Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 136

MARDI 1er octobre 2013 - 19 h

Virus du rhume et sclérose en plaques.

Virus du rhume et sclérose en plaques.

Et si la sclérose en plaques était entre autres déclenchée par un virus du rhume? L’hypothèse semble farfelue, mais certains chercheurs, dont Pierre Talbot de l’INRS-Institut Armand Frappier, la considèrent sérieusement. M. Talbot a en effet analysé le cerveau de 2000 patients pour y faire une découverte surprenante : les coronavirus, une famille de virus affectant les voies respiratoires, font naturellement partie de la flore de notre cerveau! En laboratoire, le chercheur a également constaté que ces virus, lorsque placés en contact avec les neurones, les infectent. Habituellement, notre système immunitaire nous permet de résister à ce type d’agression; mais des raisons génétiques pourraient rendre certaines personnes vulnérables, les plaçant à risque de développer la sclérose en plaques. Une recherche encore exploratoire, mais qui ouvre de nouvelles pistes de traitement pour cette maladie neurodégénérative.

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Les abords des ruisseaux en zone agricole sous espionnage.

Les abords des ruisseaux en zone agricole sous espionnage.

Les bandes riveraines sont des zones de végétation qui poussent aux abords des cours d'eau et qui filtrent les contaminants, protégeant ainsi l'eau. En zone agricole, elles sont particulièrement utiles. Pour améliorer leur capacité de filtration et éviter le plus possible la contamination des cours d’eau, Raphaël Proulx, biologiste à l’Université du Québec à Trois-Rivières ne jure que par leur biodiversité! Ce chercheur a en effet passé des mois à analyser le nombre d’espèces présentes sur ces petites bandes de terre, à l’affût de la moindre pousse de plante et du moindre bruit d’insecte ou d’oiseau. Le résultat : plus une bande riveraine contient d’espèces, plus elle filtre de contaminants et plus elle résiste à l’érosion. Une solution facile d’accès pour protéger une de nos principales richesses naturelles : l'eau!

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Capsule de pierre Chastenay: <br>
Faire l'autruche, vraiment ?

Capsule de pierre Chastenay:
Faire l'autruche, vraiment ?

On dit que les autruches enfouissent leur tête dans le sable lorsqu’elles se sentent menacées. Eh bien, c’est faux! Pensez-y : une autruche a besoin de respirer, ce qui serait impossible avec la tête dans le sable! Cette croyance aurait comme origine certains comportements de l’oiseau, comme le fait que le mâle retourne ses œufs avec son bec pour favoriser leur exposition au Soleil; or, le nid de l’autruche est un simple trou dans le sol, ce qui peut donner l'impression, de loin, que l'oiseau a la tête enfouie. L’autruche pouvant atteindre plus de 70 km/h à la course, elle a aussi de bien meilleures chances de survivre en fuyant!

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :<br>
Ressusciter des espèces disparues ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Ressusciter des espèces disparues ?

Faire revivre des espèces disparues, comme le dodo, le tigre de Tasmanie ou le mammouth, est-ce possible? Mais aussi est-ce souhaitable? Récemment, des chercheurs australiens ont réussi à créer des embryons d’une espèce de grenouille disparue, à l’aide de tissus gardés dans un réfrigérateur depuis les années 70. Vingt-six autres espèces disparues sont également étudiées par des chercheurs des États-Unis et d'ailleurs dans le cadre du projet Revive and restore. Théoriquement, tout semble possible si on possède de l’ADN en bon état de ces espèces, qu'on veut extraire de spécimens empaillés, d'ossements ou de tissus congelés. Ce genre d’études peut toutefois lancer un drôle de message : l’extinction d’une espèce n’a rien d'alarmant, puisque l’on peut la ressusciter au besoin!

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