Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Épisode 65

MARDI 26 octobre 2010 - 19 h

Comprendre le mécanisme cérébral de la dépendance.

Comprendre le mécanisme cérébral de la dépendance.

Elle peut être aux drogues dures, au tabac, à l’alcool, au jeu, à la nourriture, ou même à l’affection. La dépendance peut prendre différentes formes, mais pour tenter de comprendre ses mécanismes, le Dr Marco Leyton, professeur de psychiatrie à l’Université McGill, s’est intéressé à l’une des substances qui provoquent les plus fortes servitudes connues : la cocaïne.

Grâce à l’imagerie cérébrale, son équipe a observé directement l’effet de la cocaïne dans le cerveau des patients. Résultat : la drogue stimule fortement la libération de dopamine dans le cerveau. Mais ce n’est pas tout : bloquer la production de ce neurotransmetteur provoquerait une baisse importante de l’« appétit » des participants pour cette drogue. Ces résultats ouvrent la porte à des traitements de la dépendance à tous types de substances. Car que ce soit les sucreries, le poker ou le tabac, c’est toujours la dopamine qui est au rendez-vous.

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Un robot québécois conçu pour explorer Mars.

Un robot québécois conçu pour explorer Mars.

Dans la cour arrière de l’Agence Spatiale canadienne (ASC), à St-Hubert, se trouve un immense carré de sable. C’est là où Red, alias Mobile Robotic Testbed, fait ses cabrioles. Le petit robot s’exerce à retrouver son chemin sur un terrain qui ressemble au sol martien.

Pour Érick Dupuis, de la section robotique de l’ASC, le mot-clé est : autonomie. Red est muni d’une panoplie d’appareils électroniques qui lui permettraient d’explorer la surface martienne pendant des heures tout seul, sans l’aide d’opérateurs humains basés sur Terre. « Red est plus autonome que Spirit et Opportunity, les célèbres rovers américains qui ont découvert des traces d’eau sur Mars », affirme-t-il. Mais Red n’est qu’un prototype et il ne gambadera jamais « en personne » sur la planète rouge : « Nous espérons surtout transférer son intelligence à de futurs rovers qui seront éventuellement lancés vers Mars. »

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Un arthropode séché à froid.

Un arthropode séché à froid.

Les animaux ont plusieurs moyens de s’adapter au froid. L’hibernation, la fourrure plus abondante et même la production d’antigel dans le sang en sont des exemples… Mais des chercheurs anglais et serbes ont découvert une adaptation inusitée au froid chez un petit arthropode, un cousin du homard et du mille-pattes. Le minuscule Megaphorura arctica commence par se dessécher complètement avant de se laisser geler à des températures plongeant sous les moins 15 degrés Celsius pendant de longs mois. Le printemps venu, l’animal dégèle, se réhydrate et reprend vie comme si de rien n’était. L’étude des gènes de cet arthropode intéresse non seulement les biologistes, mais aussi les spécialistes de la cryoconservation, une technique qui utilise le froid pour conserver les tissus vivants. La science du froid est définitivement un sujet chaud.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
Le mâle en voie de disparition ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Le mâle en voie de disparition ?

Les temps sont durs pour les hommes. Selon une chercheuse australienne, ils pourraient un jour être carrément rayés de la carte. Véronique Morin nous explique pourquoi : ce qui distingue un homme d’une femme, c’est son chromosome Y. Or, sa taille aurait beaucoup diminué depuis 300 millions d’années. Si la tendance se maintient, il pourrait complètement disparaître d’ici 10 millions d’années. Ce n’est pas demain la veille mais, en attendant, d’autres périls menacent les hommes — comme les produits chimiques qui nous entourent et dont l’effet serait féminisant. Thomas Gervais cite l’exemple du bisphénol A qu’on retrouve, entre autres, dans les biberons de bébé.

Pascal Forget se porte, pour sa part, à la défense des spermatozoïdes. Ils en ont bien besoin : selon plusieurs études, leur nombre et leur mobilité seraient en baisse depuis quelques décennies, ce qui causerait l’infertilité masculine. Mais selon notre chroniqueur, une méta-analyse récente de toutes ces études a démontré qu’elles comportaient de nombreux biais statistiques. Les spermatozoïdes seraient-ils plus vigoureux qu’on le pense? Est-il trop tôt pour inscrire les hommes sur la liste des espèces menacées?

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