Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 187

MARDI 6 octobre 2015 - 19 h

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Sortir le polystyrène des poubelles

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Sortir le polystyrène des poubelles

Le polystyrène ou styromousse est bien souvent condamné à la poubelle après usage, mais une compagnie montréalaise a développé un procédé chimique simple pour remédier à la situation. L’équipe de Solenne Brouard, présidente de Polystyvert, commence par dissoudre le polystyrène dans un mélange d’huiles essentielles de cumin, de romarin ou de thym. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire « polystyrène », le matériau y est dissous... comme du sucre dans l’eau. Le cœur de la découverte brevetée par Polystyvert? La capacité de séparer les composantes du mélange visqueux produit, ce qui permet de récupérer une pâte blanche — le polystyrène — que les ingénieurs déshydratent et coupent en petites granules. Le polystyrène est alors prêt pour une deuxième vie!

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Une porte ouverte sur le cerveau

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Une porte ouverte sur le cerveau

Des nanoparticules, entraînées par le champ magnétique d’une IRM, dont la mission est de se rendre jusqu’à une tumeur cancéreuse pour y livrer un médicament : voilà le grand projet qui habite depuis une dizaine d’années Sylvain Martel, professeur à l’École polytechnique de Montréal. Mais, jusqu’à présent, il était impossible pour les nanoparticules de pénétrer dans le cerveau. Or, en collaboration avec Hélène Girouard du Département de pharmacologie de l’Université de Montréal, l’équipe de Sylvain Martel a émis l’hypothèse que le champ magnétique qui fait naviguer les nanoparticules dans le corps pourrait aussi induire une chaleur suffisante pour ouvrir la barrière sang-cerveau, la grille quasi impénétrable qui protège l’encéphale contre les corps étrangers. Pour l’instant, les tests sur des rats sont positifs et les chercheurs pensent bien avoir trouvé une arme supplémentaire dans leur bataille contre le cancer.

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Capsule de Pierre Chastenay : <br>
Un goût qui gène

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Capsule de Pierre Chastenay :
Un goût qui gène

Les capricieux de l’assiette ont enfin une bonne excuse pour lever le nez sur certains aliments. L’aversion ou l’affection qu’on éprouve pour certaines saveurs aurait une origine génétique plutôt que culturelle. Par exemple, le gène TASR38 ferait apprécier les aliments amers (chocolat noir, pamplemousse) à ceux qui le portent, alors que ceux qui ne l’ont pas détestent ces aliments. Une étude menée sur des jumeaux identiques a aussi montré qu’ils aimaient ou détestaient en chœur la coriandre. Tous les goûts sont dans la Nature, c’est bien connu!

Dans les labos d'ici et d'Ailleurs :<br>
Cobaye pour la science… dans le confort de son foyer

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Dans les labos d'ici et d'Ailleurs :
Cobaye pour la science… dans le confort de son foyer

De nos jours, rien n’est plus facile que de donner son corps à la science. Par exemple, la plate-forme Apple Research Kit transforme les téléphones iPhone en outils de collecte de nos données physiologiques personnelles, pour les mettre à la portée des scientifiques de partout dans le monde. Un des projets de recherche tente par exemple de faire le lien entre les habitudes de vie et le taux de glycémie. Grâce à cette nouvelle approche, des scientifiques étatsuniens intéressés par les maladies cardiovasculaires ont réussi à rejoindre 11 000 sujets en 24 heures! Mais les « cobayes de salon » peuvent aussi participer à des études sans utiliser leur téléphone : par exemple, en envoyant par la poste des échantillons de populations bactériennes prélevées à différents endroits de son corps, comme dans le projet de la compagnie uBiome. Reste à savoir si les données recueillies sont fiables et si toute l’information confidentielle transmise ne risque pas de tomber entre de mauvaises mains...

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