaye bien particulier : notre journaliste Pascal Forget. On le verra donc couvert d’électrodes, pour mesurer les réactions de son corps, et soumis à divers « supplices », comme la plaquette chauffante appliquée sur sa peau et l’immersion de son bras dans un bac d’eau glacée.

Pascal aura une révélation : après l’épreuve du bac d’eau, la plaquette chauffante fera beaucoup moins mal. Selon Serge Marchand, c’est à cause de notre système naturel de freinage de la douleur, qui se met en branle quand une grande partie de notre corps subit une douleur diffuse. Or, c’est quand ce système devient dysfonctionnel qu’on développe des douleurs chroniques. Grâce à ce genre d’études, Serge Marchand veut trouver une façon de traiter les douleurs chroniques ou postopératoires qui transforment la vie des personnes atteintes en véritable enfer.

Reportage 1:<br>
Le bruxisme, un problème de santé qui fait grincer des dents.

Reportage 1:
Le bruxisme, un problème de santé qui fait grincer des dents.

Émission 103

Près d’une personne sur dix grince des dents et serre la mâchoire la nuit. Au matin, ces personnes s’éveillent avec une douleur lancinante à la mâchoire et des maux de tête, sans compter l’usure des dents qui en résulte à la longue. Ce mystérieux problème appelé bruxisme fascine le doyen de la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal. Depuis 30 ans, Gilles Lavigne tente de comprendre l’origine du bruxisme.

Dans ses laboratoires, il observe les signes physiologiques de ses patients pendant qu’ils dorment. Il a pu ainsi constater que ceux des bruxeurs sont très caractéristiques : hyperactivité cardiaque, respiration haletante et tension des muscles respiratoires. À l’origine du problème : un emballement du système nerveux autonome, responsable entre autres de notre système de vigilance nocturne. Chez les bruxeurs, ce bref éveil périodique de quelques secondes dégénère en état d’hyper vigilance, ce qui fait dire au chercheur que ces derniers sont probablement de type anxieux. Nelly Huynh, également chercheuse à la Faculté de médecine dentaire, teste pour sa part la performance d’appareils buccaux pour prévenir le bruxisme.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
La peste noire ressuscitée.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
La peste noire ressuscitée.

Émission 103

Au Moyen-Âge, la peste noire a tué la moitié des Européens en moins de cinq ans. Ce fut une des pires épidémies de l’histoire. Des généticiens viennent de réussir l’impossible : décoder l’ADN de la bactérie ancestrale de cette terrible maladie. Leur but : prouver que l’épidémie médiévale a bien été causée par la bactérie Yersinia Pestis, celle qui est à l’origine des cas de pestes d’aujourd’hui. Jusqu’à maintenant, tout ce qu’on avait pour soutenir cette hypothèse, c’était de vieux écrits décrivant les symptômes des soi-disant pestiférés de l’époque.

Les généticiens ont extirpé le matériel génétique de la bactérie dans les dents et les os de squelettes retrouvés dans un immense charnier situé en plein cœur de Londres, datant du 14e siècle. Le séquençage des fragments de génome de la bactérie ancienne a permis de surprenantes observations — notamment que cette dernière ne diffère pas beaucoup des souches actuelles, qui font pourtant peu de ravages. Pourquoi la bactérie de 1350 fut-elle alors si létale? Pour Hendrik Poinar, de l’Université McMaster, en Ontario, qui a codirigé l’opération de séquençage de la bactérie, les conditions d’hygiène déficientes de l’époque sont en cause. Selon lui, les humains de l’époque n’étaient probablement pas immunisés contre la bactérie, alors que les humains modernes – descendants des survivants de l’époque – auraient une certaine protection contre la peste noire.

Reportage 1 :<br>
Détecter des virus grâce à une protéine fabriquée en laboratoire.

Reportage 1 :
Détecter des virus grâce à une protéine fabriquée en laboratoire.

Émission 101

Notre corps fonctionne grâce, entre autres, au travail de centaines de milliers de protéines. Ces formidables machines moléculaires accomplissent une foule de tâches différentes. Normand Voyer, chimiste à l'Université Laval, veut s’en inspirer pour créer un outil de détection de pointe. Il se spécialise dans la fabrication de protéines artificielles.

Parmi les protéines favorites du chimiste : les protéines-canal, des genres de nanoportes situées à la surface des cellules, qui permettent la communication entre elles. Dans son laboratoire, il s'affaire donc à reproduire ces petites nanoportes, mais en version simplifiée. Un virus, par exemple, qui s’approcherait de cette nanoporte pourrait provoquer sa fermeture, dévoilant du coup sa présence. « On veut mettre les protéines à notre service pour dépister des virus dans le sang ou les contaminants dans l'air », explique-t-il. Bienvenue dans l’univers de l'ingénierie moléculaire!

Reportage 1:<br>
La médecine personnalisée, basée sur notre code génétique, pour aider les diabétiques.

Reportage 1:
La médecine personnalisée, basée sur notre code génétique, pour aider les diabétiques.

Émission 100

Tous les diabétiques ne sont pas identiques. Plus de la moitié développeront des complications : troubles oculaires, neuropathies, maladies cardiovasculaires ou rénales… Mais comment déterminer qui développera des complications et lesquelles? Convaincu que la réponse était inscrite dans le génome humain, le généticien Pavel Hamet entreprenait il y a huit ans le criblage du génome de plus de 11 000 diabétiques issus de 20 pays — la plus vaste étude jamais menée sur le diabète.

L’étude lui permettra de cibler quelques centaines de marqueurs génétiques pour chaque complication. Avec ces résultats, Pavel Hamet veut ouvrir la voie à la médecine personnalisée pour les diabétiques. Pour ce faire, il fonde la compagnie de génomique prédictive Prognomix « Notre objectif, c’est de prédire avec une précision de 85 % quel individu souffrira de complications et de quels types de complications. » Le but : traiter les diabétiques de manière préventive, avec des thérapies adaptées à chacun. Pavel Hamet n’en démord pas : « En ce moment, on prescrit des tonnes de médicaments inutilement. La médecine personnalisée va permettre de réduire les frais de santé. »

Reportage 2 :<br>
De l'électricité dans le genou.

Reportage 2 :
De l'électricité dans le genou.

Émission 98

Aussi surprenant que cela puisse paraître, nos genoux produisent de l’électricité. Et même s’il s’agit d’un courant somme toute très faible, insuffisant pour activer une simple batterie AAA, il est suffisant pour être utilisé comme outil de dépistage de problèmes articulatoires.

Pierre Savard, chercheur à l’École Polytechnique du Montréal, a mis au point un système d’électrodes qu’on pose simplement sur le genou afin de dépister les tout premiers stades de l’arthrose : l’électroarthrogramme. Son ancien étudiant Éric Quenneville est allé plus loin. Sa sonde Arthro-BST, qui s’insère dans le genou lors d’une arthroscopie, mesure in situ les dommages au cartilage. Véritables pionniers dans le domaine, ces chercheurs sont les premiers à exploiter l’électricité du genou comme indicateur de sa santé articulaire.

Reportage 1:<br>
Les douleurs fantômes démystifiées.

Reportage 1:
Les douleurs fantômes démystifiées.

Émission 97

Avoir mal à une partie du corps qui n'existe plus : y a-t-il pire cauchemar? Pour 60 à 80 p. cent des personnes amputées, ce n'est pourtant pas un mauvais rêve, mais la réalité. Les douleurs fantômes constituent un phénomène qui fascine et déconcerte les scientifiques depuis très longtemps. Au cours des dernières années, les progrès de l’imagerie cérébrale ont permis de comprendre que cette information sensorielle erronée vient non pas du membre amputé, mais d’une mauvaise réorganisation cérébrale suite à l’amputation. À l’Université Laval, les chercheuses Isabelle Côté et Catherine Mercier ont développé des techniques particulièrement prometteuses pour aider les patients aux prises avec ces douleurs fantômes. Un travail scientifique de pointe, mais également empreint d’une grande humanité.

Reportage 2:<br>
Des cellules souches pour les blessures de chevaux.

Reportage 2:
Des cellules souches pour les blessures de chevaux.

Émission 93

Depuis plus d’une dizaine d’années, les cellules souches font miroiter un éventail de promesses thérapeutiques. Après les cellules souches de souris et de rats, c’est aujourd’hui à celles des chevaux que la science s’intéresse. Et les résultats sont fascinants : des chercheurs de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, en collaboration avec l'Hôpital Mount Sinaï de Toronto, ont réussi à générer des cellules souches pluripotentes à partir de cellules prélevées sur des chevaux. L’intérêt de ces cellules, c’est qu’elles ont la faculté de se différencier en tout type cellulaire.

Cette percée ouvre la voie à d’éventuelles thérapies pour des blessures très difficiles à traiter chez les chevaux, notamment les blessures aux cartilages. Et comme ces cellules souches ne sont pas prélevées sur des embryons, comme c’est parfois le cas, elles permettent à la recherche de contourner les délicats problèmes éthiques liés à cette pratique, ouvrant du même coup des pistes prometteuses de traitements pour les blessures chez l’humain.

Reportage 1:<br>
Un vaccin fait à partir de feuilles de tabac.

Reportage 1:
Un vaccin fait à partir de feuilles de tabac.

Émission 92

Le tabac n’est généralement pas synonyme de santé, mais tout ça pourrait changer grâce à une entreprise de biotechnologie de Québec. Dans ses immenses serres, Medicago produit des vaccins expérimentaux contre la grippe dans des feuilles de Nicotiana benthamiana, une variété de tabac venue d’Australie. Les vaccins actuels sont produits dans des œufs fécondés et les délais de production sont longs : cinq ou six mois. Tellement que le virus de la grippe a le temps de subir des mutations avant que le vaccin n’arrive sur le marché… Résultat : un vaccin inopérant et inutile. Avec les feuilles de tabac, le vaccin pourrait être prêt en un mois, et ce, à un coût vraiment moindre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenant les yeux rivés sur Medicago…

Reportage 2:<br>
Une nouvelle arme contre le cancer.

Reportage 2:
Une nouvelle arme contre le cancer.

Émission 91

Les cancers du cerveau sont très difficiles à traiter parce que le noble organe est protégé par une barrière presque infranchissable : la barrière sang-cerveau. Un chercheur montréalais a trouvé le code secret pour la traverser : il s’agit de Richard Béliveau, docteur en biochimie, auteur de best-sellers et animateur de télévision. Ce code secret s’appelle Angiopep; il s’agit d’un petit bout de protéine auquel on accroche un médicament anticancer. Puisque le complexe se rend directement aux cellules cancéreuses, les doses injectées sont moins fortes que dans la chimiothérapie traditionnelle. La compagnie montréalaise Angiochem, cofondée par Richard Béliveau, s’attaque maintenant à d’autres maladies qui prennent leur origine dans le cerveau — comme le Parkinson, l’obésité ou la douleur chronique.

Reportage 1:<br>
Du plomb dans l'eau potable.

Reportage 1:
Du plomb dans l'eau potable.

Émission 91

Le plomb est un métal lourd nocif pour le système nerveux central, qui peut causer à la longue des déficits cognitifs, en particulier chez les enfants. Or, au Québec, beaucoup de vieilles maisons sont rattachées au réseau de distribution d’eau potable par des conduites en plomb. Pour prévenir les problèmes de santé publique, la plupart des grandes villes ont donc entrepris de remplacer ces conduites. Fausse bonne idée, nous dit Michèle Prévost, titulaire de la Chaire industrielle CRSNG en traitement des eaux potables. Son équipe vient de démontrer que le raccord entre deux types de métaux différents, tels le plomb et le cuivre, libère davantage de ce métal neurotoxique dans l’eau que lorsque seuls des tuyaux de plomb sont utilisés. Troublant…

Reportage 2:<br>
L'oreille bionique, pour mieux entendre dans le bruit.

Reportage 2:
L'oreille bionique, pour mieux entendre dans le bruit.

Émission 90

Soutenir une conversation dans un environnement bruyant représente parfois tout un défi. Mais un bouchon à oreille sélectif et intelligent pourrait bientôt nous rendre la tâche plus facile. Dans sa forme actuelle, ce bouchon conçu par l’entreprise montréalaise Sonomax, coupe les bruits ambiants, mais laisse passer la voix humaine grâce à un filtre mécanique. Mais, Jérémie Voix, chercheur à l’École de technologie supérieure (ÉTS), tente d’améliorer le modèle. Il y a ajouté une puce électronique qui pourrait décupler les capacités du bouchon. Son but : obtenir d’ici cinq ans une « oreille bionique » multitâche qui servirait non seulement de bouchon intelligent, mais aussi d’écouteur, de prothèse auditive et d’oreillette pour parler au téléphone cellulaire!

Reportage 2 :<br>
Un pancréas artificiel pour les diabétiques.

Reportage 2 :
Un pancréas artificiel pour les diabétiques.

Épisode 88

Le pancréas des diabétiques est défectueux : il ne produit plus assez ou plus du tout d’insuline, une hormone qui régule la glycémie ou taux de sucre sanguin. Rémi Rabasat-Lhoret, de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), veut créer un pancréas artificiel pour faire le travail à la place de celui des diabétiques. À partir d’une pompe à insuline et d’un lecteur de glycémie déjà disponibles sur le marché, l’équipe développe un logiciel qui contrôle ces appareils et tente de réguler la glycémie des patients automatiquement. Si ça fonctionne, les diabétiques pourront vivre sans se soucier de leur glycémie!

Reportage 1:<br>
Protéger son cerveau contre l'Alzheimer grâce à des exercices de mémoire.

Reportage 1:
Protéger son cerveau contre l'Alzheimer grâce à des exercices de mémoire.

Épisode 87

Les aînés à risque de contracter l'Alzheimer pourraient retarder de plusieurs années l'apparition des symptômes de la maladie grâce à des exercices de mémoire. C’est du moins l’expérience vécue par les participants au programme d'intervention cognitif MEMO, développé par l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Primeur : grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, Sylvie Belleville, un des créatrices de MEMO, vient d’avoir la preuve in visu que ce programme transforme la façon dont le cerveau travaille. Elle a découvert que de nouvelles régions cérébrales sont activées par cet entraînement cognitif. Une véritable technique d’auto-défense visant à mettre K.O. l’Alzheimer!

Reportage 1:<br>
Les commotions cérébrales : pires qu'on croyait...

Reportage 1:
Les commotions cérébrales : pires qu'on croyait...

Épisode 86

Deux joueurs de football entrent en collision et l’un tombe au sol, inconscient… Diagnostic : commotion cérébrale, un problème de plus en plus préoccupant dans le monde du sport. Et les derniers résultats obtenus par Maryse Lassonde, directrice du Laboratoire d’électrophysiologie et d’imagerie optique du CHU Ste-Justine, n’ont rien de rassurant. D’après ses tests, les victimes de commotion obtiendraient des scores plus bas que la normale à des tests de mémoire et d’apprentissage. Pire : en observant leur cerveau par résonance magnétique, elle a noté des signes d’atrophie dans certaines régions. Selon elle, des commotions cérébrales répétées pourraient même entraîner le développement précoce de maladies dégénératives comme le Parkinson ou l'Alzheimer…

Reportage 2:<br>
Des aiguilles dans le cerveau pour localiser l'origine des crises d'épilepsie.

Reportage 2:
Des aiguilles dans le cerveau pour localiser l'origine des crises d'épilepsie.

Épisode 85

Dans sa forme la plus sévère, l’épilepsie peut donner lieu à des crises spectaculaires qui peuvent survenir à tout moment. Pour les gens qui en sont atteints, la solution consiste parfois à enlever la partie du cerveau malade, qui émet ces signaux électriques dysfonctionnels. Mais localiser correctement le foyer des crises est encore un défi. Des chercheurs de l’Institut neurologique de Montréal ont mis au point un nouvel outil de localisation choquant, mais efficace : des électrodes intracrâniennes qu’on plante dans le cortex des patients. Ce qu’ils cherchent : des hautes fréquences électriques anormales. Une méthode qui, espèrent-ils, évitera de retirer la mauvaise partie du cerveau lors de l’ablation...

Reportage 1: Du sang artificiel fabriqué en laboratoire

Reportage 1: Du sang artificiel fabriqué en laboratoire

Épisode 84

Pour Héma-Québec, c’est simple : pas de donneurs, pas de sang. Le rêve, pour cet organisme : du sang artificiel synthétisé en laboratoire. Imaginez : un approvisionnement illimité, pas de risque de contamination, ni de problème de compatibilité entre donneurs… Thomas Chang, directeur du Centre de recherche sur les cellules et organes artificiels à l’Université McGill, tente de fabriquer cet « or rouge ». Il veut reproduire des globules rouges, principales cellules du sang et responsables du transport de l’oxygène aux organes. Mais l’entreprise est complexe… Pour simplifier la tâche, il synthétise l’hémoglobine, la molécule responsable d’« agripper » l’oxygène dans les globules rouges. La prochaine étape : une production à grande échelle de ces substituts sanguins.

Reportage 1 :<br>
Livrer un médicament directement à un organe malade grâce à une petite bille magnétisée.

Reportage 1 :
Livrer un médicament directement à un organe malade grâce à une petite bille magnétisée.

Épisode 83

En janvier 2008, le Code Chastenay diffusait un reportage sur une équipe de l’École Polytechnique de Montréal qui avait réussi à faire voyager une petite bille dans l’artère d’un porc grâce à un appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Près de quatre ans plus tard, l’équipe a fait des progrès fulgurants. Cette fois, la minibille a livré un médicament à un point précis du foie d’un lapin. Nos cancers bientôt traités dans les hôpitaux grâce aux IRM?

Des prothèses de hanches moins invasives.

Des prothèses de hanches moins invasives.

Épisode 80

L’an dernier, au Québec, près de 5000 personnes se sont fait implanter une prothèse de la hanche. Le hic, c’est que la durée de vie de cette prothèse ne dépasse pas 10 à 15 ans. Un patient dans la cinquantaine aura donc bien des chances de subir une deuxième chirurgie avant la fin de sa vie.

À Montréal, Natalia Nuño, de l’École de technologie supérieure, tente d’améliorer le design des prothèses actuelles pour les rendre plus durables. Elle teste des modèles virtuels avec différentes longueurs de tige – cette dernière étant fixée dans le fémur du patient. Mme Nuño collabore avec des chirurgiens de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont le Dr Pascal-André Vendittoli, chirurgien orthopédiste spécialisé en reconstruction articulaire de la hanche et du genou, que l'on voit dans le reportage. Son équipe a démontré qu’il est possible de raccourcir grandement la tige, et ce, sans nuire à la stabilité de la prothèse. Une avancée qui permettra de créer une nouvelle génération de prothèses moins invasives et plus faciles à remplacer le temps venu.

Anesthésie à distance en direct.

Anesthésie à distance en direct.

Émission 79

Notre équipe a assisté en direct à une session d’anesthésie à distance, ou téléanesthésie, pratiquée par des médecins montréalais. Ce matin-là, le docteur Thomas Hemmerling s’apprête à endormir un patient situé à 6000 kilomètres de distance. Tout sera fait à partir d’ordinateurs, via internet. Après quelques mots échangés avec l’équipe de Pise, en Italie, l’anesthésie commence.

Des produits sédatifs sont administrés au patient par un autre ordinateur placé en salle d’opération, qui tient aussi compte de ses signes vitaux. D’un bout à l’autre de l’Atlantique, les deux ordinateurs s’échangent des données en temps réel. À la fin de la chirurgie, Thomas Hemmerling stoppe l’administration des produits anesthésiants d’un simple clic de souris. La téléanesthésie : une nouvelle pratique qui pourrait s’avérer utile pour les habitants de régions éloignées, de pays pauvres ou même pour les astronautes dans l’espace.

Voir l’aorte du cœur en 3D grace à un nouveau logiciel.

Voir l’aorte du cœur en 3D grace à un nouveau logiciel.

Épisode 78

L’aorte est la plus grosse artère du corps. Avec le temps et l’usure, il arrive que sa paroi se gonfle par endroits pour former ce qu’on appelle un anévrisme. Quand ce renflement éclate, c’est l’hémorragie, suivie bien souvent par la mort. Les cardiologues tentent donc de dépister les anévrismes le plus tôt possible. Jusqu’à présent, pour y arriver, ils devaient étudier des centaines d’images en deux dimensions de l’aorte.

Aujourd’hui, un nouveau logiciel conçu par une équipe de chercheurs, dont le docteur Gilles Soulez, du Centre de recherche du CHUM à Montréal, combine ces scans en une seule image 3D facile à analyser. Le nom du logiciel : A3D MAX pour « Anévrisme Aorte Abdominale Diamètre Maximal ». Grâce à ces éloquentes images, les cardiologues pourront bientôt choisir le traitement le plus approprié pour leur patient en un temps record.

Créer une valve aortique à partir de cellules humaines

Créer une valve aortique à partir de cellules humaines

Épisode 77

La valve aortique est une petite porte qui s'ouvre et se ferme à chaque battement de coeur. Elle est essentielle à la vie. Quand elle est défectueuse, il faut la remplacer illico. François Auger, du Laboratoire d'organogénèse expérimentale (LOEX) de Québec, travaille à mettre au point une valve créée à partir des cellules même du patient. Utopique? Presque, mais le coup en vaut la chandelle, car avec cette valve, pas de risque de rejet. De plus, lorsqu'implantée chez des enfants, elle pourrait croître avec eux, évitant ainsi une intervention chirurgicale risquée pour la remplacer.

Pour s'assurer que cette valve futuriste résistera aux pressions et turbulences très fortes qui règnent dans un coeur battant, elle est mise à l'épreuve dans un bioréacteur conçu par le Département de génie mécanique de l'Université Laval. Ensemble, les chercheurs de Québec travaillent d'arrache-pied pour concrétiser ce rêve fou.

Troubles alimentaires : des causes biologiques identifiées.

Troubles alimentaires : des causes biologiques identifiées.

Épisode 76

On a longtemps pensé que l'anorexie et la boulimie étaient des troubles psychologiques. Mais, on découvre maintenant que ces maladies ont des bases biologiques. Le cerveau des personnes atteintes sécréterait notamment moins de sérotonine que la normale — un neurotransmetteur essentiel à la régulation de l'humeur.

Selon Howard Steiger, chercheur et directeur du programme des troubles de l'alimentation de l'Université McGill, certains facteurs environnementaux pourraient s’ajouter à ces déterminants biologiques et déclencher le problème : un traumatisme vécu pendant la petite enfance, l'obsession de la minceur dans les sociétés occidentales. Plus que tout, les régimes sévères seraient particulièrement dangereux, car une carence nutritionnelle nuit à la formation de sérotonine. Pour traiter ses patientes, le professeur Steiger teste maintenant une nouvelle technique: la stimulation magnétique transcrânienne, qui vise à modifier l'activité électrique du cerveau.

Comprendre les problèmes respiratoires des bébés prématurés.

Comprendre les problèmes respiratoires des bébés prématurés.

Épisode 75

Les bébés prématurés ont de la difficulté à respirer. Pour comprendre pourquoi, Richard Kinkead, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurobiologie respiratoire qui étudie la mécanique de la respiration chez les rats et les grenouilles a fait équipe avec la pédiatre Aida Bairam, également chercheuse au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CRCHUQ), qui oeuvre auprès des bébés prématurés.

On respire avant tout avec notre cerveau. Et les travaux des chercheurs tendent à confirmer que la circuiterie cérébrale de la respiration est immature chez les bébés nés avant terme. Selon ces nouvelles recherches, un autre facteur nuirait à leur respiration : le stress. Ces premières constatations aideront à mieux comprendre les problèmes vécus par les bébés prématurés et aideront à l’élaboration de nouvelles approches médicales. Respirer : un geste si simple, mais régi par une si délicate mécanique!

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
Le sommeil réinventé.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Le sommeil réinventé.

Épisode 75

Dans notre société moderne, on a de moins en moins de temps pour dormir. Peut-on dormir moins, mais plus efficacement? Une solution à la mode : le sommeil polyphasique qui, dans sa forme extrême, remplace la traditionnelle nuit de sommeil par six siestes de 20 à 30 minutes, réparties sur 24 heures. Marie-Pier Élie jette un éclairage scientifique sur cette pratique controversée qui fait beaucoup jaser sur internet.

Quand on ne dort pas assez, un des symptômes principaux est le manque de mémoire. Des souris à qui on a empêché de dormir ont vu leur mémoire amoindrie, rapporte Pascal Forget. La cause neurobiologique : une certaine enzyme dont la concentration serait trop élevée, mais dont l'effet peut être corrigé grâce à un médicament. À long terme, le manque de sommeil peut entraîner des problèmes de santé physique, mais aussi mentale.

Véronique Morin, quant à elle, parle de détresse psychologique, pouvant mener à la bipolarité et à la dépression. Jamais l'expression « sommeil réparateur » n'a été aussi bien employée!

À la recherche des gènes de l'asthme.

À la recherche des gènes de l'asthme.

Épisode 70

L’asthme est en recrudescence partout en Amérique du Nord. On sait maintenant que cette maladie est d'origine génétique, mais qu'elle est déclenchée par des facteurs environnementaux. Pour y voir plus clair, l'équipe de la généticienne Catherine Laprise a construit une biobanque d’échantillons provenant de personnes asthmatiques du Saguenay.
Près de 200 gènes seraient associés à cette maladie complexe. Anne-Marie Madore, chercheuse liée au projet, s’est intéressée aux gènes des macrophages alvéolaires, des cellules pulmonaires dont le rôle est d'éliminer les bactéries et cellules qui ne fonctionnent pas normalement. Or, chez les asthmatiques, ces macrophages seraient dysfonctionnels. « Le but ultime de nos recherches est de permettre de dépister la maladie et d’intervenir sur les facteurs environnementaux avant qu’il ne soit trop tard, mais aussi de trouver des cibles thérapeutiques », explique Catherine Laprise.

Un nouvel antibiotique qui déjoue la résistance des bactéries.

Un nouvel antibiotique qui déjoue la résistance des bactéries.

Émission 66

L'hôpital... Là où l'on guérit les maladies, mais aussi, là où on en attrape! Des maladies dites nosocomiales, comme l'infection au C. difficile, bactérie hypervirulente et multirésistante. Pour enrayer ce fléau, on n’attend rien de moins qu'une découverte spectaculaire... Et les découvertes les plus spectaculaires arrivent souvent presque par accident...

Dans son laboratoire de l'Université de Sherbrooke, Daniel Lafontaine s'intéressait à la biologie fondamentale et au fonctionnement d'une structure bien particulière, tapie au fond de chacune des cellules vivantes : un type d'ARN messager que l'on appelle riboswitch ou riborégulateur. Jusqu'au jour où son étudiant postdoctoral découvre que le riboswitch est le talon d'Achille des bactéries. Un point vital pouvant devenir la cible de nouveaux antibiotiques, capables de mettre K.O. les bactéries les plus résistantes…

Anxiété chez les jeunes et troubles du sommeil.

Anxiété chez les jeunes et troubles du sommeil.

Émission 66

Le trouble d’anxiété est le problème de santé mentale le plus répandu chez les jeunes. Pour les aider à se calmer, Tommy Chevrette, kinésiologue au Centre de recherche Fernand-Seguin du site Rivière-des-Prairies, a mis au point un programme d’activités à haut taux d’adrénaline.

En discutant avec les enfants, le kinésiologue a constaté que plusieurs d’entre eux n’avaient pas un sommeil réparateur. Dans le but de comprendre le lien entre le trouble de l’anxiété chez les enfants et le sommeil, Tommy Chevrette s’est associé avec un expert en la matière, Roger Godbout, psychologue et responsable du Laboratoire et de la Clinique du sommeil de l’Hôpital Rivière-des-Prairies, à Montréal. Les premiers résultats de la recherche démontrent que le sommeil des jeunes sujets anxieux présente plusieurs anomalies. Or, moins les enfants dorment bien, moins ils réussissent à bien intégrer leurs apprentissages scolaires, plus ils sont anxieux. Les scientifiques cherchent maintenant des moyens de briser ce cercle vicieux.

Comprendre le mécanisme cérébral de la dépendance.

Comprendre le mécanisme cérébral de la dépendance.

Épisode 65

Elle peut être aux drogues dures, au tabac, à l’alcool, au jeu, à la nourriture, ou même à l’affection. La dépendance peut prendre différentes formes, mais pour tenter de comprendre ses mécanismes, le Dr Marco Leyton, professeur de psychiatrie à l’Université McGill, s’est intéressé à l’une des substances qui provoquent les plus fortes servitudes connues : la cocaïne.

Grâce à l’imagerie cérébrale, son équipe a observé directement l’effet de la cocaïne dans le cerveau des patients. Résultat : la drogue stimule fortement la libération de dopamine dans le cerveau. Mais ce n’est pas tout : bloquer la production de ce neurotransmetteur provoquerait une baisse importante de l’« appétit » des participants pour cette drogue. Ces résultats ouvrent la porte à des traitements de la dépendance à tous types de substances. Car que ce soit les sucreries, le poker ou le tabac, c’est toujours la dopamine qui est au rendez-vous.

La stimulation transcrânienne : une nouvelle thérapie prometteuse

La stimulation transcrânienne : une nouvelle thérapie prometteuse

Épisode 64

Des hémiplégiques qui se remettent à marcher; des patients aphasiques qui recouvrent la parole; des amnésiques, la mémoire... Miracles? Non, plutôt prouesses d’un chercheur de l’Université Laval. Cyril Schneider est spécialiste d’une technique médicale très en vogue en science, appelée stimulation magnétique transcrânienne (SMT). Et pour cause : elle peut modifier de manière très précise la communication électrique entre les neurones du cerveau sans douleur. Il suffit pour cela d’appliquer une bobine de fil sur le crâne des patients! Et les maladies ciblées par la SMT sont nombreuses : dépression, insomnies, douleurs chroniques, Parkinson… La spécialité de Cyril Schneider : les fonctions motrices. Grâce à lui, une dizaine de patients peuvent désormais se déplacer sans leur canne!

Dans les labos d'ici et d'ailleurs: <br>
Communiquer avec des comateux

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Communiquer avec des comateux

Épisode 64

Les gens dans le coma ont-ils un certain degré de conscience? C'est une question cruciale parce que, si c’est le cas, leur entourage devra les consulter avant de prendre d’importantes décisions médicales les concernant.

Or, des chercheurs belges viennent de réussir à établir une véritable « conversation » avec des patients comateux, rapporte Marie-Pier Élie. La communication — non verbale bien sûr — s’est établie grâce à des techniques d’imagerie cérébrale. Le cas le plus spectaculaire : un jeune homme de 29 ans a pu répondre oui ou non aux questions des chercheurs en activant des zones spécifiques de son cerveau.

Cette expérience troublante soulève de grandes questions éthiques, estime Binh An Vu Van. De plus, elle remet en question les méthodes actuelles d’évaluation de conscience, basées sur la mesure des réflexes de base. Dans 40 p. cent des cas, les médecins ne parviennent pas à distinguer un état neurovégétatif d'un état de conscience minimale. Mais faudra-t-il passer tous les comateux au scanneur? Non, répond Thomas Gervais : une nouvelle technique peu coûteuse donne de très bons résultats. Il suffit de faire sonner un timbre, puis d’envoyer une petite bouffée d'air dans les yeux des patients. Après plusieurs essais, seuls ceux qui sont conscients peuvent anticiper le souffle. Idéal pour les pays en développement!

Une lumière bleue au secours des travailleurs de nuit.

Une lumière bleue au secours des travailleurs de nuit.

Émission 61

Le travail de nuit détraque l'horloge biologique des urgentologues, infirmières, pilotes d'avion, camionneurs, policiers, etc. Pour les cinq millions de Canadiens qui commencent leur journée alors que le soleil est déjà couché, ce dérèglement peut créer un terrain propice à l’apparition de plusieurs maladies. En collaboration avec le Service de police de la ville de Québec, le neurobiologiste Marc Hébert du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard, à Québec, teste l'efficacité d'un outil surprenant pour resynchroniser l’horloge biologique des travailleurs de nuit: la lumière bleue.

Un retard mental causé par une simple erreur sur un gène

Un retard mental causé par une simple erreur sur un gène

Émission 60

Romane est une petite fille de sept ans mignonne et enjouée. Mais, en l’observant, on se rend rapidement compte qu’elle souffre de retard mental. Au Québec, à chaque année, plus d’un millier d’enfants reçoivent un tel diagnostic. Le généticien Jacques Michaud, du CHU Ste-Justine à Montréal, s’intéresse aux cas plus mystérieux où les enfants ont une apparence normale par opposition à ceux qui s’accompagnent de signes physiques particuliers, comme dans le cas de la trisomie 21. Dans la plupart des cas, le retard mental est d’origine génétique. Et il est complexe : des centaines de gènes différents peuvent en être la cause. Mais parfois, comme dans le cas de Romane, une seule erreur sur un gène suffit pour enrayer la mécanique cérébrale.

L'autisme revu par la neuroscience.

L'autisme revu par la neuroscience.

Émission 59

Selon la médecine moderne, l’autisme est un retard du développement intellectuel. Et si c’était plutôt une autre forme d’intelligence? Le Dr. Laurent Mottron, chercheur en neurosciences cognitives à l’Université de Montréal, et Isabelle Soulières, chercheuse à l’Hôpital Rivière-des-Prairies, sont arrivés à cette conclusion. Cette équipe apporte un éclairage nouveau et émet une hypothèse originale à l’effet que l’autisme est en fait une façon différente de percevoir et de comprendre le monde et qui pourrait être mieux exploitée. Les deux chercheurs ont étudié les performances de patients autistes à un test d’intelligence.

Résultat : les autistes réussissaient souvent beaucoup mieux que la moyenne! Les zones du cerveau sollicitées lors de tâches intellectuelles ne sont pas les mêmes chez les autistes que chez le reste de la population, ce qui les amène à percevoir leur environnement différemment. Ainsi, plutôt que de souffrir d’une déficience, les autistes auraient plutôt des aptitudes insoupçonnées. En étudiant l’intelligence des autistes, le Dr. Mottron et son équipe espèrent comprendre comment aider ceux-ci à utiliser leur plein potentiel et adapter les méthodes d’enseignement à cette clientèle.

Douleur et méditation

Douleur et méditation

Émission 58

Les adeptes de la méditation s’entendent pour dire que cette activité leur procure un grand bien-être. Mais a-t-elle des effets tangibles sur le cerveau? Joshua Grant, un doctorant en neurosciences à l’Université de Montréal, s’est penché sur la question. Pratiquant lui-même la méditation zen depuis l’enfance, le jeune chercheur a voulu vérifier l’effet de celle-ci sur la douleur. Sous la supervision de Pierre Rainville, chercheur en neuropsychologie et spécialiste de la douleur à la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal, Joshua Grant a mené une étude comparant la perception de la douleur chez deux groupes, l’un pratiquant la méditation et l’autre non. En observant le cerveau des sujets, par imagerie fonctionnelle, les deux chercheurs ont constaté des changements bien réels sur les zones du cerveau associées à la douleur. La méditation zen, peut-être un nouvel espoir pour alléger la douleur chronique ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
Les limites des performances olympiques.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Les limites des performances olympiques.

Émission 52

« Plus vite, plus haut, plus fort », dit la devise olympique. Mais pendant combien de temps encore assisterons-nous à une amélioration des performances sportives? Pierre Chastenay en discute avec notre équipe de journalistes scientifiques.

Réparer une partie du système nerveux grâce à la neuro-ingénierie

Réparer une partie du système nerveux grâce à la neuro-ingénierie

Émission 51

Lorsqu’un grave accident se produit et que la moelle épinière est endommagée, une paralysie peut en résulter. Ce problème est dû à la disparition de la myéline, la couche isolante qui entoure le bras des neurones, appelé axone. Résultat : les neurones n’arrivent plus à se connecter entre eux et finissent par mourir.

Mais comment empêcher cette dégradation du système nerveux? Une équipe de neurologues de l’Université McGill, parmi les plus avant-gardistes au monde, croit pouvoir le restaurer de façon artificielle. L’équipe du docteur David Colman, tente de remplacer une section des neurones par des fibres de carbone, enduites d’une protéine spéciale destinée à favoriser la myélinisation. Les premiers résultats sont encourageants : en vase de Petri, les cellules de la myéline repoussent et créent des liens avec la fibre de carbone. Un premier pas vers un système nerveux artificiel!

 Les crèmes antirides sous la loupe des chercheurs

Les crèmes antirides sous la loupe des chercheurs

Émission 49

Une recherche québécoise a démontré que certaines crèmes antirides sont toxiques pour la peau. Cette recherche indépendante portait sur une classe de composés actifs de ces crèmes appelés amines, comme les DMAE, TEA et THPE. Les chercheurs ont découvert que lorsque ces composés sont mis en contact avec des cellules de peau dans un vase de Pétri, ces dernières se gonflent presque instantanément – ce qui confirme l’effet d’atténuation des rides promis par la publicité. Mais les amines tuent également une partie des cellules de la peau ou encore les empêchent de se multiplier. Reste maintenant à évaluer l’effet de ces crèmes directement sur la peau des consommateurs…

La Biobanque : une banque unique, véritable coffre-fort de la génétique au Québec.

La Biobanque : une banque unique, véritable coffre-fort de la génétique au Québec.

Émission 48

Une banque unique en son genre vient d’ouvrir ses portes au Québec : elle accueillera les échantillons de sang et d’urine de 20 000 Québécois. À la biobanque Génome Québec CAUR, à l’Hôpital de Chicoutimi, l’entreposage de l’ADN, représente tout un défi scientifique : robots qui manipulent l’échantillon, puits à ADN doté de codes barres uniques, entreposage dans les réservoirs d’azote liquide, etc.

Ces échantillons fourniront de précieuses informations sur la prédisposition génétique des Québécois à une foule de maladies: diabète, asthme, obésité, cancer, etc. La biobanque servira aussi à la mise en œuvre du projet Cartagène, une vaste enquête sur la génétique, mais aussi les habitudes de vie, l’environnement et la nutrition des Québécois. Son but: élaborer une véritable carte génétique du Québec qui permettra des campagnes de santé publique beaucoup mieux ciblées.

Traitement prometteur contre la sclérose en plaques

Traitement prometteur contre la sclérose en plaques

Émission 47

Une équipe de chercheurs de l’Université McGill est arrivée à éliminer la sclérose en plaques chez des souris grâce à un nouveau traitement immunosuppresseur. Curieusement, c’est tout à fait par hasard que Jacques Galipeau et son étudiant Moutih Rafei ont fait cette découverte. Il y a quelques années, ils travaillaient ensemble sur une protéine de synthèse qui devait stimuler le système immunitaire pour combattre les cellules cancéreuses. Mais, surprise : leur protéine semble avoir l’effet contraire : elle réduit l’immunité! Et si, a pensé Jacques Galipeau, on s’en servait pour traiter les maladies auto-immunes – provoquées par un système immunitaire trop actif – comme la sclérose en plaques? Ce qui s’annonçait comme un échec est devenu une découverte prometteuse!

Du nouveau sur l'obésité

Du nouveau sur l'obésité

Émission 46

L’obésité est un problème endémique dans les pays développés et la recherche est très active dans le domaine. Pierre Chastenay discute avec notre équipe de journalistes scientifiques des récentes découvertes et des traitements les plus prometteurs pour lutter contre ce problème de santé majeur.

Effacer des souvenirs : scientifiquement possible !

Effacer des souvenirs : scientifiquement possible !

Émission 45

On a longtemps cru que les souvenirs étaient emprisonnés à jamais dans le coffre-fort de la mémoire et qu’il était impossible de les effacer. Cette théorie est remise en question par Karim Nader, un jeune neuroscientifique de l'Université McGill. Ce dernier a démontré qu’on pouvait « déverrouiller » les souvenirs à long terme et les modifier. Ces résultats de recherche ont provoqué une onde de choc dans le monde scientifique! Le processus physiologique qui permet de modifier des souvenirs est appelé « reconsolidation ». Ces résultats récents nous permettent d’approfondir notre compréhension des réactions moléculaires avec lesquelles le cerveau contrôle les souvenirs. Des travaux qui donnent, entre autres, beaucoup d’espoir pour les personnes souffrant de chocs post-traumatiques.

Starbuck détrôné par la génomique bovine

Starbuck détrôné par la génomique bovine

Émission 45

Une des plus grandes vedettes de Saint-Hyacinthe n’est peut-être pas un humain, mais bien un taureau : Hanover Hill Starbuck. L’influence de Starbuck sur le cheptel Holstein – les vaches laitières noires et blanches – est tel qu’il est père, grand-père, ou aïeul de près de 80% des vaches canadiennes de cette race. Mais les performances de Starbuck pourraient bien être dépassées grâce à la génomique ! On assiste actuellement à une révolution dans le domaine de la sélection des taureaux reproducteurs Depuis quelques années, l’Alliance Boviteq, un consortium de recherche sur la reproduction bovine basé à Saint-Hyacinthe, travaille à mettre au point des tests génétiques permettant de prédire plus efficacement qui seront les meilleurs taureaux Holstein du Canada, un palmarès dans lequel a trôné Starbuck dans les années 80.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
prévoir et prévenir les pandémies

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
prévoir et prévenir les pandémies

Émission 45

Ces temps-ci, avec la présence du virus A(H1N1) chez nous, on entend souvent le mot « pandémie ». Une pandémie est une épidémie qui se propage sur tous les continents. Mais peut-on prévoir combien de personnes seront touchées par la grippe, par exemple, dans un certain coin du globe? Pierre Chastneay en discute avec notre équipe de journalistes scientifiques.

Les vertus médicinales des résidus de crabe des neiges de la Gaspésie

Les vertus médicinales des résidus de crabe des neiges de la Gaspésie

Émission 44

On le savait, le poisson et les fruits de mer, c’est bon pour la santé. Mais il y a plus : certains organismes marins renferment des composés aux propriétés non seulement préventives, mais peut-être aussi curatives. Et quoi de plus naturel pour les chercheurs de la Gaspésie et du Bas-St-Laurent que de s’intéresser à cette manne qui prolifère sous l’eau?

C’est l’approche des scientifiques de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et du Centre technologique des produits aquatiques (CTPA), à Gaspé. Ces «prospecteurs» de biomolécules marines se sont entre autre intéressés à l’hémocyanine du crabe des neiges, la protéine responsable du transport de l’oxygène dans l’hémolymphe – l’équivalent du sang – du crabe. Cette protéine a déjà démontré d’intéressantes propriétés immunostimulantes.

L’originalité de cette recherche qui mènera peut-être à la découverte d’un nouveau médicament anticancer, tient au fait que ce sont les résidus de crabes qui sont utilisés. Une récupération qui pourrait peut-être un jour sauver des vies!

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
la science derrière la gastronomie moléculaire

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
la science derrière la gastronomie moléculaire

Émission 44

Pierre Chastenay discute avec nos journalistes scientifiques d'un aspect méconnu - et alléchant - de la recherche scientifique : la gastronomie moléculaire,

Dépister l'Alzheimer  dans une simple goutte de sang

Dépister l'Alzheimer dans une simple goutte de sang

Émission 42

Tout le monde éprouve des pertes de mémoires en vieillissant. Mais pour certains, ces pertes de mémoire se transformeront progressivement en pertes de jugement, puis en démence précoce : des signes de la maladie d’Alzheimer. Encore aujourd’hui, la seule façon d’obtenir un diagnostic clair de cette maladie est de pratiquer une autopsie sur le patient et de constater la présence de plaques blanchâtres dans son cerveau.

Mais grâce aux travaux menés par David Burns, professeur de chimie à l’Université McGill et le Dr Howard Chertkow, directeur de la clinique de la mémoire à l’Hôpital général juif de Montréal, il sera bientôt peut-être possible de diagnostiquer l’Alzheimer à partir d’une simple goutte de sang, grâce à une technique appelée spectroscopie. Ce test pourrait permettre de dépister la maladie avant que ses symptômes les plus graves n’apparaissent.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
les dernières découvertes sur la douleur

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
les dernières découvertes sur la douleur

Émission 42

Le Québec est un véritable chef de file en recherche sur la douleur. Pierre Chastenay discute avec notre équipe de journalistes scientifiques des recherches québécoises les plus prometteuses dans ce domaine.

Au programme : les femmes sont-elles vraiment plus tolérantes à la douleur ? Comment mesurer la douleur ? Et comment l'alimentation influence-t-elle la perception de la douleur ?

Vers un traitement définitif du sida ?

Vers un traitement définitif du sida ?

Émission 41

Des chercheurs montréalais croient enfin avoir trouvé où se cache le virus du sida dans le corps des patients infectés. Cette découverte ouvre peut-être la porte à un traitement définitif de la maladie.

Un «Gatorade» québécois pour patineurs de vitesse

Un «Gatorade» québécois pour patineurs de vitesse

Émission 41

Un chercheur de l'Université Laval travaille au développement d'une boisson énergisante pour augmenter la performance de patineurs de vitesse.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
des solutions scientifiques pour contrer la pénurie d'isotopes médicaux

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
des solutions scientifiques pour contrer la pénurie d'isotopes médicaux

Émission 41

Pierre Chastenay discute avec notre équipe de journalistes des différentes avenues scientifiques qui pourraient aider à régler le problème de la pénurie d'isotopes médicaux, suite à la fermeture du réacteur nucléaire de Chalk River.

La spectroscopie à l'épicerie ? Peut-être bientôt possible !

La spectroscopie à l'épicerie ? Peut-être bientôt possible !

Émission 40

Dans les laboratoires d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, à St-Hyacinthe, des chercheurs utilisent la spectroscopie – une technique utilisée en astronomie, en chimie et en physique – pour calculer la concentration en lycopène des tomates et la valeur alimentaire de plusieurs autres aliments.

Le sommeil sous analyse pour dépister tôt la maladie de Parkinson

Le sommeil sous analyse pour dépister tôt la maladie de Parkinson

Émission 39

Les gens souffrant du Trouble comportemental en sommeil paradoxal bougent violemment lorsqu’ils dorment. Jacques Montplaisir, directeur du Centre de recherche sur le sommeil de l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal, vient de découvrir que ce trouble du sommeil pourrait être un signe avant-coureur de la maladie de Parkinson.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
le combat d'un père généticien pour sauver sa fille atteinte d'une maladie génétique rare

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
le combat d'un père généticien pour sauver sa fille atteinte d'une maladie génétique rare

Émission 38

Binh An Vu Van nous raconte le touchant combat d’Hugh Rienhoff, père d’une fillette qui est atteinte d’une maladie génétique inconnue des scientifiques. Elle en discute avec Pierre Chastenay, Pascal Forget et Thomas Gervais.

Des placentas contaminés

Des placentas contaminés

Émission 37

Des écotoxicologues de l'INRS s'inquiètent de la présence de contaminants dans les placentas humains.

Prévenir le stress chez les enfants de 12 ans

Prévenir le stress chez les enfants de 12 ans

Émission 34

Des recherches préliminaires effectuées par l’équipe de Sonia Lupien, du Centre d’Études sur le Stress Humain de l’hôpital Louis H. Lafontaine, à Montréal, ont démontré que le niveau de stress chez les enfants atteint un maximum à douze ans, au moment du passage de l’école primaire au secondaire. Selon les chercheurs, cette hausse marquée augmente chez les jeunes les risques de développer des maladies mentales, telles que des troubles d’anxiété, qui les suivront tout le long de leur vie. Un projet a donc été mis sur pied cette année pour voir s’il est possible d’intervenir auprès des jeunes de la 6e année pour prévenir ces problèmes. Le Centre d’Études a entamé une série de 12 ateliers pour les informer des effets du stress sur le corps et présenter diverses façons de diminuer ou d’éviter le stress. En mesurant le niveau de cortisol (l’hormone du stress), les chercheurs tentent de déterminer si le programme exerce un effet favorable sur le niveau de stress, le bien-être et la performance scolaire des enfants. Il s’agit d’une véritable étude scientifique de terrain !

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : le vieillissement, des mollusques ... aux humains !

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : le vieillissement, des mollusques ... aux humains !

Émission 34

Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses au Canada, ce qui alourdit le fardeau des établissements de santé. Des chercheurs canadiens – dont ceux de l’Université McGill - tentent maintenant de savoir pourquoi et comment on vieillit, dans le but éventuel de ralentir ce phénomène. Il s’agit d’une étude gigantesque, nous rapporte notre journaliste Véronique Morin : 50,000 personnes âgées de 45 à 85 ans seront suivies pendant vingt ans. Les scientifiques cherchent entre autres à découvrir quels facteurs sociaux, économiques et sociaux sont les plus souvent reliés à l’apparition de maladies comme le cancer ou l’Alzheimer.

Mais, les humains ne sont pas les seuls à vieillir : les mollusques du St-Laurent aussi! Marie-Pier Élie, qui se consacre principalement à la recherche scientifique issue des régions du Québec, nous apprend que l’un d’eux, le Quahog arctique peut vivre jusqu’à 400 ans. Le biologiste Pierre Blier de l’Université du Québec à Rimouski, veut percer le secret de sa longévité. Peut-être que les humains pourraient s’en inspirer pour vivre plus longtemps…

Parlant d’invertébrés, l'Arion subfuscus pourrait nous fournir une colle plus forte que toutes les super-colles existantes, nous dit notre chroniqueur Pascal Forget. En effet, la glu produite par ce genre de limaces contient une structure moléculaire qui la rend ultra-adhésive, même en présence d’eau. Les chimistes américains qui ont fait la découverte croient pouvoir la reproduire pour concevoir une colle pouvant être utile lors de chirurgies, pour remplacer les points de suture et les agrafes.

Enquête sur le tabagisme adolescent

Enquête sur le tabagisme adolescent

Émission 33

Dans une classe de secondaire cinq, plus des trois quarts des élèves ont déjà fumé une cigarette. Jeunesse oblige! Mais, de ce nombre, environ un tiers ne décrocheront pas du tabac et deviendront dépendants de la nicotine pendant plusieurs décennies. Pourquoi certains glissent-ils sur la pente de la dépendance, alors que d’autres, non? Et quelles sont les voies qui mènent à la dépendance? Ces questions intéressent au plus haut point Jennifer O’Loughlin, professeure au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal et responsable du projet NICO qui a pour mission de mieux comprendre la dépendance à la nicotine chez les jeunes. Une découverte a d’ailleurs surpris les chercheurs : la dépendance apparaîtrait dès les tout premiers mois de la consommation. « À quatre mois, il y a un point de non retour important, révèle Jennifer O’Loughlin. Les jeunes qui franchissent ce seuil continuent en général de fumer pendant des décennies.»

Le bleuet: un antidote au diabète?

Le bleuet: un antidote au diabète?

Émission 33

Depuis quelques années on entend dire que mettre de la couleur dans notre assiette est bon pour la santé. Des petits fruits colorés sont ainsi devenus des vedettes de l’alimentation. Les petits fruits comme les bleuets, les canneberges, les mûres, et autres, font donc l’objet d’intenses recherches pour prouver leurs valeurs thérapeutiques. On connaît leurs propriétés antioxydantes (ou anticancer) à cause des molécules phénoliques que l’on retrouve dans leurs tannins. Mais, attention : voilà qu’une recherche novatrice, confiée à deux étudiants en pharmacologie de l’Université de Montréal -Tri Vuong et Louis Martineau - a démontré que lorsqu’ils sont fermentés, certains petits fruits, et tout particulièrement le bleuet, pouvaient aussi s’avérer fort efficaces contre le diabète.

Un système d'imagerie du genou inspiré du monde du cinéma et des jeux vidéos.

Un système d'imagerie du genou inspiré du monde du cinéma et des jeux vidéos.

Émission 32

La capture de mouvements est une technique utilisée depuis plusieurs années dans les industries du cinéma et des jeux vidéos. Jacques De Guise, de l’École de technologie supérieure, a eu l’idée de s’en inspirer pour développer un appareil d’imagerie du genou en 3D. Contrairement à la radiographie ou l’imagerie par résonance magnétique, cet appareil permet de voir l’intérieur du genou en mouvement. Jusqu’à maintenant, son système a été testé sur plus de 1500 personnes éprouvant des problèmes de genou.

Régénérer certaines capacités intellectuelles des personnes âgées  grâce… l’exercice physique!

Régénérer certaines capacités intellectuelles des personnes âgées grâce… l’exercice physique!

Émission 31

Nous vivons aujourd’hui plus longtemps et en meilleure santé que jamais auparavant. Mais, qu’on le veuille ou non, en vieillissant, nous perdons des capacités tant sur le plan physique qu’intellectuel. Or, l’équipe de Louis Bherer, du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, vient de démontrer que l’exercice physique ralentit le déclin, non seulement du corps, mais aussi du cerveau! La pratique régulière d’un sport permettrait même de retrouver certaines capacités intellectuelles qu’on avait perdues. Voilà qui nous aidera à entrevoir le vieillissement avec optimisme…

Un nouvel appareil fabriqué à Montréal pour lutter contre le cancer du sein.

Un nouvel appareil fabriqué à Montréal pour lutter contre le cancer du sein.

Émission 31

À l’heure actuelle, la mammographie par rayons X est la méthode standard pour dépister le cancer du sein. Mais malgré cet examen, des cancers sont encore dépistés trop tard. De plus, faute d’appareils d’imagerie assez précis, le suivi de traitement pose également problème. Bonne nouvelle : des Montréalais ont créé un tout nouvel appareil qui scanne le sein à l’aide d’un rayon laser. Leur méthode serait sans danger, sans douleur et peut-être plus efficace que les méthodes d’imagerie actuelles. Une nouvelle arme de pointe pour combattre le cancer du sein est née!

Penser fait-il engraisser?

Penser fait-il engraisser?

Émission 30

Nous passons de plus en plus de temps assis devant nos ordinateurs, tentant de résoudre des problèmes de plus en plus complexes. Au cours du vingtième siècle en Occident, le travail a subi une transformation: il est de moins en moins physique et de plus en plus intellectuel. Ces changements ont des répercussions sur notre métabolisme. Au-delà des calories non dépensées à cause de la sédentarité, le travail intellectuel ferait aussi augmenter la consommation de nourriture. Penser fait-il engraisser ? C’est ce qu’auraient démontré l’équipe du physiologiste Angelo Tremblay, de l’Université Laval. Selon ces chercheurs, le travail intellectuel serait un des facteurs qui expliquerait l’épidémie actuelle d’obésité.

Un nouveau laboratoire pour combattre les pathogènes pouvant contaminer la viande.

Un nouveau laboratoire pour combattre les pathogènes pouvant contaminer la viande.

Émission 30

A l’été 2008, des viandes froides produites en industrie ont été contaminées par la bactérie listeria, un triste événement qui a fait une vingtaine de victimes au Canada. Pour éviter que de tels incidents se produisent, un tout nouveau laboratoire a été créé à l’Université Laval: le Laboratoire de microbiologie des viandes, dirigé par la microbiologiste Linda Saucier. Sa mission consiste à mettre au point de nouvelles méthodes antibactériennes. Pour l’instant, les plus prometteuses nous viennent de la nature: on parle d’huiles essentielles - du thym, de la citronnelle, de l’origan et du clou de girofle – et même… d’un extrait de carapace du crabe !

Traiter le déficit d'attention sans médicament.

Traiter le déficit d'attention sans médicament.

Émission 29

Dans nos écoles, les enfants chez qui on dépiste un déficit d’attention sont de plus en plus nombreux. L’utilisation de médicaments comme le Ritalin, qu’on prescrit pour ce genre de problème, connaît elle aussi une hausse fulgurante. Mais y aurait-il des façons non médicamenteuses d’aider ces enfants à mieux se concentrer en classe? C’est ce que tentent de développer Amir Raz, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neuroscience cognitive de l’attention, et Marie-Claude Guay, chercheure associée à la Clinique des troubles de l’attention de l’Hôpital Rivière-des-Prairies, à Montréal.

L’ère de la génomique personnelle est commencée !

L’ère de la génomique personnelle est commencée !

Émission 28

Au Québec, il est maintenant possible de passer des tests génétiques pour connaître notre prédisposition à certaines maladies, comme le cancer du sein, le diabète ou la fibrose kystique. Mais pour certaines personnes, ces informations ne suffisent pas. Voulant en savoir plus, elles se tournent vers des compagnies américaines qui offrent, via Internet et en échange de quelques centaines de dollars, une analyse complète de leur code génétique. Pavel Hamet, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génomique prédictive, nous met en garde contre les dérives possibles de cette nouvelle tendance. L’ère de la génomique personnelle commerciale est à nos portes!

Un traitement révolutionnaire pour guérir le diabète sous étude à Montréal.

Un traitement révolutionnaire pour guérir le diabète sous étude à Montréal.

Émission 27

Un demi-million de Québécois souffrent du diabète et cette maladie est en train de devenir une véritable pandémie. Mais malgré toute la recherche dans ce domaine, le diabète demeure incurable. Cette situation pourrait changer : le docteur Lawrence Rosenberg de l’Université McGill teste présentement un nouveau médicament qui stimule la régénération des cellules du pancréas qui sont défectueuses chez les diabétiques. Ce nouveau traitement pourrait libérer les diabétiques des injections d’insuline… et peut-être même guérir complètement la maladie !

Lire avec les couleurs.

Lire avec les couleurs.

Émission 27

C’est l’histoire d’une élève de l’École Jacques-Ouellette, à Longueuil, nommée Kasandra, et qui voulait apprendre à lire et à écrire. Une histoire banale ? Pas quand on sait que cette jeune fille est presque aveugle et pratiquement dépourvue de toute sensibilité au bout des doigts, ce qui l’empêche d’apprendre le braille. Alors comment faire? En voulant aider Kasandra à relever ce défi, ses professeurs ont participé au développement d’un logiciel qui traduit les lettres en couleurs ! Ce système pourra maintenant servir à d’autres enfants également handicapés visuels.

Un test biologique pour mesurer et prévenir le stress au travail.

Un test biologique pour mesurer et prévenir le stress au travail.

Émission 25

Dépression, burn out ou épuisement professionnel : au Canada, ces maladies sont la cause numéro un d’absentéisme au travail. Or, les experts savent maintenant que ces problèmes de santé sont le résultat d’une exposition soutenue ou chronique au stress. La neuropsychologue Sonia Lupien, de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, s’est intéressée à ce grave problème de société. Avec l’épidémiologiste Pierre Durand, elle a entamé la plus vaste étude jamais réalisée au pays, sur 3000 travailleurs répartis dans 60 entreprises québécoises. Leur but : diagnostiquer le stress au travail… avant qu’il ne soit trop tard !

La maladie de Lyme menace-t-elle le Québec ?

La maladie de Lyme menace-t-elle le Québec ?

Émission 24

La maladie de Lyme, qui sévit aux États-Unis, aurait déjà traversé nos frontières. Puisque cette maladie est transmise par un insecte - la tique du chevreuil – l’équipe du docteur François Milord, de l’Institut de la santé publique du Québec, tente d’étudier sa progression sur notre territoire pour identifier les zones les plus touchées et évaluer le risque de contracter la maladie. Notre équipe a suivi une opération scientifique sur le terrain, pour constater que la tique du chevreuil serait bel et bien installée chez nous, à cause du réchauffement climatique.

Science citoyenne <br>
La pollution lumineuse peut-elle nuire à la santé?

Science citoyenne
La pollution lumineuse peut-elle nuire à la santé?

Émission 23

La pollution lumineuse, c’est cette surabondance d’éclairage qui nous empêche d’admirer le ciel étoilé. Elle nuit particulièrement aux astronomes; c’est pourquoi les municipalités situées autour de l’Observatoire du Mont-Mégantic ont pris des mesures draconiennes pour diminuer l’intensité de leur éclairage nocturne. Mais, selon l’astrophysicien Martin Aubé, de l’Université de Sherbrooke, la pollution lumineuse pourrait aussi perturber la faune, la flore et même la santé humaine. Voilà qui a suscité l’intérêt de Jacques Blais, le maire de la petite municipalité de La Patrie, située au pied du Mont-Mégantic!

Chronique fausses vérités : <br>
L'hypnose a-t-elle des bases scientifiques ?

Chronique fausses vérités :
L'hypnose a-t-elle des bases scientifiques ?

Émission 23

L’hypnose est-elle plus que ce qu’on voit dans les numéros de cabaret ou lors des thérapies parfois douteuses? S’agit-il d’une approche thérapeutique légitime et scientifiquement prouvée ? Qu’en est-il vraiment? Notre journaliste scientifique Noémi Mercier fait le point sur la question.

La science au service des personnes âgées au volant.

La science au service des personnes âgées au volant.

Émission 23

Avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes âgées qui sillonnent nos routes est à la hausse… tout comme le nombre de collisions dans lesquelles elles sont impliquées! Normal: les réflexes s’émoussent avec les années et conduire une voiture est une tâche exigeante, tant sur le plan cérébral que moteur. Que faire? Plutôt que retirer d’office le permis de conduire des conducteurs passé un certain âge, l’équipe de Normand Teasdale, du Groupe de Recherche en Analyse du Mouvement et Ergonomie, à l’Université Laval, a une autre solution : ils veulent comprendre ce qui se passe dans la tête et le corps du conducteur âgé pendant qu’il conduit, dans le but de rééduquer ses réflexes.

Crise d'adolescence  : une tempête dans le cerveau des ados !

Crise d'adolescence : une tempête dans le cerveau des ados !

Émission 22

Comment expliquer les sautes d’humeur et les comportements parfois déroutants de nos adolescents ? Oui, les hormones y sont pour quelque chose, mais il y a plus nous disent les neurologues. L’équipe d’Alan C. Evans, biophysicien et directeur du centre de recherche McConnell, à l’Université McGill, a scruté le cerveau de centaines d’adolescents pendant neuf ans. Cette gigantesque étude a permis de constater l’immense plasticité du cerveau pendant cette étape cruciale de la vie humaine. Et c’est une véritable tempête neuronale que l’imagerie par résonance magnétique a révélée!

Un super vaccin contre la grippe en préparation dans un laboratoire de Québec.

Un super vaccin contre la grippe en préparation dans un laboratoire de Québec.

Émission 21

Les vaccins actuels contre la grippe ne sont pas encore à la hauteur de ce virus qui revient à chaque année. L’influenza est un ennemi coriace contre lequel les chercheurs tentent de développer une arme vraiment efficace. Mais ce super-vaccin est en préparation dans un laboratoire de Québec. Une bonne nouvelle, d’autant plus que de nombreux experts parlent d’une pandémie de grippe à venir, c’est-à-dire une épidémie à l’échelle de la planète. La grippe sera-t-elle un jour une histoire du passé?

Chronique fausses vérités : le téléphone cellulaire est-il dangereux pour la santé ?

Chronique fausses vérités : le téléphone cellulaire est-il dangereux pour la santé ?

Émission 20

Il est de plus en plus question des dangers reliés à l’utilisation du téléphone cellulaire. Dangers pour la santé et en particulier en ce qui a trait au cancer. Mais qu’en est-il vraiment? Notre journaliste Noémi Mercier fait le point sur les dernières recherches scientifiques sur le sujet.

Schizophrénie et bipolarité : deux maladies apparentées ?

Schizophrénie et bipolarité : deux maladies apparentées ?

Émission 19

Le trouble bipolaire et la schizophrénie sont deux troubles mentaux traditionnellement considérés comme bien distincts l’un de l’autre. Mais des nouvelles recherches suggèrent que ces deux pathologies partagent des mécanismes génétiques et biochimiques communs. C’est ce qu’a démontré Martin Beaulieu, le jeune directeur de la Chaire de recherche du Canada en psychiatrie moléculaire. La psychiatrie moléculaire est une nouvelle discipline qui plonge au coeur du cerveau, jusque dans ses molécules, et qui promet de révolutionner notre définition des maladies mentales et peut-être la psychiatrie au grand complet !

Décrypter le génome du cancer pour mieux vaincre cette maladie

Décrypter le génome du cancer pour mieux vaincre cette maladie

Émission 18

Une personne sur quatre au Québec développera un cancer au cours de sa vie. Malgré les milliards de dollars investis en recherche, le cancer demeure encore indompté. Mais des scientifiques veulent maintenant attaquer la cellule cancéreuse dans ce qu’elle a de plus intime : son code génétique. Ces chercheurs font partie d’un gigantesque effort international pour décrypter le code génétique de 50 différents types de cancer. Parmi cette équipe de scientifiques, se trouve un grand généticien québécois et son rêve d’en arriver un jour à des traitements beaucoup plus efficaces.

Les cauchemars sont-ils bénéfiques? Des chercheurs croient que oui!

Les cauchemars sont-ils bénéfiques? Des chercheurs croient que oui!

Émission 17

Personne n’aime faire des cauchemars. Mais une recherche réalisée par des neuropsychologues montréalais vient jeter un nouvel éclairage sur cette expérience nocturne désagréable. Selon eux, les cauchemars seraient utiles pour le maintien de notre équilibre émotionnel. Les chercheurs du Laboratoire des rêves et cauchemars du Centre du sommeil de l’hôpital du Sacré Cœur nous expliquent pourquoi ces rêves terrifiants pourraient avoir un effet bénéfique.

La biologie des systèmes, une façon toute nouvelle de comprendre et guérir le corps humain.

La biologie des systèmes, une façon toute nouvelle de comprendre et guérir le corps humain.

Émission 17

Une nouvelle façon de concevoir la biologie est née. On l’appelle “biologie des systèmes”. Son but: éliminer un jour les maladies complexes, comme le cancer, le sida ou même le retard mental. Comment ? En étudiant toute la machine humaine dans sa globalité. Mais avant d’y arriver, cette nouvelle géneration de biologistes doit comprendre comment les centaines de milliers de molécules du corps humain communiquent et interagissent ensemble. Une tâche colossale!

Éviter la prise d'antibiotiques grâce à une simple molécule

Éviter la prise d'antibiotiques grâce à une simple molécule

Émission 15

Le chimiste René Roy de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a réussi un véritable exploit : construire une molécule capable de piéger des bactéries infectieuses comme la C.difficile ou la E.coli. Sa molécule pourrait remplacer les antibiotiques lors des tous premiers stades d’une infection. On pourrait aussi l’utiliser, par exemple, dans les hôpitaux pour protéger les patients contre les infections nosocomiales. La molécule de René Roy permettra donc peut-être un jour d’avoir moins souvent recours aux antibiotiques. Une bénédiction, surtout quand on sait que la résistance aux antibiotiques est un grave problème de santé publique !

Existe-t-il une biologie du suicide ?

Existe-t-il une biologie du suicide ?

Émission 14

De tous les peuples du monde, les Québécois sont parmi les plus touchés par le suicide. Ce phénomène a longtemps été uniquement perçu comme un problème social, psychologique ou psychiatrique. Ces facteurs demeurent importants dans la compréhension du suicide. Mais des scientifiques commencent à s’interroger sur les bases biologiques qui prédestineraient certains individus à adopter des comportements suicidaires. Le Groupe McGill d’études sur le suicide (GMES) à Montréal s’est lancé un ambitieux défi. Il veut trouver des marqueurs biologiques qui pourraient aider à dépister les individus les plus à risque à se suicider.

Peut-on vivre jusqu'à 100 ans ? <br>
Une entrevue en studio avec Judes Poirier

Peut-on vivre jusqu'à 100 ans ?
Une entrevue en studio avec Judes Poirier

Émission 12

Dans les pays industrialisés, on vit de plus en plus longtemps. Quelques êtres humains atteignent les 120 ans, mais rarement plus. Est-ce que les progrès de la science nous permettront un jour de dépasser cette barrière? Judes Poirier, directeur du programme de recherche sur le vieillissement de l'Institut Douglas, nous aide à répondre à ces questions.

Le point sur les probiotiques

Le point sur les probiotiques

Émission 12

Bacillus Bifidus, Lactobacillus acidophilus... Dans nos supermachés, de nouveaux mots sont apparus sur les étiquettes de pots de yogourts. Ces noms exotiques sont ceux des probiotiques, de bonnes bactéries que l’on ajoute aux aliments. Les probiotiques suscitent en ce moment un véritable engouement dans la population. Mais qu’est-ce que la Science en dit vraiment? Où en est la recherche ?

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Une nouvelle méthode de congélation d'ovules : 
un pas de plus en reproduction humaine

Une nouvelle méthode de congélation d'ovules : un pas de plus en reproduction humaine

Émission 11

Pour une femme, un diagnostic de cancer peut entraîner une deuxième mauvaise nouvelle: l'infertilité. En effet, certains traitements - comme la chimio ou la radiothérapie - détruisent parfois de façon définitive les ovules présents dans les ovaires. La solution : congeler les ovules pour usage ultérieur. Mais jusqu'à récemment, les techniques de congélation ne donnaient pas de bons résultats. Une équipe de l’Université McGill vient de mettre au point un nouveau procédé beaucoup plus efficace, qui redonne espoir aux femmes victimes de cancer.

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Chronique fausses vérités : les conseils-santé de nos parents... entre science et gros bon sens

Chronique fausses vérités : les conseils-santé de nos parents... entre science et gros bon sens

Émission 10

Dans le domaine de la santé, certaines recommandations sont transmises par les parents à leurs enfants de génération en génération, sans que l’on sache si elles ont vraiment des bases scientifiques. Notre chroniqueuse Noémi Mercier passe en revue quelques-uns de ces conseils pour en évaluer la validité scientifique.

L'environnement aurait une influence sur nos gènes: la révolution de l'épigénétique.

L'environnement aurait une influence sur nos gènes: la révolution de l'épigénétique.

Émission 9

À l’hôpital Douglas, à Montréal, des chercheurs ont découvert que les bébés rats qui ont été abondamment léchés par leur mère réagissaient mieux aux situations stressantes et étaient en meilleure santé rendus à l’âge adulte. En analysant l’ADN de ces rats, les scientifiques se sont rendu compte que l’affection de la mère avait eu un impact permanent sur les gènes des bébés. Or, on croyait jusqu’à maintenant que les gènes étaient invariables et immuables! Cette nouvelle révolution scientifique s’appelle : épigénétique.

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L'estime de soi sous analyse scientifique

L'estime de soi sous analyse scientifique

Émission 9

Le stress a des effets très dommageables sur la santé. On connaît de plus en plus les facteurs qui augmentent le niveau de stress et l’un d’eux serait l’estime de soi. Avoir une image négative de soi et le sentiment de ne pas être à la hauteur des défis que la vie apporte peuvent créer des tensions chez un individu. L’estime de soi est donc prise de plus en plus au sérieux par les chercheurs. Un groupe de l’Université McGill s’y intéresse et cherche des moyens de la modifier… à la hausse!

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Ozone, ultraviolets : des traitements-chocs pour l'eau potable

Ozone, ultraviolets : des traitements-chocs pour l'eau potable

Émission 8

Dans notre verre, l’eau est transparente, mais que contient-elle ? Année après année, de nouveaux polluants apparaissent dans nos cours d’eau. Par exemple, on trouve dans certains secteurs de la rivière des Mille-Iles, au nord de Montréal, des parasites difficiles à éliminer… Mais qui dit nouveaux problèmes, dit nouvelles solutions! Les espoirs convergent vers l’École Polytechnique de Montréal, où des chercheurs mettent au point des techniques de pointe pour traiter l’eau potable.

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L'ouïe extraordinaire des aveugles enfin expliquée

L'ouïe extraordinaire des aveugles enfin expliquée

Émission 8

Les personnes aveugles percevraient mieux les sons que les personnes voyantes. Ça, on s’en doutait depuis longtemps, mais personne ne l’avait prouvé scientifiquement. C’est maintenant fait ! Le Centre de recherche en neuropsychologie et cognition (CERNEC), de l’Université de Montréal, dirigé par Franco Lepore, a mis en lumière les capacités auditives surprenantes des personnes non-voyantes. Ces découvertes ont aussi permis aux chercheurs d’en connaître davantage sur l’extraordinaire plasticité du cerveau humain !

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Des médicaments sur mesure pour chaque patient ?
Les promesses de la pharmacogénomique.

Des médicaments sur mesure pour chaque patient ? Les promesses de la pharmacogénomique.

Émission 7

Aucun médicament ne convient à tous les patients. La plupart entraînent des effets secondaires, parfois sérieux. Comment réduire les effets indésirables des médicaments? En pharmacologie, les yeux des chercheurs se tournent vers la génétique. La combinaison de ces deux disciplines a donné naissance à une nouvelle science : la pharmacogénomique. Le Québec inaugurera très bientôt l’un des premiers centres de pharmacogénomique au monde. On y fait déjà de la recherche de pointe qui vise à développer une médecine personnalisée, adaptée aux gènes de chaque patient.

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L'efficacité des antidépresseurs remise en question:
une entrevue en studio avec Yola Moride

L'efficacité des antidépresseurs remise en question: une entrevue en studio avec Yola Moride

Émission 7

Selon une étude récente, les antidépresseurs seraient moins efficaces que ce qu’annonce la littérature scientifique. Dans les faits, les études cliniques qui arrivent à des résultats positifs par rapport à l’efficacité de ces médicaments sont plus souvent publiées que celles qui obtiennent des résultats négatifs ou douteux. Désinformation médicale? Yola Moride, présidente de la Société internationale de pharmaco-épidémiologie, fait le point sur cette troublante question.

Peut-on vaincre <em>définitivement</em> le cancer ? <br>
Une entrevue en studio avec Richard Béliveau

Peut-on vaincre définitivement le cancer ?
Une entrevue en studio avec Richard Béliveau

Émission 6

Depuis plusieurs décennies, des sommes colossales sont investies dans la recherche de traitements contre le cancer. Malgré tout, cette maladie est le tueur numéro un au Québec - où elle touche une personne sur trois - et plusieurs types de cancer sont encore incurables.

En tant que titulaire de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l'UQAM, le docteur Richard Béliveau s’intéresse à la biochimie de la cellule cancéreuse depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui, il répond à une question dérangeante : peut-on vraiment gagner le combat contre le cancer?

Chronique fausses vérités : les vérités sur le rhume

Chronique fausses vérités : les vérités sur le rhume

Émission 6

« Attraper froid » : c’est une expression courante pour dire qu’on a contracté le rhume. Mais cette infection des voies respiratoires est-elle vraiment liée à une chute du thermomètre? S’agit-il d’une croyance populaire ou d’une vérité scientifique? Notre chroniqueuse Noémi Mercier, s’attaque aux mythes qui entourent le problème de santé le plus courant l’hiver au Québec.

Le point sur les cellules souches :
une entrevue en studio avec Jacques Galipeau

Le point sur les cellules souches : une entrevue en studio avec Jacques Galipeau

Émission 5

La maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, diabète : ces maladies sont aujourd’hui incurables. Mais des traitements inouïs pourraient devenir possibles grâce aux cellules souches - ces cellules qui auraient la capacité de régénérer n’importe quel tissu du corps humain: os, muscle, peau, etc. Le hic, c’est qu’elles sont prélevées sur des embryons, ce qui pose un sérieux problème éthique.

Mais dans les laboratoires, on travaille sur un autre type de cellules souches; celles qui existent déjà à l’état naturel dans les tissus adultes. Où en sont les recherches? À quand les premiers traitements? Le docteur Jacques Galipeau, fondateur du Groupe de recherche de McGill sur les cellules souches et la médecine régénérative, nous donne un cours de cellules souches 101 !

La scoliose traitée par des ingénieurs

La scoliose traitée par des ingénieurs

Émission 5

Une scoliose, c’est une déformation de la colonne vertébrale. Et corriger une telle déformation par chirurgie, c’est très délicat. Pour l’instant, il y a encore un côté très intuitif dans l’approche des chirurgiens – avec, pour conséquences, des résultats parfois variables. Mais Carl-Éric Aubin, un ingénieur de l’École Polytechnique de Montréal s’en est mêlé. Pour lui, la colonne vertébrale c’est comme n’importe quelle structure mécanique – un bâtiment ou un pont, par exemple – et on peut l’analyser avec le genre de logiciel qu’on utilise en génie mécanique. Nous verrons comment son simulateur de chirurgie augmentera peut-être les chances de succès des opérations pour ce type de problème.

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La maison intelligente du laboratoire DOMUS

La maison intelligente du laboratoire DOMUS

Émission 4

Dans un appartement niché au cœur de l’Université de Sherbrooke, ergothérapeutes, psychologues, informaticiens bâtissent l’intelligence de la maison du futur. Leur premier objectif ? Aider des personnes avec de légers déficits mentaux, de troubles cognitifs ou encore en perte d’autonomie, à habiter chez eux plus longtemps et de façon autonome.

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Chronique fausses vérités: la pensée positive guérit-elle vraiment

Chronique fausses vérités: la pensée positive guérit-elle vraiment

Émission 4

Comme à chaque semaine, « Le Code Chastenay » s’attaque à des croyances bien établies et démêle le vrai du faux. Aujourd’hui, nous parlons d’une question délicate et controversée : les effets thérapeutiques de la pensée positive. Peut-on vaincre le cancer uniquement par la pensée positive? Cette maladie est-elle causée par des conflits irrésolus ou des émotions refoulées? Notre chroniqueuse Noémi Mercier répond à ces questions.

La greffe de neurones

La greffe de neurones

Émission 3

Sur le bureau de Francesca Cicchetti, reposent les morceaux d’un cerveau humain. Ce cerveau appartient à une Américaine qui souffrait de la maladie de Huntington. Cette patiente avait accepté, il y a 10 ans, de se faire greffer des neurones extraits d’embryons. En disséquant son cerveau, Francesca découvre que même si la maladie a continué de progresser, la greffe elle a tenu le coup. C’est une première mondiale.
Et pour la recherche, une opportunité d’en connaître d’avantage.
Pour réaliser ce genre de greffe, les neurobiologistes ont besoin d’un grand nombre de neurones prélevés sur une trentaine d’ embryons humains. Sue le plan éthique, c’est très dérangeant et délicat. Mais Francesca Cicchetti, neurobiologiste du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), à Québec, a un nouvel espoir. Au printemps 2007, un chercheur du Laboratoire d’organogénèse expérimental (LOEX) - également à Québec - a fait les manchettes. Le docteur François Berthod a réussi à transformer une cellule de peau en neurone mature!

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Des robots dans le corps ?</br>
La nanorobotique au service de la médecine

Des robots dans le corps ?
La nanorobotique au service de la médecine

Émission 1

Imaginez une bille… mais, miniature que l’on ferait voyager dans le corps humain…
Cette bille devient un véhicule qui apporterait un médicament à l’endroit précis d’une tumeur ou d’une infection. Depuis toujours on cherche des moyens de corriger ou de prévenir les maladies graves qui affectent l’humain, comme le cancer par exemple. Certaines avancées ont été plus importantes que d’autres, mais les méthodes de traitement actuelles demeurent agressives et comportent des effets secondaires et des risques. La chimiothérapie est un exemple typique de traitement qui est efficace, mais qui le serait encore plus s’il pouvait être appliqué de façon très localisée, directement sur la tumeur cancéreuse et non pas sur l’ensemble de l’organisme. Mais des chercheurs de l’École polytechnique de Montréal et du Centre hospitalier de l’Université de Montréal ont réussi récemment une première mondiale en nanorobotique, ce qui ouvre la voie à une révolution en médecine. Avec la nanorobotique, où des micro-robots peuvent être injectés dans le corps à une échelle extrêmement petite.C’est la science qui se rapproche... de la fiction.

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