Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 145

MARDI 3 décembre 2013 - 19 h

Dépister le cancer du sein dans une petite goutte de sang.

Dépister le cancer du sein dans une petite goutte de sang.

Chaque année, au Québec seulement, 5500 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein. La mammographie demeure encore à ce jour le meilleur moyen pour le dépister. Mais trop souvent les tumeurs ne sont visibles que des mois, voire des années après l’apparition des premières cellules cancéreuses. Dans son laboratoire de l’Université McGill, le chercheur en génie biomédical, David Juncker tente d’établir le portrait moléculaire du cancer du sein en mesurant la présence et la concentration de différentes protéines dans le sang. Pour les identifier, l’équipe a développé une biopuce, capable de lire de façon simultanée des centaines de protéines présentes dans le sang. Après avoir prélevé le sang d’une trentaine de femmes, ils ont réussi à identifier six protéines qui différencient les femmes atteintes de cancer du sein de celles en santé. Voilà un premier pas qui fait naître un grand espoir : celui de pouvoir un jour détecter les tumeurs dès leur apparition grâce à une biopuce.

La personnalité des tamias.

La personnalité des tamias.

Pinotte n'a peur de rien; qu'il s'agisse d'explorer un nouvel environnement, d'aller charmer une femelle qui vit en de lointaines contrées, ou de se débattre dans les mains du chercheur qui veut tout savoir sur lui. Tout le contraire de Ti-Gus, dont la prudence n'a d'égale que la docilité légendaire dont il fait preuve entre les mains des expérimentateurs. Dans l'oeil du profane, un tamia, c'est un tamia. Mais dans l'oeil des biologistes qui le traquent, chaque tamia a sa personnalité bien à lui. Sur leur site d’étude situé dans la forêt des monts Sutton, le biologiste Denis Réale de l’Université du Québec à Montréal, et Charline Couchoux, étudiante au doctorat, étudient leur personnalité. Notre journaliste Marie-Pier Élie prend part à l’expérience. Avec les chercheurs, elle pèse, capture et marque des tamias pour ensuite enregistrer leur rythme cardiaque et mesurer le niveau d’hormone de stress dans leurs excréments. Des milliers d’heures d’observation ont permis aux chercheurs de démontrer que ces différents types de personnalité sont étroitement liés aux stratégies reproductives de ces petits suisses. Les fonceurs ont tendance à se reproduire plus tôt et à vivre moins longtemps. À l’opposé, la prudence des craintifs permettrait à ces derniers de vivre plus longtemps.

Capsule scientifique :<br>
Au ssssecours !

Capsule scientifique :
Au ssssecours !

Les robots utilisés dans le cadre d’opérations de recherche et de sauvetage ont parfois de la difficulté à se déplacer en terrain accidenté ou dans des espaces confinés. La solution? Les faire avancer comme un serpent! Pour se déplacer en ligne droite, les reptiles soulèvent leurs écailles ventrales et les font bouger d’avant en arrière grâce à une onde musculaire qui va de la tête jusqu’à la queue. En s’inspirant du serpent, des chercheurs américains ont développé le Scalybot2, un robot qui se déplace sur ses pattes en forme de lamelles et est capable de manœuvrer avec aisance sur toutes sortes de surfaces et de se glisser à peu près partout.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :<br>
Nos suggestions de cadeaux scientifiques pour 2013.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Nos suggestions de cadeaux scientifiques pour 2013.

Comme le veut la tradition, à l'approche du temps des fêtes, l'équipe du Code Chastenay partage ses coups de coeur en matière de cadeaux scientifiques.

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