Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 122

MARDI 15 janvier 2013 - 19 h

Reportage 1:<br>
Des arbres qui s'entraident par leurs racines.

Reportage 1:
Des arbres qui s'entraident par leurs racines.

On a toujours cru que, dans les forêts, les arbres étaient des individus distincts, qui se menaient une compétition sans merci pour la lumière, l'eau et les nutriments. Bref, que c'était chacun pour soi. Et si c'était faux? Annie Desrochers, chercheuse à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et son étudiante au doctorat, Émilie Tarroux, ont découvert que les arbres sont interreliés par leurs racines, ce qui influencerait toute l'écologie de la forêt. En se servant de pompes à eau à haute pression, elles ont excavé les racines de centaines d'arbres et ont observé des greffes racinaires à peu près partout. Cette découverte expliquerait peut-être les rendements décevants de certaines pratiques forestières, comme les éclaircies commerciales, qui consistent à couper les plus gros arbres pour favoriser les petits. Selon les chercheuses, les arbres restants ne grossiraient pas comme prévu, car ils continueraient à nourrir les racines des arbres abattus.

Reportage 2:<br>
Pourquoi les mouvements répétitifs mènent à des blessures.

Reportage 2:
Pourquoi les mouvements répétitifs mènent à des blessures.

Dans le cadre de leurs fonctions, beaucoup de travailleurs font des mouvements répétitifs. Les sportifs aussi. Or, le corps humain n'est pas fait pour répéter des milliers de fois le même geste. La répétition engendre la douleur, qui elle, peut mener à des blessures. Julie Côté, chercheuse en kinésiologie à l'Université McGill, veut comprendre ce qui se passe dans le muscle entre la fatigue et la blessure. Dans son laboratoire, elle fait des tests sur des sujets normaux et notre reporter, Pascal Forget, s'est prêté au jeu. Il doit effectuer un mouvement du bras — toujours le même — jusqu'à ce que la douleur soit presque insoutenable. Avant et après cet exercice, Julie Côté teste le seuil de sensibilité de la peau et des muscles de Pascal. Selon ses mesures, la fatigue diminuerait la sensibilité. La personne serait donc moins en mesure de percevoir le signal d'alarme indiquant qu'il faut s'arrêter. Résultat : la personne se blesse. À long terme, la chercheuse espère que ses travaux mèneront à des tests simples pouvant être utilisés par les professionnels de la santé pour dépister la fatigue des patients avant que les risques de blessure apparaissent.

Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Le naufrage de la galanterie.

Capsule de Pierre Chastenay:
Le naufrage de la galanterie.

Nous connaissons tous l’expression « les femmes et les enfants d’abord », qui rappelle le geste chevaleresque des passagers mâles d’un navire en perdition qui se sacrifient au profit des plus faibles. Eh bien, selon une étude récente, il s’agirait d’un mythe! En examinant dix-huit désastres maritimes survenus au cours des 150 dernières années, des chercheurs suédois ont réalisé que bien peu d’hommes étaient enclins à donner leur vie pour sauver femmes et enfants...

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
Les animaux sont-ils capables d'empathie ?

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
Les animaux sont-ils capables d'empathie ?

Avoir de l’empathie, c’est pouvoir se mettre à la place des autres et partager leurs émotions. Depuis toujours, on croyait cette capacité réservée au genre humain. Mais le spécialiste du comportement animal américain Frans de Waal soutient que certains animaux en seraient aussi dotés. Dans son dernier livre, "L'âge de l'empathie", les exemples d'altruisme animal abondent. De Waal a lui-même effectué plusieurs expériences avec des primates mettant à l'épreuve leur capacité à se soucier d'autrui. Des chercheurs de l'Université de Chicago ont pour leur part observé des signes d’empathie chez une espèce beaucoup plus “primitive” : le rat. Mais la thèse de l'altruisme animal ne fait pas l'unanimité parmi les scientifiques.

D’autres chercheurs étudient l’empathie en passant par... le bâillement, un comportement qui serait non seulement contagieux, mais dont la contagion serait liée à l’empathie qu’on a pour l'individu qui baille. Ce phénomène s'observe non seulement chez les humains, mais aussi chez les animaux qui vivent en groupe, comme les primates. Mais est-ce vraiment de l’empathie ou simplement la contagion d'un comportement?

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