Dans les labos d'ici et d'ailleurs : le vieillissement, des mollusques ... aux humains !
Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses au Canada, ce qui alourdit le fardeau des établissements de santé. Des chercheurs canadiens – dont ceux de l’Université McGill - tentent maintenant de savoir pourquoi et comment on vieillit, dans le but éventuel de ralentir ce phénomène. Il s’agit d’une étude gigantesque, nous rapporte notre journaliste Véronique Morin : 50,000 personnes âgées de 45 à 85 ans seront suivies pendant vingt ans. Les scientifiques cherchent entre autres à découvrir quels facteurs sociaux, économiques et sociaux sont les plus souvent reliés à l’apparition de maladies comme le cancer ou l’Alzheimer.
Mais, les humains ne sont pas les seuls à vieillir : les mollusques du St-Laurent aussi! Marie-Pier Élie, qui se consacre principalement à la recherche scientifique issue des régions du Québec, nous apprend que l’un d’eux, le Quahog arctique peut vivre jusqu’à 400 ans. Le biologiste Pierre Blier de l’Université du Québec à Rimouski, veut percer le secret de sa longévité. Peut-être que les humains pourraient s’en inspirer pour vivre plus longtemps…
Parlant d’invertébrés, l'Arion subfuscus pourrait nous fournir une colle plus forte que toutes les super-colles existantes, nous dit notre chroniqueur Pascal Forget. En effet, la glu produite par ce genre de limaces contient une structure moléculaire qui la rend ultra-adhésive, même en présence d’eau. Les chimistes américains qui ont fait la découverte croient pouvoir la reproduire pour concevoir une colle pouvant être utile lors de chirurgies, pour remplacer les points de suture et les agrafes.