Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Identifier les meilleurs ovules pour éviter les naissances multiples

Un nuage gris dans l’horizon de la reproduction assistée vient peut-être de se dissiper : celui des grossesses multiples! Après des années de recherches sur des bovins, des chercheurs de l'Université Laval ont fait une découverte qui pourrait avoir un impact dans la reproduction assistée chez les femmes. Il s’agit d’un nouveau test diagnostic qui permet d’identifier les ovules qui auront le plus de chances de survie une fois implantée dans l’utérus de la femme, et ainsi réduire le risque de grossesses multiples.

Résumé du reportage

On sait que l’un des grands défis en reproduction assistée est la viabilité de l’embryon dans l’environnement utérin. Les médecins ne prennent pas de chance et ils en implantent souvent 2, 3 ou 4, ce qui mène parfois à des grossesses multiples. Marc-André Sirard, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génomique fonctionnelle appliquée à la reproduction animale, s’intéresse à la question de la viabilité embryonnaire depuis des années. Le défi était entre autres de trouver l’endroit où prélever le matériel génétique lorsqu’on sait qu’un ovule est extrêmement fragile et qu’il est impossible de toucher à l’embryon. C’est donc dans le follicule de l’ovaire que les chercheurs ont trouvé leur réponse. Le follicule est une espèce de bulle dans laquelle les ovules se forment durant le cycle menstruel de la femme. Cette découverte devrait mener vers des tests effectués lors de traitements de fertilité. Si ces tests cliniques s’avèrent, les femmes qui ont recours à la reproduction in vitro verront alors leur chance de succès augmenter tout en diminuant le besoin d’implanter plusieurs embryons à la fois.

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