Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

La biomécanique du hockey

Dans un laboratoire du Département d’éducation de l’Université McGill, des chercheurs passionnés de hockey ont aménagé une patinoire de glace synthétique et utilisent les outils scientifiques de la kinésiologie pour mieux comprendre les secrets d'un bon tir au poignet.

Résumé du reportage

Incroyable! La rondelle dévie vers la gauche sur le patin de Higgins, Koivu s’en saisit, fait une passe à Webber, et c’est LE TIR ET LE BUT!!!!

Dans un laboratoire du Département d’éducation de l’Université McGill, les chercheurs ont aménagé une patinoire de glace synthétique. Des sujets, bâton en main, manipulent la rondelle comme s’ils étaient sur une vraie patinoire. Grâce à des dizaines de petits capteurs répartis sur le corps et le bâton des participants, les chercheurs enregistrent leurs mouvements dans leurs moindres détails et sous tous leurs angles. En d’autres mots, ils décortiquent la kinésie - ou l’ensemble des mouvements - qui mènent à un bon but.

« La science du hockey est très jeune et encore peu connue, » affirme René Turcotte ancien entraîneur physique des Canadiens. Depuis quelques années, il s’est associé à l’un des rares laboratoires au monde qui vise à comprendre le hockey de façon scientifique et à l’améliorer. « On ne peut pas prétendre que ce que nous faisons va améliorer la performance des Canadiens de Montréal, » dit René Turcotte sur un ton humoristique. « Mais peut-être que notre nouvelle science va un jour améliorer les lancers d’un joueur amateur et influencer les écoles d’hockey » poursuit le spécialiste en kinésiologie, une discipline qui allie des notions d’anatomie, de biomécanique et de physiologie pour comprendre le mouvement du corps dans la pratique d’un sport.

Pour l’instant, René Turcotte et son équipe de jeunes chercheurs sont encore en train de définir tous les paramètres qui contribuent à un lancer réussi. « C’est certain que la vitesse et l’angle d’attaque sont des facteurs majeurs, mais il y en a plusieurs autres aussi, que nous avons identifiés (9 autres) et d’autres facteurs aussi, possiblement, que nous ne soupçonnons pas. À titre d’exemples, leurs recherches ont permis de démontrer que quelques millièmes de secondes séparent parfois un excellent joueur d’un joueur médiocre. Également, la captation des mouvements a mis en évidence que la position des jointures, particulièrement des coudes et des poignets était critique pour compter un but.

Même si le talent d’un hockeyeur repose encore sur son instinct, ce sport hautement stratégique, est appelé à le devenir encore davantage grâce à la science de la kinésiologie.

Pour en savoir plus :

Le site web du laboratoire de l'Université McGill.

Article paru dans le McGill Reporter sur le laboratoire et la recherché entourant l’équipement de hockey.

Autre source intéressante : «Exercise and sports science », Chapter 43 Biomechanics of Ice Hockey.

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