Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Les isotopes dans les cheveux, nouvel outil en sciences judiciaires

On est ce que l’on mange, mais on est aussi ce que l’on boit. Et puisque l'eau potable n'a pas la même composition chimique d'une ville à l'autre, il est aussi possible de déterminer dans quelle région vit une personne en analysant ses cheveux. « En sciences judiciaires, ce genre d'information peut être très utile pour identifier une victime de crime », explique Gilles St-Jean, chercheur associé au Laboratoire des isotopes stables, à l'Université d'Ottawa.

C'est pourquoi son équipe constitue présentement, en collaboration avec la GRC, une banque pan-canadienne d'échantillons de cheveux de centaines de personnes d’un océan à l’autre, ainsi que d'eau potable bue par chacune d'entre elles. Le but: établir des correspondances entre les signatures chimiques de ces échantillons grâce aux isotopes qu'ils renferment, c'est-à-dire des variantes naturelles de divers éléments - comme le carbone, l'azote, l'oxygène et l'hydrogène.

Pour en savoir plus :

Site web du Laboratoire d'isotopes stables G.G. Hatch

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