Le code Chastenay

En rappel

Diffusion :
vendredi 15 h
Rediffusion :
vendredi vers 1 h
Durée :
30 minutes

Du 2 avril au 3 septembre 2010


René Roy
Chimiste

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(4:02)
Mise en ligne : 13 janvier 2009

Depuis qu'il est tout petit, René Roy se passionne pour une discipline scientifique méconnue et mal aimée : la chimie. Il raconte ici à notre caméra du Québec scientifique son parcours sur la voie de la chimie médicinale et thérapeutique.

Mélissa Vaillancourt pour Pixcom

René Roy est un véritable architecte. Mais ses œuvres ne sont ni de béton, ni d’acier, ni de bois : elles sont construites de sucres, de protéines et d’acides aminés. Car il construit des molécules, si petites que le chercheur peut à peine contempler ses œuvres.

En 2007, l’équipe de René Roy a réussi un véritable exploit : construire une molécule qui permet de piéger des bactéries infectieuses comme la C.difficile ou la E.coli . Cette molécule, qu’on appelle une « glycodendrimère » permet de protéger les cellules des muqueuses humaines, comme la gorge, les voies rénales ou les voies urinaires, en trompant les méchantes bactéries. La glycodendrimère (appelons la GD) joue un rôle de bouclier, en imitant les cellules des muqueuses pour attirer les bactéries infectieuses qui viennent se coller à elle et se retrouvent ainsi piégées. Non seulement les bactéries ne réussissent plus à se décoller de la molécule GD, mais elles ne peuvent plus s’ancrer aux cellules des muqueuses.

L’intérêt de cette approche réside notamment dans le fait qu’elle permet de contourner le problème de la résistance aux antibiotiques. Pour devenir résistantes aux molécules GD, les bactéries devraient modifier leurs points d’ancrage, ce qui leur empêcherait du même coup de s’ancrer aux cellules des muqueuses. Un éventuel traitement aux molécules GD pourrait être utilisé en prévention (par exemple pour un patient qui attrape systématiquement la C. difficile quand il va à l’hôpital) ou en complément d’un traitement antibiotique. Il s’avère pour le moment particulièrement intéressant pour tous les types de bactéries infectieuses qui s’attaquent aux cellules des muqueuses, comme l’herpès, les infections urinaires, les infections rénales, la grippe et la fibrose kystique, entre autres exemples.

Dans cette capsule du Québec scientifique, René Roy nous partage sa passion pour la chimie, une disicipline scientifique souvent méconnue et mal aimée, mais qui le fascine depuis l’enfance.

Pour en savoir plus :

La page de René Roy sur le site de l’UQÀM

Un article du magazine Québec Science sur la découverte de René Roy.

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