Oui, vous avez bien lu : Anne Devernal est micropaléontologue, un métier rarissime mais essentiel à la communauté scientifique pour comprendre les cycles climatiques que notre planète a connus au cours des millénaires.
Plus précisément, Anne Devernal étudie les microfossiles, soit les fossiles de petite taille, pour remonter dans le temps et retracer les végétations anciennes des terres et des océans. Ces études lui permettent de recueillir des informations afin de mieux comprendre l’histoire du climat de notre planète. Mais en plus de nous aider à mieux comprendre le passé, la micropaléontologie permet aussi de mieux prévoir le futur, car les informations récoltées permettent d’alimenter les modèles de prévisions climatiques. Pour Anne Devernal, il est d’ailleurs clair que si on ne comprend pas les climats passés, il est impossible de faire des prévisions climatiques pour le futur.
Directrice du GEOTOP, le Centre de recherche en géochimie et géodynamique de l’Université du Québec à Montréal, Anne Devernal s’intéresse tout particulièrement aux assemblages de microfossiles organiques comme bio-indicateurs des conditions environnementales. Entre autres sujets de recherche, elle s’est notamment penchée sur la vulnérabilité du glacier du Groenland au fil des différents cycles climatiques que la Terre a connus. Les résultats de ce projet de recherche, conjointement mené avec son collègue Claude Hillaire-Marcel, ont été publiés dans le prestigieux magazine Science en juin 2008.
Dans cette capsule du Québec scientifique, Anne Devernal nous présente cette discipline méconnue, la micropaléontologie, et nous présente les débouchés professionnels pour les étudiants qui choisissent ce secteur scientifique.
Pour en savoir plus sur les travaux d’Anne Devernal :
Le site du GEOTOP.
La page d’Anne Devernal sur le site du GEOTOP de l’UQÀM.
Un texte publié par le quotidien de l’UQÀM présentant une percée scientifique importante d’Anne Devernal et son collègue Claude Hillaire-Marcel.