Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 152

MARDI 18 février 2014 - 19 h

Les eaux du fleuve de plus en plus acides.

Les eaux du fleuve de plus en plus acides.

À bord du navire de recherche le Coriolis II, les scientifiques s’affairent. Pour ce voyage sur le fleuve St-Laurent, tout doit être réglé au quart de tour. À bord : le géochimiste Alfonso Mucci de l’Université McGill et l’océanographe Maurice Levasseur de l’Université Laval. L’objectif de la mission : prélever des échantillons d’eau pour connaître le taux d’acidité du fleuve. C’est que depuis quelques années, ils ont observé que celui-ci augmentait dangereusement, ce qui à certains endroits empêche les oursins, les crevettes et les homards de former leurs carapaces. Autre phénomène à l’étude : l’hypoxie, c’est-à-dire le manque d’oxygène dans les eaux profondes du fleuve. Les scientifiques croient qu'elle contribue à augmenter le taux d’acidité. Ils espèrent récolter suffisamment de données pour prévoir l’évolution de l’acidification et son impact sur la faune et la flore du Saint-Laurent.

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Des arômes alimentaires écologiques fabriqués en laboratoire.

Des arômes alimentaires écologiques fabriqués en laboratoire.

Depuis une cinquantaine d’années, l’industrie alimentaire produit des arômes artificiels qui remplacent dans les aliments les essences naturelles très coûteuses à extraire. Or ce procédé issu de la pétrochimie n’est pas sans conséquence pour l’environnement. Dans leur laboratoire de l’INRS-Institut Armand-Frappier, Nicolas Doucet et Guillaume Brault tentent de produire des arômes alimentaires de façon plus verte. Ils ont développé une méthode biotechnologique qui se sert de bactéries pour transformer dans un réacteur des molécules aromatiques en toutes sortes d'arômes de fruits. Leur méthode ne produit pas de déchets toxiques et tous les ingrédients peuvent être recyclés. Ça promet!

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Un médecin pour les plantes dans l'espace.

Capsule de Pierre Chastenay:
Un médecin pour les plantes dans l'espace.

Les végétaux utilisent la photosynthèse pour se nourrir, un processus qui peut maintenant être suivi en direct de l’espace! En effet, la photosynthèse rend les plantes légèrement fluorescentes, et si ce rayonnement est invisible à l’œil nu, il n’échappe pas à l’œil d’un satellite européen qui, depuis 2011, observe attentivement les plantes terrestres. Car moins une plante est en santé, moins elle est fluorescente, d’où l’intérêt pour les scientifiques et les agriculteurs de suivre leur évolution.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Les drones au service de la science.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Les drones au service de la science.

Les drones sont ces robots volants sans pilote utilisés le plus souvent lors d’attaques militaires. Mais de plus en plus, les scientifiques ont recours aux drones pour mener à bien leurs travaux. Équipés de senseurs et de radars extrêmement sensibles, ils peuvent recueillir des données dans des zones hors d’atteinte pour les humains comme les ouragans ou les volcans. Au Kenya, les scientifiques se sont servis des drones pour éloigner les bêtes des braconniers et ainsi protéger certaines espèces menacées. À Zurich, en Suisse, une équipe de chercheurs a créé ainsi une véritable armée de petits drones autonomes qui s’échangent des données entre eux, tel un essaim d'abeilles. Munis de capteurs et de détecteurs de mouvements, ils repèrent les objets qui se trouvent autour d’eux et cartographient leur environnement avec une grande précision. Parions que bien des scientifiques voudront s'en procurer!

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