Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 131

MARDI 19 mars 2013 - 19 h

Reportage 1<br>
Élucider des meurtres grâce aux insectes dévoreurs de cadavres.

Reportage 1
Élucider des meurtres grâce aux insectes dévoreurs de cadavres.

Certaines espèces d'insectes se délectent de nectar de fleurs ou de feuilles tendres. D'autres préfèrent les cadavres en décomposition... Malgré le dégoût que ces insectes nous inspirent, ils pourraient être bien utiles en sciences judiciaires. En connaissant l'âge des asticots — ou larves de mouches — les plus vieux sur un cadavre, on peut calculer le jour ou même l'heure du décès; une information cruciale quand vient le temps de prouver la culpabilité ou l'innocence d'un suspect. Mais les colonies d'insectes ne se développent pas à la même vitesse sur un corps à Miami, New York ou Montréal. L'entomologiste Marjolaine Giroux a donc entrepris de construire une méga-base de données pour trois différentes régions du Québec : le Saguenay, l'Estrie et l'île de Montréal. À l'issue de cette expérience, 30 000 insectes nécrophages auront été identifiés!

Reportage 2:<br>
Éliminer les contaminants du fleuve qui affectent nos hormones.

Reportage 2:
Éliminer les contaminants du fleuve qui affectent nos hormones.

Anovulants, antibiotiques, antidépresseurs : tous ces médicaments dissous dans nos urines se retrouvent dans le fleuve chaque fois qu'on tire la chasse d'eau. Tout comme certains insecticides et plastiques, ils font partie de cette classe de substances appelées perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire qui affectent le système reproducteur des mâles et des femelles de différentes espèces. Viviane Yargeau, chercheuse en génie chimique à l'Université McGill, travaille sur une façon d'éliminer les perturbateurs endocriniens directement à l'usine de traitement des eaux usées. Son équipe teste l'ozonation, une méthode qui neutralise les contaminants. En testant différentes doses d'ozone, les chercheurs ont découvert qu'à faible dose, l'ozone rend les contaminants encore plus nocifs. Surprise! L'ozonation est donc une arme à double tranchant qu'il faut utiliser avec prudence.

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Une mémoire d'ADN.

Capsule de Pierre Chastenay:
Une mémoire d'ADN.

Oubliez les DVD et les clés USB : selon des chercheurs de l’Université Harvard, nous pourrons peut-être bientôt stocker nos données informatiques dans de l’ADN! Ces chercheurs ont en effet réussi à stocker dans des morceaux d’ADN un texte de plus de 50 000 mots, onze images et le code d’un programme informatique — soient 5,3 millions de bits d’information au total!

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :<br>
Comment notre langue modifie notre pensée.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs :
Comment notre langue modifie notre pensée.

Les Japonais, les Italiens ou les Britanniques n'ont pas la même vision du monde. Est-ce que la langue qu'ils parlent y serait pour quelque chose? C'est ce qu'avancent de nouvelles théories en psychologie. Le simple fait d'assigner un genre aux objets — comme on le fait en français ou en espagnol, mais non en anglais — ferait qu'on leur attribue inconsciemment des caractéristiques plutôt masculines ou féminines. La chercheuse américaine Lera Boroditsky soutient que le langage influencerait aussi notre notion du temps. Par exemple, les Indonésiens qui ne déclinent leurs verbes qu'au présent, ont de la difficulté à faire la différence entre des évènements survenus à quelques secondes d'intervalle. Notre notion de l'espace serait aussi influencée par notre langue : une tribu d'aborigènes australiens qui utilisent les points cardinaux pour s'orienter plutôt que la gauche et la droite, ont un sens de l'orientation beaucoup plus développé que les Nord-Américains. Mais de nombreux linguistes contestent la théorie de Lera Boroditsky, parce que selon eux, la pensée se formerait avant le langage.

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