Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Épisode 73

MARDI 18 janvier 2011 - 19 h

Photographier un électron en plein mouvement.

Photographier un électron en plein mouvement.

Les appareils photo les plus performants sont capables d'immortaliser un événement très fugace, comme une voiture de formule 1 qui franchit la ligne d'arrivée. Mais pour François Légaré, professeur à l’INRS-Énergie, Matériaux et Télécommunications, à Varennes, cette fraction de seconde est une éternité. Car son sujet d'intérêt, l'électron, se déplace très vite. L'« appareil-photo » qu'il a conçu est donc constitué de rayons laser qui émettent des « flashs » ultra courts, de l'ordre de l’attoseconde, soit un milliardième de milliardième de seconde.

Mais avant de capter l'électron au vol, il faut connaître approximativement sa position. C'est ce que tente de faire André Bandrauk, professeur à l'Université de Sherbrooke et pionnier de cette science de l'ultra-rapide. Son outil: le superordinateur Mammouth, deuxième plus puissant au Canada. Le but ultime des deux chercheurs: contrôler la matière au plus profond de son intimité...

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Un canoë... en béton !

Un canoë... en béton !

Dans les ateliers de l’École de technologie supérieure (ÉTS), une équipe d’étudiants a fabriqué un véhicule flottant des plus surprenants : un canoë en béton! Mais comment se fait-il qu'un matériau aussi lourd ne cale pas au fond de l’eau? Son secret : il contient des microsphères de céramique, des billes de verre et du latex qui rendent le béton plus léger. Résultat : un canoë de six mètres de long et de 86 kg, pouvant accueillir jusqu’à 4 personnes.

Marie-Andrée Bardier, capitaine de l’équipe, nous expliquera les différentes étapes de la fabrication d’un canoë en béton, de la modélisation sur ordinateur à la mise à l’eau, en passant par le moulage en styromousse, le sablage et le cycle de séchage. En 2010, le canoë de l'ÉTS et son équipage se sont classés premier lors de la 16e édition de la Compétition nationale canadienne de canoë en béton.

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Capsule scientifique : <br>
Une femme frappée par un débris spatial.

Capsule scientifique :
Une femme frappée par un débris spatial.

Quelles sont vos chances de recevoir sur la tête un morceau de fusée ou de satellite? Selon les spécialistes, la probabilité est d’un sur mille milliards. Imaginez alors la surprise d'une résidente de Tulsa, en Oklahoma, lorsqu'un morceau de métal noirci d’environ 15 centimètres de long a heurté son épaule gauche un matin de janvier 1997...

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br> La nourriture de l'espace.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
La nourriture de l'espace.

La vie des astronautes nous fascine depuis des décennies et une des questions qui revient tout le temps, c'est: qu'est-ce qu'ils mangent? Pour en avoir le coeur net, notre équipe s'est fait livrer par la NASA des échantillons de nourriture destinées aux astronautes. Au menu: légumes teryaki lyophilisés, riz brun irradié, salade de fruits stérilisée, craquelins sous vide, etc. Pascal Forget nous parle des emballages laminés faits d'un alliage d'aluminium et de plastique, qui permettent aux aliments de se conserver de 12 à 18 mois.

Ce délai est toutefois trop court pour un futur voyage vers Mars, qui durerait de trois à cinq ans, explique Véronique Morin. La NASA teste donc des techniques de stérilisation qui allient la très haute pression à la chaleur. Résultat: une pomme de terre encore comestible après trois ans, sans perte de vitamine C. Mais Thomas Gervais nous dit que les aliments que les astronautes mangeront en route vers Mars ressembleront davantage à nos plats « terriens » que la nourriture spatiale actuelle. Tout ça pour une question d'hydradation et d'énergie...

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