Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Reportage 2:
Contamination de l'eau potable et gaz de schiste : une nouvelle carte hydrologique pour déterminer les zones à risque.

Au Québec, comme partout ailleurs, une vive controverse entoure les gaz de schiste et leur possible exploitation. Au-delà du débat public et politique, il y a une nécessité de mieux encadrer scientifiquement cette exploitation. Une des principales craintes de la population est la contamination des eaux souterraines par les produits de la fracturation. Daniele Pinti, expert en hydrogéologie à l’Université du Québec à Montréal, a convaincu le Ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs de la nécessité de mieux connaître le sous-sol des zones convoitées, afin de mieux évaluer les risques de contamination. Avec son collègue professeur et chimiste, Yves Gélinas, de l’Université Concordia, il analyse l’eau collectée dans 120 puits le long de la vallée du St-Laurent afin de déterminer s’il y a présence ou non de méthane. Ce gaz est un indicateur géologique de la présence de failles naturelles dans le roc. On sait que l’extraction des gaz de schiste produit des fissures dans la roche-mère, mais des craques se produisent aussi naturellement – ce qui augmente le risque de contamination des nappes phréatiques. Déjà, les premiers résultats font état de petites zones à risques dans la région de Bécancour. Les chercheurs espèrent que cette nouvelle carte hydrogéologique permettra d’éclairer les décideurs dans le dossier controversé des gaz de schistes.

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