Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Épisode 64

MARDI 19 octobre 2010 - 19 h

La stimulation transcrânienne : une nouvelle thérapie prometteuse

La stimulation transcrânienne : une nouvelle thérapie prometteuse

Des hémiplégiques qui se remettent à marcher; des patients aphasiques qui recouvrent la parole; des amnésiques, la mémoire... Miracles? Non, plutôt prouesses d’un chercheur de l’Université Laval. Cyril Schneider est spécialiste d’une technique médicale très en vogue en science, appelée stimulation magnétique transcrânienne (SMT). Et pour cause : elle peut modifier de manière très précise la communication électrique entre les neurones du cerveau sans douleur. Il suffit pour cela d’appliquer une bobine de fil sur le crâne des patients! Et les maladies ciblées par la SMT sont nombreuses : dépression, insomnies, douleurs chroniques, Parkinson… La spécialité de Cyril Schneider : les fonctions motrices. Grâce à lui, une dizaine de patients peuvent désormais se déplacer sans leur canne!

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De minuscules particules du papier un jour dans la carrosserie de nos autos ?

De minuscules particules du papier un jour dans la carrosserie de nos autos ?

L’industrie des pâtes et papiers au Québec vit des années difficiles. Un nouveau matériau aux propriétés impressionnantes lui offrira peut-être une cure de rajeunissement. Il est constitué d’une molécule de taille nanométrique naturellement contenue dans le bois : la nanocellulose cristalline (NCC). Ce matériau a été mis au point chez FP Innovations, un centre de recherche issu de l’industrie forestière et situé à Pointe-Claire. À la fois ultra léger et aussi fort que l’acier, il peut être mélangé à des pièces de plastique utilisées dans les avions ou voitures pour diminuer le poids de ces véhicules, mêlé à des vernis à planchers pour accroître leur dureté, etc. Il est en plus biodégradable, renouvelable et non toxique. La nanotechnologie commencerait-elle enfin à livrer les merveilles qu’elle promettait?

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Dans les labos d'ici et d'ailleurs: <br>
Communiquer avec des comateux

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Communiquer avec des comateux

Les gens dans le coma ont-ils un certain degré de conscience? C'est une question cruciale parce que, si c’est le cas, leur entourage devra les consulter avant de prendre d’importantes décisions médicales les concernant.

Or, des chercheurs belges viennent de réussir à établir une véritable « conversation » avec des patients comateux, rapporte Marie-Pier Élie. La communication — non verbale bien sûr — s’est établie grâce à des techniques d’imagerie cérébrale. Le cas le plus spectaculaire : un jeune homme de 29 ans a pu répondre oui ou non aux questions des chercheurs en activant des zones spécifiques de son cerveau.

Cette expérience troublante soulève de grandes questions éthiques, estime Binh An Vu Van. De plus, elle remet en question les méthodes actuelles d’évaluation de conscience, basées sur la mesure des réflexes de base. Dans 40 p. cent des cas, les médecins ne parviennent pas à distinguer un état neurovégétatif d'un état de conscience minimale. Mais faudra-t-il passer tous les comateux au scanneur? Non, répond Thomas Gervais : une nouvelle technique peu coûteuse donne de très bons résultats. Il suffit de faire sonner un timbre, puis d’envoyer une petite bouffée d'air dans les yeux des patients. Après plusieurs essais, seuls ceux qui sont conscients peuvent anticiper le souffle. Idéal pour les pays en développement!

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