Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Photographier un électron en plein mouvement.

Les appareils photo les plus performants sont capables d'immortaliser un événement très fugace, comme une voiture de formule 1 qui franchit la ligne d'arrivée. Mais pour François Légaré, professeur à l’INRS-Énergie, Matériaux et Télécommunications, à Varennes, cette fraction de seconde est une éternité. Car son sujet d'intérêt, l'électron, se déplace très vite. L'« appareil-photo » qu'il a conçu est donc constitué de rayons laser qui émettent des « flashs » ultra courts, de l'ordre de l’attoseconde, soit un milliardième de milliardième de seconde.

Mais avant de capter l'électron au vol, il faut connaître approximativement sa position. C'est ce que tente de faire André Bandrauk, professeur à l'Université de Sherbrooke et pionnier de cette science de l'ultra-rapide. Son outil: le superordinateur Mammouth, deuxième plus puissant au Canada. Le but ultime des deux chercheurs: contrôler la matière au plus profond de son intimité...

Pour en savoir plus :

Site web du laboratoire ALLS(Advanced Laser Light Source) de l’INRS.

Site web du JASLab (laboratoire de Paul Corkum, avec plusieurs images et vidéos expliquant la science attoseconde) de l'Université d'Ottawa.

Site web d'Attoworld (groupe de recherche allemand sur la science attoseconde, avec plusieurs explications et visuels sur le sujet) :

« Attosecond Science», article publié dans la revue Nature (2007).

« Attosecond Light Sources », un article publié dans la revue Physics in Canada (avril-juin 2009)

«Welcome to Attoworld», article paru dans New Scientist sur l’attoscience en général (novembre 2004).

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