Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 103

MARDI 28 février 2012 - 19 h

Reportage 1:<br>
Le bruxisme, un problème de santé qui fait grincer des dents.

Reportage 1:
Le bruxisme, un problème de santé qui fait grincer des dents.

Près d’une personne sur dix grince des dents et serre la mâchoire la nuit. Au matin, ces personnes s’éveillent avec une douleur lancinante à la mâchoire et des maux de tête, sans compter l’usure des dents qui en résulte à la longue. Ce mystérieux problème appelé bruxisme fascine le doyen de la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal. Depuis 30 ans, Gilles Lavigne tente de comprendre l’origine du bruxisme.

Dans ses laboratoires, il observe les signes physiologiques de ses patients pendant qu’ils dorment. Il a pu ainsi constater que ceux des bruxeurs sont très caractéristiques : hyperactivité cardiaque, respiration haletante et tension des muscles respiratoires. À l’origine du problème : un emballement du système nerveux autonome, responsable entre autres de notre système de vigilance nocturne. Chez les bruxeurs, ce bref éveil périodique de quelques secondes dégénère en état d’hyper vigilance, ce qui fait dire au chercheur que ces derniers sont probablement de type anxieux. Nelly Huynh, également chercheuse à la Faculté de médecine dentaire, teste pour sa part la performance d’appareils buccaux pour prévenir le bruxisme.

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Reportage 2:<br>
Des robots industriels sans danger pour les humains.

Reportage 2:
Des robots industriels sans danger pour les humains.

C’est dans les usines qu’on retrouve présentement les robots les plus sophistiqués. Ces automates sont rapides et puissants, mais ils peuvent être très dangereux pour les travailleurs. Les interactions physiques directes sont donc rares entre robots et humains. Clément Gosselin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en robotique et mécatronique, développe des systèmes robotiques pouvant collaborer avec les humains de façon sécuritaire et ergonomique.

Dans son laboratoire, Clément Gosselin a plusieurs prototypes de robots capables de soulever et de déplacer de lourdes charges. Il est en train de leur programmer un « cerveau » qui sera capable de réagir à ce que percevront « les sens » — les capteurs, les caméras — du robot, et réagir à l'humain qui est en face de lui. Avec des robots prêtés par General Motors, il tente présentement de faire collaborer humains et robots pour accomplir une tâche simple : insérer un tableau de bord dans une voiture sur une chaîne d’assemblage. Pendant que le robot soulève cette charge de plus de 100 kg, l’humain guide son mouvement. Un bon exemple de collaboration humain-machine!

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Capsule de Pierre Chastenay:<br>
Pourquoi les feuilles d'ici rougissent l'automne ?

Capsule de Pierre Chastenay:
Pourquoi les feuilles d'ici rougissent l'automne ?

De plus en plus d’Européens viennent chez nous l’automne pour profiter du festival des couleurs. Pas étonnant, car ce spectacle est plus rare en Europe : là-bas, les feuilles jaunissent plutôt que rougir. Pourquoi? Ce serait à cause d’un pigment rouge, présent en Amérique du Nord, mais pas en Europe. Ce pigment est un puissant insecticide que les arbres d’ici auraient développé au cours de leur évolution pour se protéger des ravageurs.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:<br>
La peste noire ressuscitée.

Dans les labos d'ici et d'ailleurs:
La peste noire ressuscitée.

Au Moyen-Âge, la peste noire a tué la moitié des Européens en moins de cinq ans. Ce fut une des pires épidémies de l’histoire. Des généticiens viennent de réussir l’impossible : décoder l’ADN de la bactérie ancestrale de cette terrible maladie. Leur but : prouver que l’épidémie médiévale a bien été causée par la bactérie Yersinia Pestis, celle qui est à l’origine des cas de pestes d’aujourd’hui. Jusqu’à maintenant, tout ce qu’on avait pour soutenir cette hypothèse, c’était de vieux écrits décrivant les symptômes des soi-disant pestiférés de l’époque.

Les généticiens ont extirpé le matériel génétique de la bactérie dans les dents et les os de squelettes retrouvés dans un immense charnier situé en plein cœur de Londres, datant du 14e siècle. Le séquençage des fragments de génome de la bactérie ancienne a permis de surprenantes observations — notamment que cette dernière ne diffère pas beaucoup des souches actuelles, qui font pourtant peu de ravages. Pourquoi la bactérie de 1350 fut-elle alors si létale? Pour Hendrik Poinar, de l’Université McMaster, en Ontario, qui a codirigé l’opération de séquençage de la bactérie, les conditions d’hygiène déficientes de l’époque sont en cause. Selon lui, les humains de l’époque n’étaient probablement pas immunisés contre la bactérie, alors que les humains modernes – descendants des survivants de l’époque – auraient une certaine protection contre la peste noire.

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