Le code Chastenay

Durée :
30 minutes

Émission 100

MARDI 7 février 2012 - 19 h

Émission spéciale:<br>
Trois de nos journalistes font décoder leur génome et rendent public leurs résultats.

Émission spéciale:
Trois de nos journalistes font décoder leur génome et rendent public leurs résultats.

Pour célébrer la 100e émission du Code Chastenay, trois de nos journalistes ont décidé de contribuer à l’avancement de la science en faisant analyser leur génome. Ce service n’est proposé directement aux consommateurs que par de rares compagnies, dont l’américaine 23andme – qui l’offre pour une centaine de dollars.

Dans cette émission spéciale, exceptionnellement tournée à la Biosphère, musée de l’Environnement, nos journalistes dévoilent ces résultats très intimes sur leur biologie, comme leurs risques de développer des maladies (cancer, diabète, maladies cardiaques, etc.) et certaines de leurs particularités physiques (longévité, intolérance au lactose, calvitie, etc.).

Une de nos journalistes, Marie-Pier Élie, a toutefois choisi de ne pas participer à cet exercice et nous explique pourquoi. Par exemple, à quoi sert de savoir qu’on a de fortes chances de développer l’Alzheimer, s’il n’existe pour l’instant aucun traitement vraiment efficace? Et qu’en est-il de la confidentialité de nos données génétiques qui se retrouvent sur le site de 23andme? Et si elles tombaient entre les mains d’une compagnie d’assurances?

Reportage 1:<br>
La médecine personnalisée, basée sur notre code génétique, pour aider les diabétiques.

Reportage 1:
La médecine personnalisée, basée sur notre code génétique, pour aider les diabétiques.

Tous les diabétiques ne sont pas identiques. Plus de la moitié développeront des complications : troubles oculaires, neuropathies, maladies cardiovasculaires ou rénales… Mais comment déterminer qui développera des complications et lesquelles? Convaincu que la réponse était inscrite dans le génome humain, le généticien Pavel Hamet entreprenait il y a huit ans le criblage du génome de plus de 11 000 diabétiques issus de 20 pays — la plus vaste étude jamais menée sur le diabète.

L’étude lui permettra de cibler quelques centaines de marqueurs génétiques pour chaque complication. Avec ces résultats, Pavel Hamet veut ouvrir la voie à la médecine personnalisée pour les diabétiques. Pour ce faire, il fonde la compagnie de génomique prédictive Prognomix « Notre objectif, c’est de prédire avec une précision de 85 % quel individu souffrira de complications et de quels types de complications. » Le but : traiter les diabétiques de manière préventive, avec des thérapies adaptées à chacun. Pavel Hamet n’en démord pas : « En ce moment, on prescrit des tonnes de médicaments inutilement. La médecine personnalisée va permettre de réduire les frais de santé. »

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Émission spéciale:<br>
Trois de nos journalistes font décoder leur génome et rendent public leurs résultats - 2<sup>e </sup>partie

Émission spéciale:
Trois de nos journalistes font décoder leur génome et rendent public leurs résultats - 2e partie

L'exercice présenté en début d'émission a également été l’occasion pour les journalistes du Code de faire une certaine critique de ce genre de « service » offert à la population. Par exemple, pour l’instant, ce genre de service d’analyse génétique repose sur des études trop rares et pas toujours valides. Mais, que cela nous plaise ou non, cette tendance risque bien d’être là pour rester. Des études de plus en plus nombreuses viendront asseoir cette science encore jeune. L’émission d’aujourd’hui offre un avant-goût de ce que la génétique nous promet pour demain.

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Reportage 2:<br>
L'ADN utilisé comme matériau de construction.

Reportage 2:
L'ADN utilisé comme matériau de construction.

L’ADN est sans contredit la molécule la plus étudiée de toute la biologie. Toute l’information nécessaire à la fabrication d’un être vivant se trouve encodée dans son élégante structure en double hélice. Mais pour Hanadi Sleiman, professeure de chimie à l’Université McGill, son contenu génétique n’a aucune importance : elle utilise cette molécule comme un simple matériau de construction. Dans son laboratoire, la chercheuse assemble de minuscules bouts d’ADN afin de créer des formes géométriques simples : des triangles d’ADN, des carrés, des pyramides, des cubes, voire même de longs tubes rectangulaires.

Déjà, la chercheuse entrevoit plusieurs utilisations pour ses nanoblocs de construction. Elle a par exemple formé des nanocages d’ADN dans lesquelles elle peut piéger des particules d’or qu’on pourrait recouvrir d’un médicament anticancer et l’acheminer dans le corps jusqu’à la tumeur. Peu de chercheurs peuvent se targuer d’avoir trouvé une nouvelle vocation à une molécule qui n’en a eu qu’une seule depuis l’apparition de la vie sur Terre!

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