Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 55

MARDI 9 mars 2010 - 19 h

Le rôle de l'odorat dans les relations humaines.

Le rôle de l'odorat dans les relations humaines.

Marilyn Jones-Gotman, de l’Université McGill, a découvert que notre cerveau réagit inconsciemment aux odeurs des gens qui nous entourent. Pour arriver à ce constat, son équipe a soumis des cobayes humains à des échantillons de tissus imbibés d’une panoplie d’odeurs corporelles - la leur, celle d’un étranger, celle d’un ami, celle d’un membre de la famille - et ce, pendant qu’ils se trouvaient dans un appareil d’imagerie cérébrale.

Communication de messages sociaux, identification de membres de la famille : l’odeur corporelle remplit plusieurs fonctions importantes et notre cerveau aurait développé une circuiterie exclusivement dédiée à ces signaux importants, affirment les chercheurs. Ils ont observé, entre autres, que l'odeur d'un étranger activait les zones cérébrales associées à la peur ou au danger! Aujourd’hui, bien différencier l’odeur d’un étranger de celle d’un ami n’est plus essentiel à notre survie, mais Marilyn Gotman-Jones croit que notre cerveau a conservé une partie de cette capacité. Reste maintenant à savoir comment ces odeurs affectent notre comportement au quotidien!

Percée importante dans la greffe de moelle osseuse.

Percée importante dans la greffe de moelle osseuse.

Bien des patients atteints d’un cancer – comme la leucémie - doivent recevoir une greffe de moelle osseuse pour rétablir leur système immunitaire après une chimiothérapie ou une radiothérapie massive. Cette moelle peut redonner au patient certains globules blancs essentiels (lymphocytes T), mais il y a un grave danger : si les globules blancs du donneur ne sont pas compatibles avec le corps du receveur, la greffe peut tuer le patient.

Martin Guimond, chercheur en immunologie à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, a développé une méthode pour s’assurer que les lymphocytes T (CD4 et CD8) du donneur ne s’attaquent pas au corps du patient. Malgré tout, certaines cellules CD4 refusent de croître après l’implantation, ce qui rend le système immunitaire des patients imparfait, même après des années de traitement. Le docteur Guimond a enfin compris pourquoi. Ses travaux, publiés dans la revue Nature Immunology en 2009, promettent, d’ici une dizaine d’années, une vie normale pour de nombreux patients en rémission d’un cancer, sans que de banals virus ou infections ne représentent, pour eux, un danger mortel.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs : <br>
La science du sexe.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
La science du sexe.

Récemment, des scientifiques de partout dans le monde, ont fait des découvertes étonnantes au sujet de la sexualité humaine et animale. Pierre Chastenay en discute avec notre équipe de journalistes scientifiques.

En savoir plus

Retour à la liste de toutes les émissions

Partenaires