Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 129

MARDI 5 mars 2013 - 19 h

Reportage 1:<br>
La force du mental.

Reportage 1:
La force du mental.

Allumer les lumières simplement en y pensant, se servir de son cerveau comme d’une télécommande pour actionner la cafetière, est-ce possible? Dans un laboratoire du Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’INRS, le professeur Tiago Falk installe un bonnet d’électrodes sur un de ses sujets. Son objectif : trouver un moyen d'utiliser ses pensées pour contrôler un ordinateur. Deux techniques sont mises à contribution. La première, l’électroencéphalographie, consiste à lire le signal électrique émis par le cerveau après un stimulus visuel ou auditif. C’est ce qu’on appelle le P300, un signal qui se déclenche 300 millisecondes après ce stimulus. Cette technique fiable et rapide est déjà utilisée dans certains gadgets commerciaux qui permettent par exemple de mesurer grossièrement le degré de concentration ou de relaxation d’une personne. La seconde technique, la spectroscopie proche infrarouge, mesure cette fois-ci le flux sanguin relié à l’activité du cortex préfrontal. Grâce à une combinaison de ces deux techniques, le chercheur a réussi à transformer en action le signal émis. Par exemple, le sujet parvient à contrôler le curseur d’un ordinateur. Il n’est peut-être pas si loin le jour ou une technologie comme celle-ci changera la vie des personnes handicapées...

Reportage 2:<br>
Traquer les nanoparticules dans les organismes vivants.

Reportage 2:
Traquer les nanoparticules dans les organismes vivants.

Les nanoparticules d’or, d’argent ou de carbone sont plus que minuscules; elles sont de taille nano, c’est-à-dire un millionième de millimètre. On les retrouve partout : dans les vêtements, les chaussettes, les cosmétiques et dans bien d’autres produits du quotidien. Mais que savons-nous exactement de leur impact sur les organismes vivants? Dans son laboratoire de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, l’équipe du chercheur Émilien Pelletier a mis au point une méthode de marquage radioactif pour suivre la trajectoire des nanoparticules dans des organismes vivants. Des pétoncles, puis des truites — un organisme plus complexe — sont plongés dans un bain de nanoparticules. Résultats : non seulement les nanoparticules intègrent leurs tissus, mais chez les truites, elles se logent dans leurs canaux latéraux, tout près de leur cerveau, ce qui pourrait peut-être nuire à leur sens de l’orientation. Reste maintenant à voir comment elles pourraient affecter la santé humaine...

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Le plus vieux métier du monde.

Capsule de Pierre Chastenay:
Le plus vieux métier du monde.

Les premiers dentistes pratiquaient déjà il y a 6500 ans, à l’époque de l’Âge de pierre. C'est ce que laisse croire une canine d’homme retrouvée dans ce qui est aujourd’hui la Slovénie. La dent, fendue dans le sens de la longueur, aurait été traitée avec un bouchon de cire d’abeille parfaitement adapté, un traitement d’autant plus adéquat que la cire contenait sans doute des traces de miel et de propolis, qui possèdent des propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes bien connues.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Les mines sous-marines, un nouvel eldorado.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Les mines sous-marines, un nouvel eldorado.

Au fil des millénaires se sont constitués au fond des océans d’immenses dépôts de minerais qui pourraient faire l'objet d'une véritable ruée mondiale. C'est une entreprise canadienne, Nautilus Minerals, qui sera la première, et ce, dès cette année, à exploiter le sous-sol marin. Située à trente kilomètres de la côte de la Papouasie Nouvelle-Guinée et à 1600 mètres sous l’eau, cette première mine serait riche en cuivre, or, argent et zinc. Une soixantaine de robots submersibles feront le travail au fond de l'océan. Par la suite, le minerai sera aspiré par un pipeline de 1,6 kilomètre jusqu’au navire de production. Mais comment exploiter ces fonds marins sans nuire à la faune et la flore qui y vit? Les sources hydrothermales qui génèrent le minerai ont fait naître des écosystèmes uniques qu’écologistes et scientifiques défendent. Plus de 150 sites ont été recensés jusqu’à maintenant. Déjà en 1869, Jules Vernes parlait d’immenses gisements sous-marins. Reste à voir si nous saurons les exploiter dans le respect de l’environnement!

En savoir plus

Retour à la liste de toutes les émissions

Partenaires