Le code Chastenay


Sciences humaines et sociales

(psychologie, éducation, histoire, archéologie)

La science, ce n'est pas seulement l'étude des molécules et le développement technologique : c'est aussi l'étude de la psyché humaine, des comportements individuels et de l'organisation sociale. Bienvenue dans le monde des sciences humaines et sociales ! L'équipe du code Chastenay s'intéresse aussi à ces phénomènes fascinants et aux travaux de recherche des scientifiques qui les étudient. Vous pouvez maintenant revoir plusieurs de ces reportages, ainsi que consulter les résumés de reportage, chroniques et entrevues sur les sciences humaines et sociales

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Du nouveau sur le sommeil

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Du nouveau sur le sommeil

Émission 204

Est-il vrai que ceux qui dorment plus gagnent un meilleur salaire?? Que manquer de sommeil fait prendre du poids?? Que certains non-voyants rêvent en images?? Que dormir 7 heures par nuit suffit?? L’équipe teste ses connaissances sur le sommeil et en acquiert de nouvelles en jouant à vrai ou faux.

Voir ce segment

Richard Tremblay, le chercheur qui a démontré que l'agressivité est innée

Richard Tremblay, le chercheur qui a démontré que l'agressivité est innée

Émission 203

L’homme naît bon, mais la société le corrompt : c’est ce qu’on a cru pendant 200 ans. Richard Tremblay, spécialiste du développement de l’enfant, vient de briser ce mythe. En étudiant des milliers d’enfants pendant des décennies, il a prouvé que l’agressivité est à son apogée autour de l’âge de... deux ans?! D’où l’importance d’intervenir le plus tôt possible.

Voir ce segment

Incursion dans le cerveau des bilingues

Incursion dans le cerveau des bilingues

Émission 202

À quel âge doit-on enseigner une langue seconde aux enfants?? Être bilingue favorise-t-il l’acquisition d’une autre langue?? Pour répondre à ces questions, la neuroscientifique Denise Klein, de l’Université McGill, sonde le cerveau des bilingues par imagerie. Elle a découvert, entre autres, qu’apprendre deux langues en bas âge modifie la structure cérébrale.

Voir ce segment

Comment la magie trompe notre cerveau

Comment la magie trompe notre cerveau

Émission 201

Comment les magiciens arrivent-ils à tromper notre cerveau?? Pour répondre à cette question, deux neuropsychologues de l’Université McGill qui sont aussi magiciens font des expériences avec des trucs de magie pour départager l’influence de différentes techniques de forçage dans les prises de décision de leurs sujets. Pour éventuellement mener au développement d’outils thérapeutiques en santé mentale.

Voir ce segment

Des cheveux témoins du stress

Des cheveux témoins du stress

Émission 200

On peut mesurer le stress d’une personne en calculant le taux de cortisol, une hormone de stress, dans sa salive, son urine et — nouveauté — dans ses cheveux?! Isabelle Ouellet-Morin, du Centre d’études sur le stress humain, tente de voir si les expériences de vie difficiles influencent cette mesure, dans les cheveux de centaines d’adolescents?!

Voir ce segment

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Les nouvelles découvertes sur le couple.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Les nouvelles découvertes sur le couple.

Émission 200

Avec la Saint-Valentin qui approche, les journalistes du Code Chastenay s’intéressent aux dernières trouvailles scientifiques sur le couple. Par exemple, Internet favoriserait la formation des couples?; les homosexuels en couple ont un taux de mortalité plus élevé que les hétérosexuels dans la même situation?; les enfants ne rendent pas les couples plus heureux.

Voir ce segment

Les bases biologiques de l’attente devant le plaisir

Les bases biologiques de l’attente devant le plaisir

Émission 199

Quelles sont les bases biologiques de l’attente devant le plaisir? La neuropsychologue Yogita Chudasama, de l’Université McGill, a découvert un lien entre le siège de la mémoire et le centre de la récompense, qui serait essentiel pour résister à la tentation. Un pas vers des futurs traitements contre les dépendances?!

Voir ce segment

Une lumière qui contrôle les rêves

Une lumière qui contrôle les rêves

Émission 195

Sonia Jego, doctorante en neurosciences à l’Université McGill, s’est donné pour mission d’identifier les neurones liés au sommeil paradoxal, la phase du sommeil pendant laquelle on rêve. Elle a réussi à insérer une fibre optique dans le cerveau de souris pour activer et désactiver les neurones ciblés. L’effet de cette technique appelée optogénétique est instantané : lumière orange, la souris rêve. Lumière bleue, elle ne rêve plus!

Voir ce segment

Les bateaux du fleuve et leurs effets sur les bélugas et baleines

Les bateaux du fleuve et leurs effets sur les bélugas et baleines

Émission 193

Il passe une vingtaine de bateaux par jour au large de Rimouski. Yvan Simard, océanographe à l’UQAR, a enregistré les bruits du trafic maritime grâce à des microphones posés au fond du fleuve St-Laurent. En combinant ces données avec celles de l’Atlas maritime, son équipe tente d’évaluer les effets de ces bruits sur les mammifères marins qui se servent de leur ouïe pour communiquer, chasser et se reproduire.

Voir ce segment

Capsule de Pierre Chastenay <br>
Cesser de fumer en dormant

Capsule de Pierre Chastenay
Cesser de fumer en dormant

Émission 193

Cesser de fumer en une nuit… impossible? Au cours d’une étude, des fumeurs ont inhalé l’odeur de tabac, suivie de celles d’œufs pourris et de poissons décomposés. Des sujets respiraient les odeurs durant leur sommeil alors que les autres le faisaient le jour, à l’état d’éveil. La nuit a porté conseil puisque le groupe nocturne a réduit sa consommation de tabac de 30 % dans la semaine qui a suivi l’expérience!

Voir ce segment

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
Les drogues de synthèse envahissent le marché.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Les drogues de synthèse envahissent le marché.

Émission 189

Aujourd’hui, avec des ingrédients et des recettes trouvés sur Internet, à peu près n’importe qui peut fabriquer des drogues de synthèse. Dans les dernières années, plus de 350 d’entre elles ont fait leur apparition. Qu’il s’agisse de marijuana synthétique - surnommée Spice - ou de médicaments transformés, les symptômes d’une surdose sont mal connus par le corps médical. Les organismes de santé publique, qui ont pour mission d’identifier ces nouvelles substances et leurs effets, sont toujours un pas derrière. Un phénomène inquiétant...

Voir ce segment

Peur réelle en milieu virtuel.

Peur réelle en milieu virtuel.

Émission 189

Dans une thérapie par exposition, les victimes vont revivre les émotions liées au traumatisme qu’elles ont vécu. En s’y exposant à nouveau, elles pourraient changer la signification de l’évènement. Pour permettre ce type de thérapie dans un cadre sécuritaire, l’équipe de Stéphane Bouchard, chercheur en psychologie à l’Université du Québec en Outaouais, a recréé de toutes pièces un décor virtuel qui permet à la victime de revivre la scène derrière des lunettes à vision 3D. Encore sur le banc d’essai, cet environnement pourrait bientôt être utilisé pour des thérapies bien réelles.

Voir ce segment

Des sociologues descendent dans la rue.

Des sociologues descendent dans la rue.

Émission 188

Quelles étaient les motivations profondes des étudiants lors des manifestations du printemps 2012? C’est ce qu’a voulu savoir la sociologue Julie-Anne Boudreau, de l’INRS-Centre Urbanisation Culture Société. Elle et son équipe ont installé un GPS et un bracelet biométrique à des militants, puis les ont accompagnés sur les lieux de protestation, un an après les événements. Or, la visite des lieux a suscité des émotions positives (solidarité, amitié, fierté) chez les étudiants, qui expliqueraient pourquoi ils sont restés si longtemps dans la rue.

Voir ce segment

Dans les labos d'ici et d'ailleurs: <br>
La vraie nature de l'homme de Néandertal.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
La vraie nature de l'homme de Néandertal.

Émission 186

Trapu, rustre et peu intelligent : voici comment on perçoit l’homme de Néandertal depuis plus de 200 ans. Mais selon de récentes découvertes, ce mythe n’aurait plus sa raison d’être. Dans une vingtaine de sites dans le monde, des archéologues ont mis à jour des cimetières néandertaliens, preuve que ces humains préhistoriques honoraient leurs morts et qu’ils avaient peut-être même une conception de l’au-delà. Le Néandertalien aurait aussi du goût et une dextérité proche de celle de l’Homo sapiens : on lui attribue en effet la fabrication de bijoux et la confection d’outils. Comme quoi, sous ses airs rustres, cet homme des cavernes avait peut-être une âme sensible....

Voir ce segment

L'érotisme... des rats !

L'érotisme... des rats !

Émission 184

À l’Université Concordia, les rats de laboratoire de Jim Pfaus n’ont rien d’autre à faire que de copuler toute la journée. Les recherches du neuropsychologue lui ont permis de découvrir que la sexualité de ces petits rongeurs est beaucoup plus qu’un simple acte de reproduction. « Leur cerveau sexuel est organisé de façon très similaire au nôtre », affirme-t-il. Par exemple, les rats mâles semblent davantage excités par ce qui mène à l’acte que par l’acte lui-même. Certains ont même développé une préférence érotique pour les rates portant une petite veste en tissu! Pour Jim Pfaus, le parallèle avec nous est frappant : « Les humains investissent beaucoup de temps dans la recherche d’un partenaire, la séduction et les préambules, alors que l’acte sexuel

Voir ce segment

Pause chatons

Pause chatons

Émission 183

Des chercheurs japonais ont démontré que de regarder des images de bébés animaux avant d’exécuter une tâche cognitive exigeante aiderait à la réussir mieux et plus vite. Ces images déclencheraient notre réflexe parental, ce qui nous rendrait plus vigilants, plus attentifs aux détails et plus concentrés. Les chatons d’internet ne sont donc pas que mignons!

Voir ce segment

Dans les labos d'ici et d'ailleurs: <br>
L'intimidation à l'école.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
L'intimidation à l'école.

Émission 183

Entre 5 et 10 % des jeunes subiraient de l’intimidation. Heureusement, de nouvelles découvertes scientifiques permettent de mieux comprendre le problème. D’abord, sans parler d’un profil-type comme tel, les enfants qui sont le plus souvent la cible de harcèlement sont les hyperactifs et ceux qui ont des difficultés d’autocontrôle. Et les effets à long terme sur leur santé physique et mentale peuvent être aussi graves que chez les enfants maltraités par leurs parents, nous apprend une étude parue récemment dans The Lancet Psychiatry. D’où l’importance de prévenir le problème le plus vite possible... Une piste de solution : l’application pour téléphone intelligent +Fort, développée par l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, qui permet aux jeunes de réagir au problème de façon constructive.

Voir ce segment

Dans les labos d’ici et d’ailleurs: <br>
Comment notre flore intestinale affecte notre santé mentale.

Dans les labos d’ici et d’ailleurs:
Comment notre flore intestinale affecte notre santé mentale.

Émission 181

Notre intestin est peuplé par des milliards de bactéries. Or, cet écosystème influencerait non seulement notre santé physique, mais aussi notre santé mentale. Surprenant? Oui, mais pas quand on sait que notre système digestif a son propre système nerveux — le système entérique — qu’on appelle d’ailleurs le deuxième cerveau du corps. Un déséquilibre dans la flore intestinale favorisant les « mauvaises » bactéries pourrait entraîner le diabète, l’obésité, mais aussi certaines maladies mentales. Par exemple, des souris nourries avec des « bonnes » bactéries ou probiotiques pendant 28 jours seraient devenues moins anxieuses et dépressives que les souris du groupe témoin. L’effet des probiotiques sur le cerveau a aussi été observé chez des femmes. Grâce à l’imagerie cérébrale, les chercheurs ont noté chez elles plus d’activité dans les zones associées aux émotions. Les « bonnes » bactéries pourraient-elles un jour être prescrites comme antidépresseurs?

Voir ce segment

Élucider les crimes grâce aux techniques de la balistique.

Élucider les crimes grâce aux techniques de la balistique.

Émission 180

Un homme est étendu par terre, sans vie. Il a reçu un coup de feu à la poitrine et une arme se trouve au sol à côté de lui. S’agit-il d’un meurtre ou d’un suicide? L’homme a-t-il été tué avec l’arme saisie ou une autre? C’est le genre de questions que se posent les spécialistes en balistique du Laboratoire de sciences judiciaires et médecine légale à Montréal. Le spécialiste Guillaume Arnet analyse toutes les pièces à conviction retrouvées sur les scènes de crime. Grâce à des techniques et appareils de pointe — comme le videocomparateur spectral —, le balisticien y trouvera toutes sortes d’indices qui lui permettront de reconstituer le fil des évènements.

Voir ce segment

Les mémoires de Brenda Milner.

Les mémoires de Brenda Milner.

Émission 178

Il y a de ces individus plus grands que nature. Brenda Milner est de ceux-là : à 96 ans, c’est une légende vivante. Tous les jours, elle se rend à son laboratoire de l’Institut et hôpital neurologique de Montréal, où elle supervise le travail de deux post-doctorantes. Deux jeunes femmes qui tentent de démystifier le fonctionnement de la mémoire en explorant les méandres du cerveau, tout comme le fait Brenda Milner depuis plus de 60 ans. Mais dans les années 50, les instruments de recherche étaient rudimentaires. Pour tenter de percer les mystères du cerveau, elle n’avait à peu près d’autre choix que d’effectuer des interventions extrêmement invasives sur les patients ou encore, d’attendre leur décès. Brenda Milner fut l’une des toutes premières à démontrer le rôle prépondérant des hippocampes dans le processus de mémorisation. Encore

Voir ce segment

L’hostilité : un trait de caractère mauvais pour la santé.

L’hostilité : un trait de caractère mauvais pour la santé.

Émission 176

Le tempérament hostile de certaines personnes peut les rendre malades car elles sont plus à risque de développer des maladies cardiovasculaires. C’est ce que tend à démontrer la chercheuse et professeure au département de psychologie de l’Université de Montréal, Bianca d’Antono. Elle mène une série d’études pour approfondir les liens entre l’hostilité, les réactions du système immunitaire et le métabolisme. Par ses études, elle découvre que les individus les plus hostiles portent dans leur sang davantage de certaines molécules inflammatoires et ces niveaux élevés faciliteraient le développement de plaques d’artériosclérose, facteur de risque important pour les maladies coronariennes. En comprenant comment l’hostilité contribue concrètement à la maladie, il sera possible pour les professionnels de la santé de mener d’entrée de jeu des interventions psychologiques ou comportementales afin d’en minimiser les impacts sur le corps de leur patient.

Voir ce segment

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
la science des sites de rencontre.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
la science des sites de rencontre.

Émission 176

40 millions de Nord-Américains fréquentent des sites de rencontre. Ces sites se basent de plus en plus sur des algorithmes mathématiques pour former les couples. Dans l’approche traditionnelle, les usagers doivent faire une description d’eux-mêmes et de la personne recherchée. Or, ces données peuvent être faussées par un manque d’honnêteté ou une mauvaise analyse de soi ou de ses désirs. Certains sites de rencontre comme Zoosk analysent ce que font leurs usagers et non ce qu’ils disent. Ils décryptent les profils des célibataires sur lesquels ils s’attardent – ce qui permet à ces sites de les mettre en contact avec des personnes plus conformes à leurs goûts.
Mais, devant ces algorithmes, certains scientifiques restent sceptiques. Selon eux, la meilleure façon de trouver l’âme sœur demeure la rencontre sur le terrain, un prospect à la fois. Le seul avantage des sites de rencontre serait de multiplier le nombre de rencontres, augmentant ainsi les probabilités de trouver son match parfait!

Voir ce segment

Le multitâche et l'âge

Le multitâche et l'âge

Émission 174

Nouvelles technologies obligent, pour le meilleur et pour le pire, le multitâche fait partie intégrante de nos vies. Mais en vieillissant, partager son attention entre plusieurs tâches devient de plus en plus difficile. Sylvie Belleville, neuropsychologue et directrice de la recherche à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, veut développer une méthode d’entraînement pour freiner et même renverser ce déclin. Avec trois groupes de volontaires, elle a testé l’efficacité de plusieurs types d’entraînement cognitif. Conclusion : la méthode la plus efficace serait celle dite d’attention modulée, qui demande au participant de faire varier de façon quantitative l’attention qu’il porte à deux tâches. De quoi donner de l’espoir à ceux qui veulent continuer à cuisiner en regardant les nouvelles... tout en parlant au téléphone.

Voir ce segment

Paléontologue d'un jour.

Paléontologue d'un jour.

Émission 173

Dans une carrière à La Prairie se cache un secret bien gardé. Le lieu qui ne contient pour le commun des mortels qu’un tas de roches est en fait une mine paléontologique presque inépuisable. Des milliards de fossiles vieux de 450 millions d’années s’y trouvent. Bien avant les dinosaures, tout le sud du Québec était recouvert par une mer tropicale. Les empreintes laissées sur des pierres par d’anciens crustacés — trilobites, des bivalves ou céphalopodes — ne demandent qu’à être découvertes par les curieux. Sous la supervision de Mario Cournoyer, paléontologue amateur et directeur du Musée de paléontologie et de l’évolution, notre reporter Pascal Forget part à la quête de fossiles. De la découverte de l’échantillon à son nettoyage et sa classification, Pascal s’initie avec bonheur à la paléontologie.

Voir ce segment

La survie en forêt à l'étude dans un laboratoire du Saguenay.

La survie en forêt à l'étude dans un laboratoire du Saguenay.

Émission 170

Comment améliorer les chances de survie d’une personne perdue en forêt? C’est la question que pose André-François Bourbeau, professeur émérite à l’Université du Québec à Chicoutimi et fondateur du Laboratoire d’expertise et de recherche en plein air (LERPA). En plus de tester l’efficacité de nombreuses techniques de survie présentées dans la littérature et d’en développer de nouvelles, le chercheur a mis au point une approche pour prendre les meilleures décisions possible en forêt malgré le stress et l’angoisse générés par la situation. Déjà, cette approche est enseignée à des travailleurs forestiers, des agents de la faune ou toute autre personne qui risque de se perdre en forêt.

Voir ce segment

Dans les labos d'ici et d'ailleurs: <br>
L'anxiété, le mal de la décennie.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
L'anxiété, le mal de la décennie.

Émission 167

Environ 12% des canadiens rapportent avoir des problèmes d’anxiété. Il s’agit de la maladie mentale la plus répandue au pays. Le trouble semble être causé par le dérèglement de plusieurs neurotransmetteurs, mais les scientifiques ne sont toujours pas capable exactement de mettre le doigt sur le bobo. Il est possible de passer des questionnaires en ligne qui seront un indicateur de si on est atteint, et des applications permettent de mieux se contrôler grâce à des images apaisantes et des techniques de respiration. Bref, on respire par le nez et on se calme!

Voir ce segment

Rats sous influence.

Rats sous influence.

Émission 165

Est-ce que l’environnement a un effet sur l’envie de consommer de l’alcool? C’est la question que se pose Nadia Chaudhri, chercheuse en psychologie expérimentale et en neurosciences à l’Université Concordia. Dans son laboratoire, la professeure a fait le test sur des rats progressivement habitués à boire de l’alcool. Résultat : même une fois complètement sevrés, les rats regagnent leurs vieilles habitudes dès qu’ils sont exposés à un stimulus dans un décor familier. L’étude permet d’expliquer pourquoi, après un séjour en centre de désintoxication, des personnes alcooliques font des rechutes de retour dans leur milieu naturel. Une recherche qui permettra peut-être d’améliorer les programmes de réadaptation.

Voir ce segment

Lac-à-l'étude

Lac-à-l'étude

Émission 164

Plusieurs lacs du Québec sont envahis par des plantes aquatiques et des algues bleues, ce qui empoisonne la vie des résidents et baigneurs. Richard Carignan, chercheur en limnologie à l’Université de Montréal, étudie ce phénomène de près dans les lacs des Laurentides. Phosphore et azote sont les deux composés organiques à surveiller. Les entreprises agricoles et les fosses septiques en déversent dans les lacs, ce qui fait proliférer la végétation lacustre, au dépens des poissons. Le biologiste collige plusieurs facteurs : la concentration de divers composés dans la colonne d’eau, l’étendue du bassin versant, ainsi que la profondeur et le relief des lacs. Ces données se retrouvent depuis peu dans un atlas en ligne, qui permet de suivre la santé des précieux lacs des Laurentides.

Voir ce segment

Des enfants et des écrans

Des enfants et des écrans

Émission 162

On sait que trop regarder la télévision n’est pas bon pour les enfants, mais quel est le nombre d’heures limite par jour? Pour des enfants de deux ans et demi, ça serait deux heures, affirme Linda Pagani, chercheuse en psychologie à l’Université de Montréal. Pour en arriver à ce constat, elle a analysé des données recueillies auprès de deux mille familles québécoises. Au moment d’entrer à la maternelle, les enfants qui dépassent cette limite seraient moins développés sur le plan cognitif, social et moteur. L’explication : l’écran ne stimule pas le cerveau de l’enfant de façon aussi complète que la réalité. De plus, cette surdose télévisuelle donne à l’enfant des habitudes sédentaires sur le plan intellectuel et physique. Et ces effets se feraient même sentir jusqu’en quatrième année...

Voir ce segment

Brillant de naissance ?

Brillant de naissance ?

Émission 161

On croit depuis longtemps que le quotient intellectuel ou QI d’une personne est immuable. Or, une découverte récente détruit ce mythe. L’équipe du docteur Sherif Karama, psychiatre et chercheur à l’Institut neurologique de Montréal, a analysé le cerveau d’une centaine d’enfants grâce à des techniques d’imagerie cérébrale. Il voulait savoir si l’intelligence peut se voir dans la morphologie même du cerveau. La réponse? Oui! L’épaisseur du cortex cérébral varierait en fonction du score obtenu à des tests de QI. Deux ans plus tard, l’équipe refait les tests et a droit à une deuxième surprise : non seulement dans certains cas les résultats de QI avaient changé — ce qui est étonnant en soi —, mais l’épaisseur du cortex s’était également modifiée. Reste à identifier les facteurs qui permettent de faire grimper son QI!

Voir ce segment

L'école à l'ère du clic

L'école à l'ère du clic

Émission 160

Les tablettes électroniques déferlent dans les écoles québécoises. Cet automne, près de 15,000 élèves avaient leur tablette sous le bras pour la rentrée. Auprès des jeunes, elles sont très populaires, mais leur permettent-elles de mieux apprendre? Quels usages les enseignants en font-ils? Quelles sont les approches pédagogiques les plus efficaces pour intégrer ce nouvel outil? Quels sont les pièges à éviter, les défis à relever? Pour répondre à ces multiples questions, Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et de la communication en éducation, mène présentement une grande enquête auprès de 6000 élèves et 300 professeurs.

Notre odorat sous influence.

Notre odorat sous influence.

Émission 159

Un vin nous paraîtra-t-il meilleur si nous croyons qu’il a coûté 50 dollars plutôt que dix? Et que dire de l’odeur d’un produit nettoyant présenté comme un parfum haut de gamme? Ces questions fascinent Johannes Frasnelli, expert de l’olfaction à l’Université de Montréal. Il veut savoir à quel point une étiquette négative ou positive – par exemple fromage parmesan ou vomi séché — influence notre perception d’une odeur. Aujourd’hui, le cobaye dans la chambre hyposensorielle est notre reporter Pascal Forget qui doit évaluer l’intensité des odeurs, leur agréabilité et leur « comestibilité », dès qu’une étiquette à connotation positive ou négative apparaît à l’écran. Selon les résultats obtenus sur une cinquantaine de sujets, notre odorat serait très influencé par les étiquettes.

Voir ce segment

Capsule de Pierre Chastenay : <br>
Un clown ? Où ça ?

Capsule de Pierre Chastenay :
Un clown ? Où ça ?

Émission 159

Jusqu’à quel point sommes-nous moins attentifs à ce qui nous entoure lorsque nous parlons au téléphone? Pour le savoir, des chercheurs américains ont épié près de 350 piétons traversant une intersection, pendant qu’au même moment, un membre de l’équipe déguisé en clown faisait de l’unicycle au milieu des passants. Résultats : ceux qui parlaient au téléphone ont beaucoup moins souvent remarqué le clown que ceux qui écoutaient de la musique ou marchaient avec un ami. Après avoir interdit le téléphone au volant, faudra-t-il maintenant l’interdire… aux piétons?

Voir ce segment

Les usagers du métro sous la loupe des sociologues

Les usagers du métro sous la loupe des sociologues

Émission 158

Aujourd’hui, trente cégépiens s’engouffrent dans le métro de Montréal avec leur professeur de sociologie. Leur but : observer les comportements des passagers. « Certains étudiants vont provoquer des situations d’inconforts chez les passagers, explique Vincent Paris, professeur de sociologie au cégep de St-Laurent. Par exemple, ils peuvent s’approcher d’une personne au-delà d’une distance jugée socialement acceptable. » Certaines peuvent aussi se « déguiser » en femme enceinte pour tester la courtoisie des passagers. Nous sommes ici dans ce que l’on appelle l’observation directe, une méthode en sociologie un peu tombée en désuétude, mais qui revient à la mode. « Elle offre un complément aux statistiques, qui sont à la base de la sociologie moderne », affirme le professeur. Ces informations qualitatives pourraient aider par exemple la Société de transport de Montréal à améliorer l’expérience des passagers, d’autant plus qu’une augmentation de l’achalandage de 40 % est prévue d’ici 2020...

Voir ce segment

Neurones sous influence.

Neurones sous influence.

Émission 158

La stimulation magnétique transcrânienne (SMT) est une technique qui permet d’activer ou désactiver certaines régions du cerveau grâce à un champ magnétique. Elle est déjà utilisée pour soulager les personnes atteintes de dépression profonde et des chercheurs croient qu’elle pourrait aussi servir à traiter la schizophrénie, la douleur chronique ou les acouphènes. Mais malgré son grand potentiel, la SMT fait peur. Pour la démystifier, notre reporter Pascal Forget a accepté de mettre son cerveau entre les mains du neupsychologue Hugo Théorêt, qui utilise cette technique dans son laboratoire du CHU Ste-Justine. On verra comment de courtes pulsations magnétiques feront bouger le doigt de Pascal à son insu et l’empêchera même d’écrire son nom!

Voir ce segment

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Doit-on s'inspirer des psychopathes pour réussir dans sa carrière ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Doit-on s'inspirer des psychopathes pour réussir dans sa carrière ?

Émission 157

Quand on dit psychopathe, on pense à Hannibal Lecter, le tueur en série du film « Le Silence des Agneaux » ou à Dexter de la série télévisée du même nom. Mais selon le livre « The Wisdom of Psychopaths », écrit par un chercheur en psychologie de l’Université Oxford, être légèrement psychopathe pourrait... nous aider dans notre carrière! Par exemple, l’absence d’empathie propre aux psychopathes facilite la tâche d’un chef d’entreprise qui doit licencier des employés. Le charme et la capacité à manipuler les gens peuvent s’avérer utiles dans la vente. Mais ce point de vue laisse sceptique le docteur Gilles Côté, psychiatre et directeur du Centre de recherche de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. Selon lui, d’autres caractéristiques des psychopathes, comme l’impulsivité et les comportements antisociaux, peuvent être de véritables handicaps dans la société. Après tout, les psychopathes représentent le tiers des prisonniers canadiens... Des études neurologiques ont démontré que les psychopathes présentent moins d’activation dans les zones du « cerveau social », qui gère nos interactions avec les autres. Ces études pourraient conduire à de nouvelles pistes thérapeutiques, car les traitements actuels connaissent peu de succès.

Dans le cerveau des somnambules.

Dans le cerveau des somnambules.

Émission 155

Un grand nombre de mythes circule autour du somnambulisme et le neurologue Alex Desautels est déterminé à faire la lumière sur ce trouble mal compris. Au Centre d'études avancées en médecine du sommeil (CEAMS) de l'hôpital du Sacré-Coeur, son équipe analyse l'activité cérébrale de somnambules coiffés d'électrodes le temps d'une nuit. Leurs observations leur ont permis de comprendre qu'il s'agit d'un problème de régulation de l'état du cerveau : certaines régions sont endormies, d'autres éveillées. Pour en savoir plus, les chercheurs veulent maintenant visualiser le cerveau des somnambules en action, grâce à une technique d'imagerie plus avancée, la tomographie par émission de positons. Ils veulent également explorer la piste génétique, puisque 80 % des somnambules ont au moins un parent qui l'est également. Tout ça pour ouvrir la porte à de meilleurs traitements.

Lettres attachées et détachées: un double apprentissage qui pourrait nuire aux enfants.

Lettres attachées et détachées: un double apprentissage qui pourrait nuire aux enfants.

Émission 153

La majorité des enfants du Québec apprennent d’abord à écrire en lettres détachées, en première année, puis en lettres attachées dès la deuxième année. Or, selon Isabelle Montésinos-Gelet spécialiste de la didactique à l’Université de Montréal, cette technique serait contre-productive. La chercheuse a demandé à 718 enfants répartis dans 54 écoles de la province de faire une série de tests. Trois groupes étaient à l’étude : un premier qui a appris uniquement la forme détachée, un deuxième groupe qui n'a appris que la forme attachée et un troisième groupe qui a appris les deux formes d’écriture, d’abord détachée en première année puis attachée en deuxième. Résultat : les jeunes de ce dernier groupe ont plus de difficulté que les autres à maîtriser l’orthographe des mots et la syntaxe des phrases. « Ce qu’on souhaite c’est automatiser le geste d'écrire pour que l'enfant n'aie plus à y penser, explique la chercheuse. Or si on change de type d’écriture, on ralentit ce processus. » Elle recommande donc de n’enseigner que la forme cursive aux enfants du primaire. Les conclusions de ces travaux sont présentement à l’étude au Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec.

Un test pour dépister l'amusie.

Un test pour dépister l'amusie.

Émission 151

Les amusiques ne perçoivent pas les fausses notes, sont incapables de reconnaître des mélodies familières et n’ont aucune oreille musicale. Pour eux, la musique n’est qu’un bruit agaçant et sans intérêt. Cette condition très rare, qui n’affecterait que 2 p. cent de la population, serait causée par une anomalie cérébrale. La chercheuse Isabelle Peretz du Laboratoire international de recherche sur le Cerveau, la Musique et le Son, à l’Université de Montréal, a mis sur pied une batterie de tests maintenant utilisés partout à travers le monde pour dépister les gens qui souffrent d’amusie. Notre reporter Pascal Forget se prête à l’expérience, ayant lui-même des doutes sur ses habiletés musicales...

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Appât à moustiques.

Capsule de Pierre Chastenay:
Appât à moustiques.

Émission 146

Qu’est-ce qui attire les insectes piqueurs? Ces bestioles sont d’abord appâtées par le dioxyde de carbone que nous expirons et réagissent aussi aux effluves corporels produits par les bactéries colonisant notre peau. Puisque ces bactéries sont uniques à chacun, ceci expliquerait pourquoi certaines personnes attirent plus les moustiques que d’autres. Grâce à ces nouvelles connaissances, des chercheurs espèrent mettre au point des répulsifs plus efficaces afin de contrer des maladies transmises par les insectes piqueurs.

Des artefacts amérindiens qui pourraient nous obliger à réécrire l'Histoire.

Des artefacts amérindiens qui pourraient nous obliger à réécrire l'Histoire.

Émission 142

Nos livres d’histoire nous apprennent que lorsque les premiers colons français sont arrivés en Amérique, ils n’ont pas fait bon ménage avec les Iroquoiens et ces derniers seraient complètement disparus du territoire de la Nouvelle-France en quelques décennies. Or, l’étude d’un village iroquoien déterré à St-Anicet par l’archéologue Claude Chapdelaine et son équipe pourrait bien changer notre compréhension de l’histoire. Sur ce site, on retrouve les restes de maisons longues ainsi que des fragments de poteries qui donnent des indices sur l’âge du village et sur le style de vie de la société iroquoienne d’alors. Grâce à une nouvelle technique, la luminescence optique, il est possible maintenant de dater des pièces de poterie avec une plus grande précision. Déjà, les résultats préliminaires suggèrent que le village grouillait encore d’activités dans la seconde moitié du 16e siècle. Or, si tel est le cas, cela signifie que les Iroquoiens et les Français auraient cohabité sur le territoire de la Nouvelle-France, ce qui laisse croire que leurs relations étaient moins belliqueuses qu’on ne le pensait.

La zoothérapie pour diminuer le stress des enfants autistes.

La zoothérapie pour diminuer le stress des enfants autistes.

Émission 139

Tout le monde connaît la zoothérapie, cet effet calmant qu’ont les animaux sur les gens atteints de troubles psychologiques. Mais jusqu’à maintenant, aucune étude n’avait quantifié les effets de cette méthode sur le stress. C'est maintenant chose faite, grâce à la neuropsychologue Sonia Lupien, professeure de psychiatrie à l’Université de Montréal. En collaboration avec la fondation Mira, elle a tenté de savoir si les chiens pouvaient avoir ce même effet calmant chez les enfants autistes. Pour le savoir, elle a étudié les concentrations de cortisol, l’hormone de stress, dans leur organisme. Son équipe a échantillonné et analysé la salive des enfants plusieurs fois par jour avant et après l’arrivée d’un chien guide dans leur vie. Le résultat est surprenant : il s’agirait de la meilleure thérapie connue quant à son effet sur la diminution du cortisol! Les enfants dorment mieux et sont moins agités durant la journée. Un effet impressionnant que Mme Lupien espère obtenir maintenant chez les personnes âgées.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Le DSM-5, nouvelle bible des psychiatres, et ce qu'il va changer dans nos vies.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Le DSM-5, nouvelle bible des psychiatres, et ce qu'il va changer dans nos vies.

Émission 137

L’équipe présente le DSM-5, le nouveau livre de référence des psychiatres du monde entier qui est le résultat de dix ans de travaux menés par des centaines de spécialistes. Beaucoup de nouvelles maladies mentales y ont fait leur apparition. Par exemple : le syndrome prémenstruel sévère, la dermatillomanie (grattage excessif) ou les crises fréquentes des enfants, appelées maintenant désordre de dérégulation dit d’humeur explosive. Pour certains, cette multiplication de nouvelles maladies vise à nous vendre plus de médicaments. Mais pour la plupart des psychiatres, le DSM-5 est un outil de référence utile pour établir un diagnostic, une démarche encore basée largement sur le récit du patient. Mais à quand les tests biologiques (prise de sang ou imagerie cérébrale) pour dépister la schizophrénie, la dépression ou la bipolarité?

Apprendre la musique avant 7 ans transforme notre cerveau.

Apprendre la musique avant 7 ans transforme notre cerveau.

Émission 134

Ils ont cinq ou six ans et s'échinent à faire leurs gammes au piano ou au violon. Mais est-ce que ça vaut la peine d'apprendre la musique avant même de savoir lire ou écrire? Oui, si l'on se fie à une étude montréalaise récente à laquelle a participé Robert Zatorre, chercheur à l'Institut neurologique de Montréal. En comparant des musiciens qui avaient appris la musique avant sept ans et d’autres qui avaient commencé plus tard, les scientifiques ont noté une meilleure motricité dans le premier groupe. Des différences structurelles ont aussi été notées dans leur cerveau, en particulier dans le corps calleux – le réseau de fibres nerveuses qui relie les deux hémisphères du cerveau - qui serait plus dense chez les musiciens précoces. Nos petits musiciens ne deviendront pas tous virtuoses, mais au moins ils musclent leur cerveau!

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
La gym cérébrale, est-ce que ça marche ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
La gym cérébrale, est-ce que ça marche ?

Émission 134

Pour garder une bonne forme physique, on exerce ses muscles. Mais pour garder la forme mentalement, peut-on exercer ses neurones? Pascal a testé le très populaire site américain Lumosity, qui promet une amélioration de ses facultés cognitives à condition de s'exercer 15 minutes par jour, de trois à cinq fois par semaine. Mais qu'en est-il? Selon une méta-analyse récente sur 33 recherches, les bienfaits de ces exercices ne seraient pas transférables aux facultés de la vie courante. De son côté, l'Université McGill a lancé P.O.N.D.E.R., un site d'exercices cognitifs, qui est surtout un projet de recherche visant à savoir si notre déclin cognitif — qui commence à l'âge de 20 ans — peut être ralenti ou stoppé par les exercices. Mais les chercheurs sont unanimes sur un point : la meilleure façon de garder la forme cérébrale, c'est de faire de l'exercice... physique!

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
La paternité change-t-elle les hommes biologiquement ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
La paternité change-t-elle les hommes biologiquement ?

Émission 132

Au Québec et ailleurs en Occident, les pères s’occupent de leurs enfants comme jamais auparavant. Ça change la façon d'être des hommes, mais peut-être aussi leur biologie. Dépression post-partum ou grossesse nerveuse : ces problèmes apparaîtraient de temps en temps chez les nouveaux papas. Des changements d’humeur attribuables à des fluctuations hormonales. Une étude ontarienne a révélé que les niveaux de testostérone diminueraient chez les hommes durant la grossesse de leur conjointe et après la naissance. Les niveaux de prolactine dans le cerveau des papas — une hormone liée à l'allaitement — augmenteraient aussi. Ces hormones induiraient un comportement paternel chez l'homme. Mais est-ce que les hommes seraient capables d'allaiter? Oui! Dans de rares cas, la lactation a été observée chez les hommes, mais lors de dérèglements hormonaux très importants, par exemple à la suite d'une tumeur à l'hypophyse.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :<br>
Comment notre langue modifie notre pensée.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Comment notre langue modifie notre pensée.

Émission 131

Les Japonais, les Italiens ou les Britanniques n'ont pas la même vision du monde. Est-ce que la langue qu'ils parlent y serait pour quelque chose? C'est ce qu'avancent de nouvelles théories en psychologie. Le simple fait d'assigner un genre aux objets — comme on le fait en français ou en espagnol, mais non en anglais — ferait qu'on leur attribue inconsciemment des caractéristiques plutôt masculines ou féminines. La chercheuse américaine Lera Boroditsky soutient que le langage influencerait aussi notre notion du temps. Par exemple, les Indonésiens qui ne déclinent leurs verbes qu'au présent, ont de la difficulté à faire la différence entre des évènements survenus à quelques secondes d'intervalle. Notre notion de l'espace serait aussi influencée par notre langue : une tribu d'aborigènes australiens qui utilisent les points cardinaux pour s'orienter plutôt que la gauche et la droite, ont un sens de l'orientation beaucoup plus développé que les Nord-Américains. Mais de nombreux linguistes contestent la théorie de Lera Boroditsky, parce que selon eux, la pensée se formerait avant le langage.

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Le plus vieux métier du monde.

Capsule de Pierre Chastenay:
Le plus vieux métier du monde.

Émission 129

Les premiers dentistes pratiquaient déjà il y a 6500 ans, à l’époque de l’Âge de pierre. C'est ce que laisse croire une canine d’homme retrouvée dans ce qui est aujourd’hui la Slovénie. La dent, fendue dans le sens de la longueur, aurait été traitée avec un bouchon de cire d’abeille parfaitement adapté, un traitement d’autant plus adéquat que la cire contenait sans doute des traces de miel et de propolis, qui possèdent des propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes bien connues.

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Le naufrage de la galanterie.

Capsule de Pierre Chastenay:
Le naufrage de la galanterie.

Émission 122

Nous connaissons tous l’expression « les femmes et les enfants d’abord », qui rappelle le geste chevaleresque des passagers mâles d’un navire en perdition qui se sacrifient au profit des plus faibles. Eh bien, selon une étude récente, il s’agirait d’un mythe! En examinant dix-huit désastres maritimes survenus au cours des 150 dernières années, des chercheurs suédois ont réalisé que bien peu d’hommes étaient enclins à donner leur vie pour sauver femmes et enfants...

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Les animaux sont-ils capables d'empathie ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Les animaux sont-ils capables d'empathie ?

Émission 122

Avoir de l’empathie, c’est pouvoir se mettre à la place des autres et partager leurs émotions. Depuis toujours, on croyait cette capacité réservée au genre humain. Mais le spécialiste du comportement animal américain Frans de Waal soutient que certains animaux en seraient aussi dotés. Dans son dernier livre, "L'âge de l'empathie", les exemples d'altruisme animal abondent. De Waal a lui-même effectué plusieurs expériences avec des primates mettant à l'épreuve leur capacité à se soucier d'autrui. Des chercheurs de l'Université de Chicago ont pour leur part observé des signes d’empathie chez une espèce beaucoup plus “primitive” : le rat. Mais la thèse de l'altruisme animal ne fait pas l'unanimité parmi les scientifiques.

D’autres chercheurs étudient l’empathie en passant par... le bâillement, un comportement qui serait non seulement contagieux, mais dont la contagion serait liée à l’empathie qu’on a pour l'individu qui baille. Ce phénomène s'observe non seulement chez les humains, mais aussi chez les animaux qui vivent en groupe, comme les primates. Mais est-ce vraiment de l’empathie ou simplement la contagion d'un comportement?

Reportage 1:<br>
Un ordinateur qui décode les émotions dans la voix.

Reportage 1:
Un ordinateur qui décode les émotions dans la voix.

Émission 121

" Bienvenue à votre journal d’émotions, comment allez-vous aujourd’hui?" dit la voix synthétique au téléphone. À partir d'un simple échantillon de voix, ce système est capable de reconnaître les émotions d’une personne. Ce logiciel a été mis au point par Pierre Dumouchel, professeur à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Le doctorant Ted Hill l'a testé auprès d'un groupe d'alcooliques anonymes en thérapie. Chez ces patients, le suivi des émotions est normalement fait par un psychologue à partir d'un journal qu'ils doivent remplir quotidiennement. Mais cette tâche est souvent bâclée. C’est là que le système de l'ÉTS intervient! Il parvient à identifier correctement l'émotion de la personne dans 60 p. cent des cas.

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
La sensation de déjà-vu expliquée.

Capsule de Pierre Chastenay:
La sensation de déjà-vu expliquée.

Émission 117

Avez-vous parfois la sensation d'avoir déjà vécu une situation pourtant nouvelle? On nomme cette sensation le déjà-vu et, selon des psychologues du Colorado, ce serait la disposition des objets autour de vous, comme les meubles dans une pièce, qui serait en jeu. Dans une expérience, les chercheurs ont fait porter à des volontaires des lunettes de réalité virtuelle pour les plonger dans des décors virtuels. En passant d'un décor à l'autre, mais en gardant identique la disposition des meubles, les psychologues ont réussi à provoquer des épisodes de déjà-vu chez leurs sujets.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Comment rendre son cerveau plus créatif ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Comment rendre son cerveau plus créatif ?

Émission 115

La créativité, c'est la capacité de trouver des nouvelles idées ou des concepts inédits. Grâce aux neurosciences, on comprend mieux ce qui se passe dans notre cerveau quand on est créatif. Règle numéro un : trouver une façon de « débrancher » son cortex préfrontal. Ce siège de l'autocensure serait un frein à la créativité : en inhibant nos pulsions primitives, il inhiberait aussi nos pulsions créatrices. Des recherches ont montré que les gens atteints de lésions cérébrales dans cette zone cérébrale trouveraient des solutions plus originales à des problèmes. D'autres facteurs qui stimuleraient la créativité? La bonne humeur, la couleur bleue et... la marijuana! Mais il ne suffit pas de « débrancher » son cortex préfrontal pour laisser venir les idées. Il faut aussi le rebrancher quand vient le temps de mettre le projet à exécution. C'est le secret des vrais créateurs!

Reportage 2:<br>
Comment les émotions nuisent à la cognition.

Reportage 2:
Comment les émotions nuisent à la cognition.

Émission 114

On sait par expérience que les émotions affectent la réflexion. Mais pour la science, le lien unissant émotions et cognition reste à démontrer; c'est ce que veut faire Isabelle Blanchette de l’équipe de recherche en psychologie cognitive de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Aujourd’hui, le sujet de son expérience est Pascal Forget. Notre reporter recevra d'abord des chocs électriques à chaque fois qu'il verra des formes géométriques de certaines couleurs à l'écran d'un ordinateur. C'est l'étape du conditionnement. Puis, ces formes seront intégrées à différentes tâches cognitives, par exemple de raisonnement et d'attention. On verra que la peur qui accompagne la vue de ces formes affecte la performance de Pascal à ces tests. Ultimement, Isabelle Blanchette veut comprendre comment différents troubles émotionnels — dépression, syndrome de stress post-traumatique, anxiété — affectent la cognition.

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Cuisine préhistorique.

Capsule de Pierre Chastenay:
Cuisine préhistorique.

Émission 113

À quel moment nos lointains ancêtres ont-ils commencé à faire cuire leurs aliments? Selon plusieurs experts, les plus vieux foyers dateraient de 400 000 ans. Mais si l'on se fie à l’analyse de cendres et d’os carbonisés retrouvés récemment au fond d’une caverne d’Afrique du Sud, les premiers feux de cuisson remonteraient à plus d’un million d’années!

Reportage 1:<br>
Le mythe du bébé savant démoli.

Reportage 1:
Le mythe du bébé savant démoli.

Émission 106

Ils auraient dès le berceau une connaissance innée des lois de la physique, un sens du rythme et de la musicalité ainsi qu'une foule d’autres facultés intellectuelles. Selon les scientifiques, les bébés seraient de vrais petits savants! Mais Sylvain Sirois, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurosciences du développement cognitif, s’inscrit en faux face à de ce courant de pensée : ses recherches démontrent plutôt que le bébé ne sait rien au départ.

Au lieu de mesurer simplement l’activité cérébrale du bébé pendant qu’il est soumis à divers stimuli – un protocole courant dans le domaine - Sylvain Sirois mesure en plus la dilatation de sa pupille, un signe de stimulation cognitive. Selon lui, le bébé ne comprend pas ce qu’il voit mais réagit plutôt à la nouveauté des formes et couleurs qu’on lui présente. La dilatation de la pupille pourrait aussi être utilisée pour détecter l’autisme chez les bébés de quatre à six mois, plutôt qu’à trois ou quatre ans comme c’est le cas présentement. Un futur outil de dépistage précoce?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
La culturomique — ou comment analyser la culture en une fraction de seconde.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
La culturomique — ou comment analyser la culture en une fraction de seconde.

Émission 102

Grâce à l’informatique et aux gigantesques banques de données actuelles, une nouvelle discipline est née : la culturomique. Ces « mathématiques de la culture » permettent de compter l’occurrence d’un mot dans les 15 millions de livres numérisés par Google et parus depuis deux cents ans. L’algorithme développé par des chercheurs de l’Université Harvard est maintenant disponible sur le site de Google.

Grâce au NGram Viewer, on peut par exemple mesurer l’augmentation ou la diminution de l’utilisation de certains mots, à certaines époques dans certaines régions du monde, ce qui en fait un outil puissant pour étudier la censure. Notre reporter Pascal Forget a par exemple observé que le mot Tienanmen – nom de la célèbre place de Beijing qui fut le théâtre d’une sévère répression en 1989 – n’a pas été souvent utilisé en Chine ni pendant ni après l’événement.

En calculant l’occurrence des noms de scientifiques dans la littérature, les chercheurs ont mis au point un outil de mesure de la célébrité scientifique. Une nouvelle unité de mesure est née : le Darwin, en l’honneur de Charles Darwin, l’auteur de la théorie de l’évolution. C'est donc le plus souvent en millidarwins, ou en microdarwins que se mesure la célébrité des scientifiques contemporains!

Reportage 2:<br>
Comment le cerveau perçoit le temps qui passe.

Reportage 2:
Comment le cerveau perçoit le temps qui passe.

Émission 101

Le temps passe parfois très vite et d’autres fois, très lentement. Par exemple, attendre l’autobus peut sembler interminable, alors que le visionnement d’un film d’action passe à la vitesse de l’éclair. Comment expliquer de tels écarts dans notre perception du temps? La question passionne Claudette Fortin, chercheuse en psychologie cognitive à l’Université Laval, depuis vingt ans.

Bien évaluer la durée d’un intervalle de temps est une aptitude essentielle à une foule d’activités humaines, comme conduire une voiture, pratiquer un sport ou cuisiner. Claudette Fortin tente d’identifier les régions du cerveau et les mécanismes cognitifs impliqués dans l’évaluation du temps. Elle veut aussi savoir quels sont les facteurs qui nuisent à son bon fonctionnement. C’est important, car lorsque notre perception du temps se détracte, nous devenons dysfonctionnels. Ce déficit s’observerait dans certaines maladies, comme le Parkinson, l’autisme ou la schizophrénie.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Le succès du couple analysé par la science.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Le succès du couple analysé par la science.

Émission 101

La vie de couple, c’est encore ce que recherchent la majorité des gens. Paradoxalement, le nombre de séparations et de divorces n’a jamais été aussi élevé. Mais qu’est-ce qui explique le succès et la stabilité d’un couple? Pierre Chastenay se penche sur la question avec notre équipe de journalistes scientifiques.

Reportage 1:<br>
La désobéissance des enfants serait en partie génétique.

Reportage 1:
La désobéissance des enfants serait en partie génétique.

Émission 95

Si les défis de la discipline font partie du lot de tous les parents du monde, il est clair que certains enfants sont particulièrement récalcitrants au respect de l’autorité et des règles. Jusqu’ici, la science pointait du doigt les parents pour expliquer les comportements des enfants désobéissants. Coup de théâtre : des chercheurs de l’Université Laval ont découvert que le mépris des règles systématiquement manifesté par certains enfants serait davantage attribuable à des facteurs génétiques qu’au type d’éducation parentale. Pour parvenir à cette surprenante conclusion, les chercheurs ont suivi le développement de paires de jumeaux identiques et non identiques.

Est-ce à dire que notre destinée est scellée par la fatalité d’un code génétique? Pas du tout, soutiennent les chercheurs, car cette nouvelle découverte pourrait au contraire apporter de nouveaux outils d’intervention précoce pour les familles aux prises avec de chroniques problèmes de discipline.

Reportage 1:<br>
Des caméras pour découvrir ce que cache le bois mort des forêts de l'Abitibi.

Reportage 1:
Des caméras pour découvrir ce que cache le bois mort des forêts de l'Abitibi.

Émission 90

Dans les forêts exploitées, on retrouve beaucoup d’arbres jeunes, mais peu de vieux spécimens et encore moins de bois morts. Pierre Drapeau, titulaire de la Chaire industrielle en aménagement forestier durable à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), voulait savoir si l’absence de troncs pourris dans nos forêts nuisait à la biodiversité. Son équipe a donc placé des caméras télescopiques dans les cavités des arbres sénescents ou morts. Elle y a découvert une vie riche et grouillante : selon les observations des chercheurs, pas moins d’une quarantaine d'espèces de mammifères et d'oiseaux s’y abrite et y niche. Jamais le rôle du bois mort dans le maintien de la biodiversité n’avait été démontré de façon aussi éclatante!

Reportage 1 :<br>
Le secret de l'interprétation musicale réussie.

Reportage 1 :
Le secret de l'interprétation musicale réussie.

Épisode 88

Pourquoi les Nocturnes de Chopin nous donnent-ils des frissons quand elles sont interprétées par un certain pianiste, mais pas par un autre? Pour répondre à cette question, le chercheur Daniel Levitin de l’Université McGill a voulu identifier les éléments musicaux qui rendent une interprétation émouvante. En faisant écouter à des cobayes différentes versions d’une même pièce, jouée par un piano-robot, il a découvert que ce sont les variations d’amplitude, d’intensité et de rythme qui transmettent le plus l’émotion. Le secret des grands interprètes serait-il percé?

Comprendre l'agression à l'école primaire.

Comprendre l'agression à l'école primaire.

Épisode 85

Depuis toujours, dans toutes les cours d’école du monde, des enfants en agressent d’autres. Mais qui agresse qui et pourquoi? C’est ce que veut savoir William Bukowski, directeur du Centre de recherche en développement humain, de l’Université Concordia. Ses observations sont troublantes : alors qu’on s’attendrait à ce que les agresseurs soient détestés par les autres enfants, certains sont au contraire très populaires. Ce sont en général les leaders du groupe, ceux qui intimident leurs pairs pour maintenir leur rang social. Définir les différents portraits types des agresseurs permet des interventions mieux ciblées et plus efficaces pour réduire l’intimidation et l’agressivité à l’école primaire.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :<br>
Les frasques de Néandertal, révélées par l'analyse de son génome.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Les frasques de Néandertal, révélées par l'analyse de son génome.

Épisode 83

Depuis toujours, les paléontologues tentent de comprendre la préhistoire et ses habitants en se basant sur quelques vieux ossements. Grâce à la génétique, cette discipline connaît un nouvel essor. En 2010, un consortium international a décrypté le génome de l’homme de Néandertal à partir de trois fragments d’os d’un individu de sexe féminin ayant vécu il y a 38,0000 ans. Son ADN étant très dégradé, le défi était de taille! Mais le projet a permis de découvrir que des croisements ont bel et bien eu lieu entre les Néandertaliens et nos ancêtres, les Homo Sapiens. Aujourd’hui, beaucoup d’êtres humains portent donc les traces de ce cousin préhistoriques dans leurs gènes. L’analyse, qui est loin d’être terminée, nous promet d’autres belles surprises…

La clé de la motivation scolaire.

La clé de la motivation scolaire.

Épisode 80

Un après-midi typique dans une classe d’école secondaire : pendant que certains élèves écoutent attentivement, d’autres dorment au fond de la classe. On le sait : certains élèves sont plus motivés que d’autres. La motivation scolaire, Thérèse Bouffard, professeure au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) s’y intéresse depuis trente ans. Pas étonnant : c’est le facteur central de la réussite scolaire… bien avant le quotient intellectuel!

Or, la motivation est liée au sentiment d’auto-efficacité de l’élève. Pour mieux comprendre son effet sur la réussite, la chercheuse en psychologie a suivi un millier d’élèves du secondaire pendant cinq ans. Les résultats de son enquête sont surprenants : ceux qui surévaluent leurs compétences réussissent mieux leurs études que les autres.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>Cerveau d'homme versus cerveau de femme.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Cerveau d'homme versus cerveau de femme.

Épisode 78

On dit souvent que les hommes viennent de Mars et les femmes, de Vénus. Mais leurs cerveaux sont-ils vraiment si différents? C’est une question controversée qui soulève des passions, tant chez les scientifiques que chez nos journalistes. Des techniques d’imagerie cérébrales auraient démontré des différences dans certaines zones cérébrales. Par exemple, les lobes pariétaux seraient plus développés chez les hommes, ce qui expliquerait peut-être leurs aptitudes supérieures en moyenne dans la perception des objets en trois dimensions. Les femmes, de leur côté, seraient plus douées dans la lecture et l’écriture, ce qui serait visible dans les régions spécialisées dans ces tâches.

Mais certains reprochent à ces études en neurosciences d’être basées sur un échantillonnage trop petit. C’est le cas de Cordelia Fine, psychologue australienne et auteure de « Delusions of Gender : How our minds, society and neurosexism create difference », qui estime que ces différences s’expliquent par l’acquis plutôt que par l’inné. Les deux jouent probablement dans la balance : en effet, chez le fœtus, des différences minimes auraient été observées entre le cerveau des garçons et celui des filles. Or, avec l’âge, l’éducation et la socialisation, ces écarts s’accentueraient.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
L'attirance sexuelle sous le microscope.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
L'attirance sexuelle sous le microscope.

Épisode 76

L'attirance physique est un phénomène mystérieux et l'équipe tente d'y voir plus clair grâce à la science. Le suspect numéro un : les phéromones, des messagers chimiques dont l'existence a été démontrée pour la première fois dans les années 50 chez le bombyx, papillon du ver à soie. Si, chez les insectes, ces molécules sont détectées par les antennes, elles le seraient par le canal voméronasal, situé dans le nez, chez l'humain. Mais cet organe serait aujourd'hui atrophié.

Si l'existence même des phéromones humaines est contestée, plusieurs études laissent croire qu'elles existent. En Angleterre, une séance de speed dating a servi de banc d'essai pour l'androstadiénol, une présumée phéromone masculine qui envoûterait les femmes. Celles qui en avaient respiré à leur insu avaient une opinion plus favorable des messieurs qu'elles rencontraient. Des parfums contenant cette molécule ont déjà été lancés sur le marché. Vraiment efficace? Ça reste à démontrer...

La cyberpsychologie contre le jeu pathologique.

La cyberpsychologie contre le jeu pathologique.

Émission 59

Dans le traitement contre le jeu pathologique, la prévention de la rechute est une étape cruciale. Comment s’assurer que le patient, au terme de sa thérapie, pourra résister aux tentations, lorsqu’il y sera exposé de nouveau? Stéphane Bouchard, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en psychologie clinique, utilise la réalité virtuelle pour étudier la question.

Dans son laboratoire de l’Université du Québec en Outaouais se trouve « Psyché », une immense voûte à 6 faces, dans laquelle on se retrouve immergé dans un environnement virtuel ultra-réaliste. Cette voûte est la seule au monde qui soit dédiée à la recherche en santé mentale. À l’intérieur de « Psyché », le patient est confronté à une situation stressante pour lui, avec sons, images et personnages à l’appui. En mesurant les réactions du patient dans cet environnement sécuritaire, on peut prévoir comment il réagira dans une situation réelle et ainsi mieux adapter le traitement. La réalité virtuelle, un moyen moderne pour traiter des problèmes bien réels!

Homo polygamus

Homo polygamus

Émission 58

Dans notre société, la monogamie est la norme. Mais était-ce le cas pour nos ancêtres? Depuis longtemps, anthropologues et historiens tentent de déterminer si, à travers les générations, l’humain a été plutôt monogame ou polygame, Et désormais, les généticiens leur emboîtent le pas! L’un d’entre eux est Damian Labuda, chercheur au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. Ce généticien cherche la réponse au cœur de nos cellules, en scrutant nos chromosomes. En étudiant le brassage génétique dans plusieurs populations, le chercheur a pu déterminer si un plus grand nombre de femmes que d’hommes avaient participé à la reproduction. Alors, l’homme est-il naturellement monogame ou polygame? Les chromosomes livrent leur réponse…

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
La science du sexe.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
La science du sexe.

Émission 55

Récemment, des scientifiques de partout dans le monde, ont fait des découvertes étonnantes au sujet de la sexualité humaine et animale. Pierre Chastenay en discute avec notre équipe de journalistes scientifiques.

Développer le goût de la science dès la garderie.

Développer le goût de la science dès la garderie.

Émission 54

Dans un Centre de la Petite Enfance (CPE) de la région de Montréal, des enfants de quatre ans s’amusent ferme. Ce matin dans leurs jeux, il est question d’électricité statique, d’attraction gravitationnelle ou de phénomènes optiques… des concepts normalement pas abordés avant l’école secondaire. Mais avec les ateliers scientifiques « Globule s’interroge », disponibles sur le site internet Educatout.com, ces concepts deviennent simples et amusants.

« Globule s’interroge » a été créé par Angélique Boissonneault, 28 ans, professeure de science dans une école secondaire. Son but : initier les enfants de façon très précoce à la démarche scientifique, mais à leur insu, par le jeu. Les tout-petits développent ainsi une connaissance instinctive des phénomènes naturels qui les entourent. Depuis son lancement, il y a quelques années, le site Educatout connaît un succès fulgurant.

Quel pouvoir a véritablement la musique sur nos émotions ?

Quel pouvoir a véritablement la musique sur nos émotions ?

Émission 50

La musique peut provoquer une gamme d’émotions de natures et d’intensités tellement variées qu’elles sont parfois imperceptibles, même pour l’auditeur. On pourrait les croire anodines, mais il n’en est rien puisque ces émotions sont enregistrées par le corps et le cerveau. Ces réactions émotionnelles à la musique font l’objet de recherches poussées par des chercheurs de l’Université McGill.

Le temps d’un concert, la salle de concert Tanna Schulich de McGill s’est transformée en grand laboratoire. Les chercheurs ont scruté les moindres réactions émotives d’un auditoire de 64 personnes lors de l’écoute de certaines pièces. Le but ultime de cette recherche : générer des réponses émotionnelles spécifiques en exposant des sujets à des extraits musicaux donnés. « On cherche la recette qui pourra engendrer un état émotionnel, quel qu’il soit », affirme Stephen McAdams.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
Les fraudes scientifiques

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Les fraudes scientifiques

Émission 49

On entend beaucoup parler des fraudes financières et politiques ces jours-ci mais, malheureusement, la tricherie existe aussi en science. Pierre Chastenay en discute avec notre équipe de jourmalistes scientifiques.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
La peur est-elle innée ou acquise ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
La peur est-elle innée ou acquise ?

Émission 48

Nous éprouvons tous des peurs réelles ou irréelles. Mais la peur est-elle innée ou acquise? Certaines peurs sont-elles déjà programmées dans notre cerveau dès notre naissance? Pierre Chastenay discute de ces questions avec notre équipe de journalistes scientifiques.

La neuroéducation au secours des enseignants

La neuroéducation au secours des enseignants

Émission 46

Grâce aux techniques d’imagerie qui permettent de voir le cerveau en action, des chercheurs québécois étudient la manière dont ce noble organe apprend. Cette discipline appelée neuroéducation permettra, entre autres, de mettre au point de nouvelles méthodes d’enseignement. Par exemple, la neuroéducation viendrait expliquer pourquoi l’apprentissage des sciences est difficile.

Selon une des conclusions de l’étude, les élèves ont déjà une compréhension intuitive de certains phénomènes qui est erronée, avant même leur premier cours de sciences. Ces conceptions fausses interfèrent avec les connaissances scientifiquement admises, ce qui nuit à leur acquisition. La neuroéducation permettrait donc d’intervenir sur ces préconceptions erronées. De l’espoir pour ceux qui considèrent la chimie et la physique comme un véritable cauchemar !

Les découvertes de l'heure en archéologie.

Les découvertes de l'heure en archéologie.

Émission 43

Pierre Chastenay discute avec notre équipe de journalistes scientifiques des dernières découvertes majeures en archéologie.

Capsule scientifique :<br>
L'évolution du cerveau

Capsule scientifique :
L'évolution du cerveau

Émission 37

Pierre Chastenay nous explique le phénoménal développement du cerveau humain.

Prévenir le stress chez les enfants de 12 ans

Prévenir le stress chez les enfants de 12 ans

Émission 34

Des recherches préliminaires effectuées par l’équipe de Sonia Lupien, du Centre d’Études sur le Stress Humain de l’hôpital Louis H. Lafontaine, à Montréal, ont démontré que le niveau de stress chez les enfants atteint un maximum à douze ans, au moment du passage de l’école primaire au secondaire. Selon les chercheurs, cette hausse marquée augmente chez les jeunes les risques de développer des maladies mentales, telles que des troubles d’anxiété, qui les suivront tout le long de leur vie. Un projet a donc été mis sur pied cette année pour voir s’il est possible d’intervenir auprès des jeunes de la 6e année pour prévenir ces problèmes. Le Centre d’Études a entamé une série de 12 ateliers pour les informer des effets du stress sur le corps et présenter diverses façons de diminuer ou d’éviter le stress. En mesurant le niveau de cortisol (l’hormone du stress), les chercheurs tentent de déterminer si le programme exerce un effet favorable sur le niveau de stress, le bien-être et la performance scolaire des enfants. Il s’agit d’une véritable étude scientifique de terrain !

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
L'Homme de Flores, ancêtre ou cousin lointain ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
L'Homme de Flores, ancêtre ou cousin lointain ?

Émission 33

Depuis la découverte d’ossements sur une île indonésienne en 2003, un débat fait rage entre les paléontologues. La créature en question serait un hominidé mesurant à peine un mètre, doté d’un tout petit cerveau et de très grands pieds! S’agit-il d’un humain souffrant d’une forme de nanisme ou d’une nouvelle espèce méconnue? Ancêtre ou cousin lointain? Une nouvelle découverte publiée dans la revue Nature au printemps donne du poids à la thèse de la nouvelle espèce. Et tout ça, pour une simple histoire de pied… Cette histoire, qui a passionné nos journalistes, donne lieu à une discussion animée.

Un test biologique pour mesurer et prévenir le stress au travail.

Un test biologique pour mesurer et prévenir le stress au travail.

Émission 25

Dépression, burn out ou épuisement professionnel : au Canada, ces maladies sont la cause numéro un d’absentéisme au travail. Or, les experts savent maintenant que ces problèmes de santé sont le résultat d’une exposition soutenue ou chronique au stress. La neuropsychologue Sonia Lupien, de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, s’est intéressée à ce grave problème de société. Avec l’épidémiologiste Pierre Durand, elle a entamé la plus vaste étude jamais réalisée au pays, sur 3000 travailleurs répartis dans 60 entreprises québécoises. Leur but : diagnostiquer le stress au travail… avant qu’il ne soit trop tard !

Quelle opinion le public a-t-il des scientifiques ?

Quelle opinion le public a-t-il des scientifiques ?

Émission 22

Chaque semaine, le code Chastenay contribue à mieux faire connaître les scientifiques québécois. Mais quelle image en a le grand public ? Sont-il appréciés ? Apportent-ils plus de bien que de mal à la société ?
Pour le savoir, nous analysons les résultats d’un sondage CROP, réalisé en collaboration avec l’association francophone pour le savoir (ACFAS), Télé-Québec et le quotidien La Presse. Le président de l’ACFAS, Pierre Noreau, interprète les résultats de cette grande enquête réalisée auprès d’un millier de Québécois.

Cap-Rouge : lieu de fondation du Québec ?

Cap-Rouge : lieu de fondation du Québec ?

Émission 22

En 1608, Champlain fondait la ville de Québec, première colonie européenne dans le Nouveau-Monde. Première, vraiment? Pas tout-à-fait : Jacques Cartier était venu chez nous soixante ans plus tôt, accompagné de centaines de colons. Jusqu’à maintenant, l’endroit exact où l’explorateur s’était installé demeurait un mystère. Mais en 2005, coup de théâtre : un archéologue découvre une porcelaine révélatrice à Cap-Rouge… qui a bien failli devenir la capitale nationale du Québec ! Richard Fiset, archéologue à la Commission de la Capitale Nationale du Québec et qui coordonne les fouilles sur le site, nous guide à travers cette nouvelle page d’histoire.

Science citoyenne :<br>
Des citoyens à la défense des chauves-souris.

Science citoyenne :
Des citoyens à la défense des chauves-souris.

Émission 20

Pour bien des gens, la chauve-souris suscite peur et dégoût. Mais avec la quantité astronomique d’insectes qu’elles dévorent quotidiennement, elles rendent notre existence tellement plus agréable! Malheureusement, au Québec, la moitié des espèces de chauve-souris sont menacées ou vulnérables. Une quinzaine de groupes de bénévoles, encadrés par des scientifiques, a entrepris de répertorier ces petits mammifères volants. À la brunante, juste avant que la nuit tombe, ils partent en mission spéciale, équipés de curieux instruments…

Chronique fausses vérités :  la loi de l'attraction dévoile ses secrets

Chronique fausses vérités : la loi de l'attraction dévoile ses secrets

Émission 16

La richesse, le succès, l’amour, la santé : tous ces désirs peuvent devenir réalité pourvu que l’on applique la « loi de l’attraction », révélée dans le film «Le Secret» et le livre du même nom. Trop beau pour être vrai ? Qu’en dit la science ? Notre chroniqueuse Noémi Mercier s'est penchée sur la question.

Chronique fausses vérités : lire dans les pensées, utopie ou possible avancée scientifique?

Chronique fausses vérités : lire dans les pensées, utopie ou possible avancée scientifique?

Émission 15

Deviner les pensées des autres est un vieux rêve. Mais ce fantasme partagé que partagent bien des humains, est-il complètement farfelu ou pourrait-il un jour devenir réalité? Étonnant, mais il s’agit d’un champ de recherche en pleine ébullition. Grâce à des techniques d’imagerie cérébrale, des chercheurs sont maintenant capables de savoir à quel objet une personne est en train de penser. Et si ces chercheurs en viennent à connaître le patron cérébral associé à chaque objet, pourront-ils un jour faire naître une pensée spécifique dans l’esprit d’un cobaye en stimulant simplement un groupe de neurones? L’avenir le dira peut-être…

Existe-t-il une biologie du suicide ?

Existe-t-il une biologie du suicide ?

Émission 14

De tous les peuples du monde, les Québécois sont parmi les plus touchés par le suicide. Ce phénomène a longtemps été uniquement perçu comme un problème social, psychologique ou psychiatrique. Ces facteurs demeurent importants dans la compréhension du suicide. Mais des scientifiques commencent à s’interroger sur les bases biologiques qui prédestineraient certains individus à adopter des comportements suicidaires. Le Groupe McGill d’études sur le suicide (GMES) à Montréal s’est lancé un ambitieux défi. Il veut trouver des marqueurs biologiques qui pourraient aider à dépister les individus les plus à risque à se suicider.

Science citoyenne :<br>
Les Scientifines, des fillettes qui n'ont pas peur de la science

Science citoyenne :
Les Scientifines, des fillettes qui n'ont pas peur de la science

Émission 13

Dans un quartier populaire du sud-ouest de Montréal, des femmes de science préparent la relève de demain, en initiant des fillettes au fascinant monde de la science et des technologies. Par l’intermédiaire du jeu et d’ateliers de découverte, les jeunes « Scientifines » acquièrent un précieux bagage qui les accompagnera tout au long de leurs études et - qui sait ? - peut-être même dans une passionnante carrière scientifique !

Chronique fausses vérités :
sentir le regard de quelqu'un dans son dos

Chronique fausses vérités : sentir le regard de quelqu'un dans son dos

Émission 11

Dans un lieu public, il arrive qu'on ait l'impression que quelqu'un nous regarde. En se retournant, on se rend compte, en effet, qu'une personne a le regard fixé sur nous. Comment la science conventionnelle explique-t-elle ce phénomène? Notre chroniqueuse Noémi Mercier s'est penchée sur la question.

Science citoyenne : <br>
De jeunes citoyens s'inquiètent du neuromarketing

Science citoyenne :
De jeunes citoyens s'inquiètent du neuromarketing

Émission 10

Grâce à la neuro-imagerie cérébrale, il devient maintenant possible de visualiser en temps réel les parties du cerveau qui sont sollicitées lorsqu’une personne est exposée à des messages publicitaires. Pour les experts de la publicité et du marketing, ces techniques permettent de comprendre les mécanismes cérébraux sous-jacents à la décision d’achat, en vue de concevoir des messages plus efficaces. Mais le neuromarketing inquiète le groupe de jeunes qui a participé à la Commission de l’éthique de la science et de la technologie-Jeunesse 2007.

Voir ce segment

L'efficacité des antidépresseurs remise en question:
une entrevue en studio avec Yola Moride

L'efficacité des antidépresseurs remise en question: une entrevue en studio avec Yola Moride

Émission 7

Selon une étude récente, les antidépresseurs seraient moins efficaces que ce qu’annonce la littérature scientifique. Dans les faits, les études cliniques qui arrivent à des résultats positifs par rapport à l’efficacité de ces médicaments sont plus souvent publiées que celles qui obtiennent des résultats négatifs ou douteux. Désinformation médicale? Yola Moride, présidente de la Société internationale de pharmaco-épidémiologie, fait le point sur cette troublante question.

Chronique fausses vérités:  
On n’utilise que 10% de notre cerveau, vrai ou faux ?

Chronique fausses vérités: On n’utilise que 10% de notre cerveau, vrai ou faux ?

Émission 5

On n’utiliserait que 10% de notre cerveau : voici une idée qui circule depuis au moins un siècle. C’est une notion extrêmement répandue, entre autres, parce qu’elle a été très bien exploitée par les adeptes du paranormal : les 90% restants seraient un réservoir de pouvoirs inexploités et iI suffirait d’aller y puiser pour se découvrir des capacités extrasensorielles comme la télépathie ou la télékinésie.
Paradoxalement, plusieurs expériences scientifiques ont contribué à garder le mythe bien vivant. Ces expériences sont-elles sérieuses ou ont-elles été mal interprétées ? Notre chroniqueuse Noémi Mercier s'est penchée sur ces questions.

Chronique fausses vérités: la pensée positive guérit-elle vraiment

Chronique fausses vérités: la pensée positive guérit-elle vraiment

Émission 4

Comme à chaque semaine, « Le Code Chastenay » s’attaque à des croyances bien établies et démêle le vrai du faux. Aujourd’hui, nous parlons d’une question délicate et controversée : les effets thérapeutiques de la pensée positive. Peut-on vaincre le cancer uniquement par la pensée positive? Cette maladie est-elle causée par des conflits irrésolus ou des émotions refoulées? Notre chroniqueuse Noémi Mercier répond à ces questions.

Sommes-nous plus intelligents que nos grands-parents?
Une entrevue en studio avec Serge Larrivée

Sommes-nous plus intelligents que nos grands-parents? Une entrevue en studio avec Serge Larrivée

Émission 4

La qualité du français se dégrade chez les jeunes, de même que leurs performances à des tests de connaissances générales. Les jeunes seraient-ils moins intelligents que leurs parents? Non, nous disent des spécialistes, qui affirment même le contraire.

Parler d’intelligence est toujours délicat, surtout lorsqu’on compare un groupe à un autre. Pour en discuter, nous recevons Serge Larrivée, professeur à l’École de Psychoéducation de l’Université de Montréal. Selon lui, l’intelligence serait à la hausse en Occident depuis une centaine d’années.

Chronique fausses-vérités: l’influence de la pleine lune

Chronique fausses-vérités: l’influence de la pleine lune

Émission 3

La pleine lune a le dos très, très large. On dit aussi qu’elle engendre plus de cas de troubles psychiatriques, d’abus de drogue ou d’alcool et d’accouchements. Que les crises d’épilepsie et le somnambulisme sont plus fréquents lors de la pleine lune. Et qu’on risque davantage de se faire mordre par un chien.
Tous ces événements ont fait l’objet d’études scientifiques. Les résultats sont-ils concluants ? Noémi Mercier fait le point sur la question.

Science citoyenne : <br>
La rivière des enfants

Science citoyenne :
La rivière des enfants

Émission 2

Des jeunes du secondaire 1 participent à un programme aussi original que formateur : J’adopte un cours d’eau. Ce faisant, ces scientifiques en herbe contribuent à l’avancement des connaissances et fournissent aux biologistes des données inédites.

Voir ce segment

Chronique fausses vérités : les fondements scientifiques de la graphologie

Chronique fausses vérités : les fondements scientifiques de la graphologie

Émission 2

Dans plusieurs pays, la graphologie est considérée comme une science et est prise très au sérieux. Mais peut-on vraiment s’y fier?
Notre chroniqueuse Noémi Mercier fait le point sur les fondements scientifiques de cette approche.

Chronique fausses vérités : l'effet Mozart, vrai ou faux ?

Chronique fausses vérités : l'effet Mozart, vrai ou faux ?

Émission 1

Notre chroniqueuse Noémi Mercier fait le point sur cette idée qu’on peut rendre les enfants plus intelligents en leur faisant écouter de la musique classique, un phénomène qui a été baptisé l’effet Mozart. La première étude sur le sujet a été publiée en 1993 par des chercheurs de l’Université de la Californie
Intéressant, certes, mais scientifiquement parlant , est-ce que ça tient la route ?

Retour à la liste de toutes les thématiques

Partenaires