Historienne et sociologue de formation, Johanne Collin est professeur au secteur Médicament et santé des populations de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Son sujet de recherche : le médicament comme objet social et culturel. Par ses enseignements sur l’histoire et la sociologie de la santé, elle tente de conscientiser les futurs pharmaciens et professionnels du médicament aux dimensions humaines du métier.
Dès son plus jeune âge, Johanne Collin est fascinée par l’histoire. Dévorant tous livres et films à caractère historique, elle cherche déjà à mieux comprendre la société dans laquelle nous vivons. À l’université, après un baccalauréat en histoire, elle se dirige vers une maîtrise sur la féminisation des professions. Elle découvre alors que certains secteurs universitaires, comme la pharmacologie et l’optométrie, se sont féminisés plus rapidement que d’autres. Elle entreprend ensuite un doctorat où elle s’intéresse désormais à l’histoire des transformations vécues à l’intérieur de la pratique de la pharmacologie ainsi qu’à l’histoire du médicament.
Selon cette passionnée d’histoire, le phénomène de la pharmacologie est extrêmement fort, et il est essentiel de le comprendre sous un angle sociologique et culturel. Avec des méthodes qualitatives, elle cherche entre autres à s’expliquer pourquoi il y a une telle hausse de la consommation d’antidépresseurs dans notre société.
Son plus grand défi : convaincre les scientifiques que les sciences sociales sont importantes et rigoureuses, et qu’il faut les prendre en compte dans la pratique des sciences de la santé.
En plus d’avoir dirigé plusieurs recherches sociologiques sur la prescription et la consommation des médicaments, elle est auteur ou coauteur de plusieurs ouvrages sur le sujet dont « Changement d’ordonnance » et « La mort, les médicaments, les poisons, les remèdes ».
Pour en savoir plus :
La page de Johanne Collin sur le site de l'Université de Montréal.
Le site du groupe de recherche MEOS, le Médicament comme objet social.