Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

L'Arctique : un continent en transformation accélérée, sous haute surveillance par la science.

Les signes du réchauffement accéléré de l’Arctique abondent et de nombreux scientifiques sont au chevet du malade. Pierre Chastenay en discute avec notre équipe de journalistes scientifiques.

Résumé :

Au Centre d’études nordiques de l’Université Laval, on étudie le pergélisol - cette couche du sol qui reste gelée à longueur d’année -, tout particulièrement celui des côtes où vivent les populations inuites. Dans ces villages, le sol s’affaisse littéralement sous les routes et maisons. Le but des chercheurs, nous apprend Thomas Gervais : cartographier le pergélisol pour identifier les zones à risque.

Selon Pascal Forget, des scientifiques américains viennent de découvrir que le climat ne se réchauffe pas depuis hier. En utilisant des carottes géologiques, ces chercheurs ont réussi à reculer de 200,000 ans dans le temps, un record mondial. Ils ont découvert que des moustiques adaptés au froid auraient vécu dans le Grand Nord, mais seraient disparus dans les années 1950, indice que le réchauffement était alors déjà amorcé.

Cette hausse de climat affecte évidemment aussi l’ours polaire, nous dit Véronique Morin. Une étude-synthèse réalisée par des Québécois révèle qu’il n’existe pas une, mais bien treize différentes populations d’ours polaires. Parmi elles, une seule serait en déclin; celle du nord du Québec. Les autres seraient en croissance. Surprenant! Le but de ces recherches : adapter les politiques de conservation de cet animal selon les régions.

Retour à la description complète de l’épisode

Partenaires